Mosaïque de poésies prosaïques & de proses poétiques

parfois sous forme d'aphorismes, de chansons et surtout de fables…

dimanche 30 mars 2014

vendredi 28 mars 2014

jeudi 20 mars 2014

EN ROUTE POUR… LE PAYS VAUDOU

Poupées épinglées, sortilèges,
Magie noire et invocations
Lune, mort, masque et sacrilège,…
Je suis prêtresse. Vocation
Née d’une sanctification, 
Celle des poules,
D’un goût pour la provocation,
Le mal, les goules,…

Hermétisme en florilège,
Colliers et scarifications,
Colifichets, par privilège
Me font prêtresse. Une passion
Venue de mystifications,
Du vœu des foules :
Hypnose, rêve, imprécations,
Fumées, cagoule,…

M’offre sa gratification
Qui perd la boule :
À force de mortifications,
Il a foi saoule !

mercredi 19 mars 2014

HAÏKU STIC

Quand j’ai quelqu’un (e) dans le nez,
 je déteste jusqu’à la haine
que j’éprouve pour lui ou elle.

dimanche 16 mars 2014

HAÏKU ‘RAÇAO

Pour d’aucuns que, soi-disant,
Rien ne pourrait lasser
Peu est très insuffisant,
Trop est toujours bien assez.

samedi 15 mars 2014

TRISTAN D’HAÏKU N’Y A

Je me pardonne de n’être pas de l’avis de tout le monde
mais je n’absous personne de ne pas se rendre à mes raisons !

mercredi 12 mars 2014

EN ROUTE POUR… LA (MAUVAISE) SURPRISE

C’n’est pas possible !… Pas croyable !…
Là, tu as vu ce que j’ai vu ?
Mais que se passe-t-il, que diable ?!
C’est inattendu,… imprévu,…
Ça nous prend tous au dépourvu :
Ceci ?!… Ici ?!
C’ne peut être qu’une bévue,
Pour eux, aussi !

C’n’est pas possible !… Pas croyable !…
Là, tu as vu ce que j’ai vu ?
Qu’arrive-t-il : c’est effroyable !
Une facétie de m’as-tu-vu ?
En tout cas : c’est du jamais vu
Que tout ceci.
Et on en prend tous plein la vue;
Nous tous, ici !

Nous voilà donc de la revue
Avec ceci !
Nous sommes exclu à vie, à vue,
Quoique d’ici !

mardi 11 mars 2014

HAÏKU’ CHE

Le parler d’aujourd’hui, langue de peu de prix,
est un dédale prompt à égarer l’esprit.

dimanche 9 mars 2014

EN ROUTE POUR… MY WAY OF LIFE

Moi, j’ai mon art de vivre à moi :
Égoïste et consumériste !
Tout passe, ici-bas, après moi :
Merde aux écolos rigoristes !
Dans ma ville si futuriste,
J’gaspill’, pollue,…
Et n’ai rien d’un’ séminariste.
Oui, t’as bien lu !

J’aime mon art de vivre à moi :
Égocentrique et empiriste !
Rien, hors moi, ne me crée d’émoi :
La misér’ des autres attriste ?
Le poids, ailleurs, des intégristes ?
Et les exclus,
La Crise ? Moi, partout touriste, 
J’men fous. Pas plus.

De l’ego, j’suis une puriste
J’ai l’superflu
Et l’reste, alors l’Équilibriste,
Chacun sa glu !

samedi 8 mars 2014

PRINTEMPS FLEURI

  Au pré, quand vient le temps du printemps, fleurs bleues et papillons communient et se communiquent, en faveurs, en saveurs, jusqu’à ce qu’un rien, n’était l’été, ne les sépale. Malgré les limaces baveuses, dans des tons indigo, carmin et bruns qui s’étonnent jusqu’à l’automne, de ne pas détonner, dans des formes que déforment des couleurs sans douleurs, l’amour au pré est auprès de rus qui murmurent à nouveau. En cercles ou en lignes, en vol ou fort sage, la terre bourgeonne d’ombres carmin sous la sombre ramée qui embourbe les nues nues de dentelles en ailes d’azur verdoyantes. Le beau mai embaumé s’enrichit d’indigo, d’amarante et de sienne en touches corail, en couches bleutées, là où le soleil tente de teinter ciel et sol, herbe et arbre.
  Au printemps qui vous vient quand l’hiver va, on voit la vie dans la délicatesse de pétales que le sang, comme vin pas vain, ravive à vue, dans la merveille du vermeil qui, on le sent dans le vitrail d’un feuillage encore inabouti, réveillant et teintant les feuilles, donnant bonne étamine à chacun, à chacune. Ce bon temps est le plus beau de l’année, la sève montant dans les tiges, la rosée perlant sur les pelouses. Pistil durer ainsi, faisant déraisonner des saisons assaisonnées aux sentiments les plus doux… et les plus fous !

vendredi 7 mars 2014

EN ROUTE POUR… L’INDIFFÉRENCE

L’indifférence, ici, fait rage
Chacun la voit de son regard,…
Ne rien voir serait du courage,
Et ne rien savoir un égard
À l’intimité des hangars
Et des chaumines ;
Se soucier de l’autre est ringard,
Suspect, Vermine !

On est discret. Pas d’ commérages !
On n’est pas flic… et pas bangard !
On a du respect pour tout âge,
Pour les grands cerfs et les dagards :
Chacun son chemin, cher Edgard,
Et sa famine.
Pour le reste il faut que l’on marche
Droit d’vant, Gamine !

L’indifférence rend hagard
Et, pis, nous mine.
Aux vieux beaux, tout comme aux couguars,
Elle est hermine !

mercredi 5 mars 2014

EN ROUTE POUR… LA PLUS OBSCURE DÉRAISON

La plus obscure des raisons
Me ramène à fleur de mémoire,
Des personnages hors-saison,
Des héros oubliés des moires,
Échappés de ces frondaisons,
En estompage
D’un livre mort, sans oraison,
Car d’un autre âge.

La plus obscure déraison,
Fait choir du haut de mon armoire
À souvenirs la floraison
De vieux noms tombés de grimoires :
De Lupin, sans comparaison
Pour le tapage,
Au Fantômas de ces maisons
À équipage…

Ils forment, en combinaisons,
L’aréopage,
Dans toutes ses déclinaisons,
Des bonnes pages…

mardi 4 mars 2014

LE TUBE DE L’ÉTÉ

La danse qui va avec reste à inventer…

Un’, deux
Trois et quatre
On dans’ comme des dieux !
Un’, deux
Trois et quatre,
C’est pas fait pour les vieux !

Tous avec nous,
On boug’ tout : têt’, bras, mains, pieds et genoux.
Oui, un’ et deux,
Trois et quatre,
C’est pas fait pour les mous,
Faut êt’ fous : têt’, bras, mains, pieds et genoux.

Un’, deux,
Garçon ou fille ;
Un’, deux,
À part les billes,
Tout l’mond’ danse,
Chante et entre en transe…

Pas de soirée, de fête,
Sans qu’on fass’ ces pas là
Qui ne prenn’ pas la tête…
C’est mieux qu’à Ibiza
Pour vous mettre l’ambiance
Tentez donc l’expérience
Vous n’en reviendrez pas.
Fini l’bal à papa !

Un’, deux,
Garçon ou fille,
Un’, deux,
À part les billes,
Tout l’mond’ danse,
Chante et entre en transe…

D’abord deux sur la piste,
Puis trois, puis dix, puis tous
Soyons pas égoïstes
Pas b’soin d’être maous :
On s’arrach’ de nos chaises,
On bouge, on est à l’aise,
C’est com’ ça, pas à pas,
Qu’finit l’bal à papa !

Tous avec nous,
On boug’ tout : têt’, bras, mains, pieds et genoux
Oui, un’ et deux
Trois et quatre
C’est pas fait pour les mous,
Faut êt’ fous : têt’, bras, mains, pieds et genoux

Un’, deux,
Garçon ou fille,
Un’, deux,
À part les billes,
Tout l’mond’ danse,
Chante et entre en transe…

Voyez, tout le monde ici, sans mal, y arrive :
Les gros, les grands, les blond’, les brun’, les maigr’, les p’tits !
C’est la dans’ de l’été, pas un’ valse poussive ;
C’est le tub’ de l’année - serpentins, confettis ! -
Un truc à vous damner !

Tous avec nous,
On boug’ tout : têt’, bras, mains, pieds et genoux
Oui, un’ et deux
Trois et quatre
C’est pas fait pour les mous,
Faut êt’ fous : têt’, bras, mains, pieds et genoux

Un’, deux,
Garçon ou fille,
Un’, deux,
À part les billes,
Tout l’mond’ danse,
Chante et entre en transe…

lundi 3 mars 2014

EN ROUTE POUR… UNE AUTRE HUMANITÉ


Notre avenir est robotique,
Pour le travail et les loisirs.
Demain n’est plus problématique :
Pour le quotidien, les plaisirs,
Plus besoin de se cramoisir
Dans une usine,
De se questionner, de choisir,
D’fair’ la cuisine.

Notre avenir est robotique,
Facile à tous, sans déplaisir.
Demain, plus d’mélodramatique,
Plus de limite à nos désirs :
Pour faire, trouver ou saisir,
Une cousine
De métal l’fera sans moisir
Et sans lésine.

L’Homme vaut mieux, avant d’bâsir,
Qu’une Rosine
D’fer et d’résine,
Esclave ne pouvant gésir !

dimanche 2 mars 2014

TRIPLE GALOP

Triple galop, écarts et sauts,
Nous allons rejoindre ma Belle
Triple galop, écarts et sauts,
Sans voir les trésors de Cybèle…

Filent, filent et défilent
Les arbres, plantés en file,
Bien sages, sur le chemin
Où galope ma monture
Qui s’enfonce, à folle allure,
Dans la rosée du matin.

Triple galop, écarts et sauts,
Nous allons rejoindre ma Belle
Triple galop, écarts et sauts,
Sans voir les trésors de Cybèle…

Cogne, et cogne et recogne
Mon cœur qui bat sans vergogne
À l’unisson du cheval
Qui fonce, force l’allure,
Avale les encablures,
Toujours plus loin vers l’aval.

Triple galop, écarts et sauts,
Nous allons rejoindre ma Belle
Triple galop, écarts et sauts,
Sans voir les trésors de Cybèle…

Frapp’, tapent jusqu’à l’étape
Cœur et sabots qui rattrapent
La nuit qui se meurt matin,
Car galope ma monture,
Avalant les encablures,
Me rapprochant du lointain.

Triple galop, écarts et sauts,
Nous allons rejoindre ma Belle
Triple galop, écarts et sauts,
Sans voir les trésors de Cybèle…
Nous allons rejoindre ma Belle
Sans voir les trésors de Cybèle…

samedi 1 mars 2014

EN ROUTE POUR… UN SOUVENIR LOURD DE SENS

Je ne suis qu’une effigie
En ébène, au sourire allègre,
Ancienne enseigne, faisant vigie,
Un vieux masque de jeune nègre
Du temps où ce mot, bien aigre,
Couleur charbon,
F’sait bander les pisse-vinaigre
Aimant l’« y’a bon » !

Je ne suis qu’une effigie,
L’image du « bon petit nègre »
Civilisé ou assagi
Par des colons jamais bien maigres,
Des curés pas toujours intègres
Mais bien, et bons,
Pour ces noirs nus, sauvages, maigres,…
Nauséabonds !

Grâce à eux, j’n’suis pas dans la pègre
Ni vagabond,
Moi, l’gibbon qui faisait vinaigre
Dans mon Gabon…