Sur une photo de Marc-Yvan Custeau en Nouvelle-Ecosse
Ta mer écume, corne à plein volume
Dans des embruns froids, son glacial costume
De bleus pâlęs et de gris, disant l’hiver
Aux ciels moins avenants, aux blancs couverts.
Les vents et les frimas pleins d’amertume
Ont à peine leurs bras nus entrouvert
Qu’ils nous gèlent à travers nos pull-overs.
Ta mer écume.
Le rivage semble attendre des brumes
Qui pèseront sur lui comme une enclume,
Ravissant lors à nos yeux entrouverts
Les charmes « d’en face » teintés de verts.
C’est ainsi quand, las, Chionée nous consume :
Ta mer écume.

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