Travaillez fils des villes et prenez de la peine
Enfants des champs !… Cela constitue une vie.
Bien des miséreux, des gueux, votre sort envient :
Ils aimeraient porter ce que vous appelez « chaînes ».
Sans rien demander, ni espérer, mieux sans haine,
Épuisez-vous loin de ce qui rend malheureux :
Les chimères, idées, utopies et songes creux
Car le travail bien fait, seul, vous rendra heureux.
Cette satisfaction sera votre salaire.
Vous perdrez tout à laisser parler la colère ;
Vous vivez à crédit, jamais non ne l’oubliez !
Jusqu’à la mort vous ramerez sur cette galère,
Avec celle avec qui vous avez sort lié,
Avec qui vous vouliez vous désembastiller.
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