Oh oui, ma foi, pour celle qui est Ma Tant Belle,
Aveugle et fol, mon esprit ne m’appartient pas
Alors que mon cœur lourd bondit, court et ne bat
Que par elle, à croire qu’encore Amour m’appelle.
Amant et mari, les jours ne sont plus un bât
Et nul besoin de se triturer la cervelle
Avec celle à qui je tiens bien plus qu’aux prunelles
De mes yeux, dans les pas de qui j’ai mis mes pas.
Il faut plus, Amie, que beauté, charmes ou appas
Pour, même un temps, me faire oublier Ma Tant Belle
Qui fleurit mes nuits de ne m’oubliez-pas.
Et tant pis si j’ai pris pour une rose, celle
Que tu vois mieux cynorhodon ou bien brimbelle,
Car ne nous séparera même le trépas.
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