Cycle toulousain
Je ne savais en te disant au-revoir
Que c’était un adieu, mon pays
Que je te disais. Quitte à te décevoir
Hélas, à jamais, je suis parti…
J’ai quitté ta plaine pour un piémont
Et j’y ai fait mon nid, à lui converti.
Hélas, à jamais, je suis parti
Trop loin de ton généreux limon.
Je voulais te revoir une fois mort
Pour te retrouver, toi et tous les miens,
Mais ici reposera mon corps
N’ayant gardé un toit chez les tiens.
Bien sûr, je te reviens parfois, mon pays,
Car, Ōc !, on n’est pas de si loin séparés
Mais las, à jamais, je suis parti ;
Revenu, je me sens égaré…
Quand tu pars tous les bleus de ton ciel t’oublie
Ils ne te reconnaissent mie, bons chrétiens,
Malgré les souvenirs qui nous lient,
N’ayant gardé un toit chez les tiens.
Alors ma mémoire te chante dans mes vers,
Surtout que j’approche de la porte de sortie,
Car las, à jamais, je suis parti…
Et ça me met le cœur en hiver.
Oui las, à jamais, je suis parti,
Mais jamais ne t’ai trahi…
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