Un triste soir du bon vieux temps d’avant,
Au campanile d'un village d'un autre âge,
Morguant tous ceux vaguant dans les parages,
Un bourdon proclama aux quatre vents :
« En ma tour, moi, je domine le monde,
Sans égal et sans rival à la ronde :
J'ordonne, sans repos, tous les temps du jour,
Rythme les moments de la vie, toujours,
En offrant tantôt la joie ou les larmes,
Sonnant l’alarme ou bien l’appel aux armes,
La paix revenue, et, jetant l’effroi,
Les périls !… Je commande en ce beffroi
La vie et les heures de ce bas monde,
Sans égal et sans rival à la ronde :
Me côtoyer est donc honneur et chance !
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