Mosaïque de poésies prosaïques & de proses poétiques

parfois sous forme d'aphorismes, de chansons et surtout de fables…

samedi 17 novembre 2012

jeudi 15 novembre 2012

CAISSE HAÏKU ?

« Avoir du bon sens »
Est un non-sens !…
On a du sens ou pas,
Papa !

ROCK BAROQUE

Quand j’étais môme et foutais mon bran
Les Grands, les vrais, ceux qu’avaient du cran
Me viraient fissa à coups de pompes
En criant jusqu’à ce que je rompe :

« T’es qu’un pauvre blanc-bec,
Casse-toi, mec ! »

Puis me sont venus dix-huit balais
Et des poils sous le nez, en legs.
J’ai voulu me ramener ma gueule,
Ma mère qui nest pas une veule

M’a dit du bout du bec :
« Casse-toi, mec ! »

Et je m’suis trouvé un vrai boulot
Je posais mon cul comme un ballot,
Parlotte et pipi, de pause en clope,
Quand le boss voulait que je galope :

« Tu te crois au Québec ?!
Casse-toi, mec ! »

Quand j’ai trouvé enfin ma poupée,
Tout affalé sur le canapé
C’était télé, les potes, la bière,…
Ça a tourné à la pétaudière,

Finis viole et rebec :
« Casse-toi, mec ! »

Puis j’ai erré, tout seul, par les rues
N’ayant plus rien que du vin bourru,
Poux et puces pour habiter mes hardes.
Les gens tonnaient d’une voix gueularde :

« Il pue, ce sale pec’ :
Casse-toi, mec ! »

Et je suis mort, oui, moi le zéro,
D’un “pas assez” ou alors d’un “trop”,
Je ne sais, et vais direct au Père,
Auréole en biais, bedon prospère,

Qui hurle d’un ton sec :
« Casse-toi, mec ! »

Donc j’me suis cassé chez le cornu
Où il fait chaud et où l’on vit nu.
Il m’a accueilli, d’un ton amène,
M’offrant les meilleurs crus du domaine :

« Reste-là, mec
Car, sans déc’,
C’est le nec
Ici, Mec,
Pour les pec’
Qui l’ont sec.
Reste-là, mec !
Plus d’échec ,
Que du teck
Du bifteck,…
Ici, Mec !
Mille breaks,
Cul avec,
Fille ou Grec,
Reste-là, mec ! »

mardi 13 novembre 2012

HAÏKU DE FOUDRE ?

Si on se découvre un jour
Et qu'on se connaît par cour,
Puis s’apprécie en retour,
On s’aimera toujours…

dimanche 11 novembre 2012

TEMPS HAÏKU VERT

Enterrement en grande pompe,
seule la vanité des vivants compte !

LE FAISAN & LE BLAIREAU

Petite fable affable

Rien ne va à qui a grelot sous le calot !

Un gros blaireau pleurait sur sa vie, sur ce lot
Que Dame Nature, tout en vice et malice,
Lui avait octroyé : « Sans faire de mélo,
Je suis né gras et gros comme un vieux cachalot.
De vers et de bêtes je dois faire délice,
Et n’ai, au long du jour, comme unique boulot
Qu’à devoir me terrer comme un rat, un mulot.
Et pour que plus complet me soit le préjudice,
Au lieu d’un habit flambant de mac’, de gigolo,
Je ne suis revêtu, comme un simple pélot
Que de vils traits palots sur paletot réglisse ! »

L’éploré, moins futé que ne l’est un bulot, 
Se trouvant un peu seul dans son bois de bouleaux,
Avait fraternisé avec quelque complice
Lisse d’esprit, brillant du bec, bref un faraud
Qui avait pour talent sa plume et son culot.
Ce faisan, disons-le, se disait un Ulysse
Car il était allé au bout du pré pâlot,
Et, mieux, il en était revenu, d’un galop
D’ailes, malgré quelques chasseurs formant milice,
Paradant plume au vent, ses couleurs pour halo :
Le blaireau ébloui le croyait intello’
Et le clamait haut sur scène comme en coulisse.

Ainsi la vie, pour nos deux petits ciboulots,
Filait comme au torrent de leur bois passait l’eau,
L’idole se paonnait - tout sur lui coule et glisse -
Quand pour son fidèle tout allait à vau-l’eau,
La peur et la honte étant toujours son lot.
Mais un jour, la chasse reprit. Vieux supplice.
Le blaireau se cachait, tremblant en son huis-clos
Pas le fanfaron qui brocardait ses sanglots.
Une balle perdue, las, lui fit une éclisse.
Ainsi mourut Faisan de la main d’un soûlaud
Qui visait un lapin qui s’en fut. Le salaud !
 Du chagrin, l’autre but, seul, la lie du calice.

 Comme nous le disait, jadis, le vieux Boileau :
« Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire. » 
Il en va des corniauds, des nigauds et ballots
Qui sont de notre entour et, là, se font reluire !

vendredi 9 novembre 2012

mercredi 7 novembre 2012

SANS SE MONTER L'HAÏKU

Les petits gens sont aussi souvent capables de grandeur
que « les Grands » de bassesses.

CELLES DU GHETTO

De Puteaux à Quito,
Du Bronx à Soweto…
Où elles vont pleurer
Les filles du ghetto,
Qu’on viole pour jouer
Ou punir d’exister ?


Quel espoir il leur reste
À ces victimes-là,
Au cœur déjà las,
Qu’on fuit comme la peste,
Que la Justice oublie
Ou traite comme lie… ?

Quels lendemains funestes
Pour ces victimes-là
Au regard sans éclat
Qu’on mariera au reste
Pour des jours sans oubli,
Et, pis, sans embellie… ?

Du Bronx à Soweto
De Puteaux à Quito
Où vont donc respirer
Les femmes du ghetto,
Qu’on peut frapper, voiler,
Soumettre et bafouer?

Quelle vie, quelle geste
Pour ces victimes-là,
Dont l’âme sonne glas,
Entre les bleus, l’inceste,
L’insulte, le on-dit,… ?
Rien qui ne soit délit !

Puis une mort modeste
Viendra à ces proies-là,
Sans qu’on en fasse un plat
Ou qu’on se manifeste
Sous des coups, sur un lit,…
« C’n’était qu’une Rosalie ! »

Celle née du ghetto
Qu’on clouera au plus tôt,
 Où elle ira pleurer,
Souffler ou respirer ?
Condamnée aussitôt,
Ell’ subit, déchirée,
La banlieue, le ghetto…

lundi 5 novembre 2012

HAÏKU LIER CLOU THÉ

Pourquoi, pour assurer leur défense,
la plupart des gens s’offrent des chiens d’attaque !

samedi 3 novembre 2012

HAÏKU HAQUENÉE

Les jeunes filles filles en fleurs, aujourd’hui,
ne sont souvent que boutons !

CHANT DE L'UNE AU CHAMP DE LUNE

À la sombre,
Dans un silence qui m’éveille,
Dame lune, en brillant, nous veille
Et sourit aux rideaux d’ombres
De nos nuits fuies par le sommeil.
Elle nous offre son conseil
Sur nos vies sans or, ni vermeil,
Toutes en survie, en décombres.

Car la lune,
Qui jamais ne part, n’appareille,
Pour des rivages aux merveilles,
Se donne, sans rancune aucune,
À qui sait rester en éveil
Et mieux écouter, tout pareil,
Pour entendre que le méteil
C’est du blé pour les sans-fortune,
Et qu’un jour :

« On ne verra plus qu’un soleil
Dans un ciel plus clair, sans pareil,
Bleu comme tous les autres jours
Et, pourtant, il sera tout neuf
Neuf, et nouveau pour les cœurs veufs
Et les esseulés du Pont-Neuf,
L’âme à nu, l’esprit lourd et sourd ! »

Dans la sombre
Sans quitter son perchoir, sans bluff,
La lune m’offre un espoir tout neuf,
De matins aux couleurs de prunes,
Pour ne pas choir dans l’inconnu,
Ni déchoir en discontinu,
Tête à nu et corps soutenu
Dans l’insoutenable pénombre.

Oui, la lune,
Ronde et pleine comme un œuf,
Du haut de son vieil œil de bœuf,
Face à nos erreurs, nos lacunes,
Veille sur nous, cornue, charnue,
Pendue aux nues noires et nues
Perdue dans l’eau qui, ingénue,
La noie ou la broie à la brune
Car un jour :

« On ne verra plus qu’un soleil
Dans un ciel plus clair, sans pareil,
Bleu comme tous les autres jours
Et, pourtant, il sera tout neuf,
Neuf, et nouveau pour les cœurs veufs
Et les esseulés du Pont-Neuf,
L’âme à nu, l’esprit lourd et sourd ! »

mercredi 31 octobre 2012

HAÏKU'ZETTE

Je pardonne à ceux qui m’ennuient
plus volontiers qu’à ceux que j’ennuie !

LE SLOW DE L'ANNÉE

C’est vrai, j’en ai ri…,
Pour ne pas pleurer,
Et dit « J’en guéris ! »
Mais sans me leurrer.
Personne n’y croit. Mêm’ pas moi.
Quelqu’un fait planer
Le slow de l’année.
Tu le vois,
J’suis moins chêne que lierre,
Mon cœur n’est pas de pierre
Ni de bois…

J’ai mes habitudes,
Couleur solitude,
Qui espèrent,
Entre deux prières,
L’écho de tes pas, de ta voix,…
Parfums de souvenirs fânés,
Tu le vois,
Jamais j’n’écrirai
Le slow de l’année
Pour te célébrer.

Où est-il le temps
D’y a pas longtemps,
Où j’avais promis,
D’après notre histoire,
De composer sans compromis,
Avec le mond’ pour auditoire,
Que j’en sois damné,
Le slow de l’année ?!

J’ai moins d’inquiétudes
Et plus de latitude,
Des compères
Qui noient dans la bière,
D’amoureux trépas, comme moi,
Et les maux qu’ils y ont glané.
Je le crois
Jamais je n’écrirai
Le slow de l’année
Pour nous célébrer.

Où est-il le temps
D’y a pas longtemps,
Où j’avais promis,
D’après notre histoire,
De composer sans compromis,
Avec le mond’ pour auditoire,
Que j’en sois damné,
Le slow de l’année ?!

C’est vrai, j’en ai ri…,
Pour ne pas pleurer,
Et dit « J’en guéris ! »
Mais sans me leurrer.
Quand le matin tue l’émoi,
À la radio vient flâner
Le slow de l’année.
Tu le vois,
Aux plis d'ombres meurtrières,
Le front lourd, j’ai l’âme fière
Aux abois…

lundi 29 octobre 2012

samedi 27 octobre 2012

HAÏKU LOTTE D'CHEVAL

Ma cuisine n’est pas très bonne mais elle tient bien au corps…
Un peu trop même… quand je regarde ma panse, encor’ !

DE VOUS À MOI


À tout ce qui fait là que ma vie, mon présent,
 N’est ni un opéra, ni une épopée fière,
J’offre bons sentiments et mauvaises manières,
Hauteur de vues, coup bas,… dans mes vers méprisants.

À tous ceux qui font, jà, ma vie et mon présent
Tout en et cœteras sur des chemins de pierres,
J’ôte sauvagement les commodes œillères.
Bras tendu et Front las, je n’suis pas courtisan !

À ceux qu’ont l’amour propre au creux de leurs mains sales,
Je dis tout haut, Vieux Rats, yeux ouverts, poing fermé,
Vous n’aurez pas ma peau, ni ma vie en vassale.

À ceux qui, ici-bas, voudraient nous désarmer
Et, grâce à leur papa, seraient d’un autre monde,
Je crie qu’ils danseront, un jour, une autre ronde.

jeudi 25 octobre 2012

HAÏKU DANS L'ÉMILE

Quand les profs se plaignent des enfants
ils rencontrent toujours leurs parents…
puis, souvent, ils plaignent les enfants !

mardi 23 octobre 2012

HAÏKU'RIRE POUR RIEN

Rien n’est plus inutile et stérile
qu’une qualité en sommeil
ou un talent en jachère.


JE ME DOIS TOUT

D’après All by myself (Eric Carmen)


Là d’où je viens, 
N’attends ni aide ni soutien.
On n’est pas tièd’ : tu nais vaurien,
T’es fils des vents
Et meurs pour rien,
Le jour suivant.
Indifférence,
Peurs ou souffrances
Et apparences.
Pas d’espérances.

Je me dois  tout,
Moi, Mon Grand !
Je me dois tout,
Tu comprends ?!

Quand tu grandis,
La vie ici, t’fais pas Gandhi :
T’es sans merci. Parfois bandit.
Toujours maudit.

Je me dois  tout
Moi, Mon Grand !
Je me dois tout,
Tu comprends ?!
Je me dois tout,
J’vais pas pleurant
Priant, criant,….
Je me dois tout :
J’suis conquérant !

Si tu vieillis,
T’as pas failli,
C’est d’margouillis
En débrouillis.

Je me dois  tout,
Moi, Mon Grand !
Je me dois tout,
Tu comprends ?!

Là d’où on vient, 
T’auras ni aide ni soutien.
Enfant d’ailleurs et fils de rien,
Reste debout,
Et droit, le Bien,
Qu’est pas un’  boue,
Un’ souffrance :
C’est référence
De différence,
De délivrance,…

On se doit tout,
Nous, Mon Grand !
On se doit tout,
Tu comprends ?!
On se doit tout.
 Va pas pleurant.
Aie du cran :
 Va pas priant,
Va pas criant.
On se doit tout :
Sois conquérant,
Tu comprends,
Deviens Grand,
Hors du rang !
Qui se doit tout,
Indépendant,
C’est évident
Reste debout…

LE CADEAU EMPOISONNÉ

Petite fable affable
Après le Conseil tenu par les rats, Livre II, 2 

L’efficace Rodilardus,
Déjà doué et roué de nature,
Avait jà croqué tant et plus
Qu’on s’enticha de cette créature.
Aucun rongeur, ici, ne sortant de son trou
On les cru disparus ou enfuis, peu ou prou.
Et Rodilard, ainsi, fut admis à la table
Non comme un chat, bête agréable,
Mais comme un hôte des conjoints
Qui tenaient “sa” ferme, Madame.
Le paysan l’aimait mais l’adorait sa femme
Que toute queue de rat faisait fuir au plus loin.
Qu’il paraisse et, sur la présente, 
Ce n’étaient que mots doux et gâteries fondantes ;
Qu’il parresse son sôul ou chaparde du lard
C’était juste repos à ce bon Rodilard,
Dû mérité ou jeu. Et guère
Plus. Ce chat était roi du foyer et des terres,
Légende chez les citoyens
De ce peuple félin qui n’est pas sans moyen.
Sa maîtresse, en cadeau, suivant son caractère,
Lui acheta, un beau matin, un gros grelot.
Dès lors, il avait beau jouer haut du cuissot,
Ne fut plus du tout, ma foi, la même affaire :
Souris et rats, la chose est entendue,
Profitèrent, dès l’aubaine venue
Dans le garde-manger : ils dévoraient en moines,
Se faisant gras comme chanoines.
Notre chat avait beau errer 
La chasse n’était jamais bonne.
Il maigrit et s’aigrit, buté, 
Mais n’intéressa plus personne…

dimanche 21 octobre 2012

HAÏ(dé)KU VERT

Puiqu’on ne peut écrire un chèque en rouge,
pourriez-vous m'en faire un en blanc ?

vendredi 19 octobre 2012

HAÏKU DOUBLE

Combien de gens qu’on croit avoir « un bon esprit »
ont, en fait, « un mauvais fond » ?

EN ROUTE POUR… LAGOS

Si on se bat au nom de Dieu,
Pour le pétrole ou pour des terres,
Tu ne le lis pas dans nos yeux.
Chaque jour, nous, on fait taire
Dans nos regards secs et austères,
La faim d'enfants
Vivant à terre, grabataires
Toujours piaffant…

Si le soleil règne en nos cieux,
Sur des beautés que rien n'altère,
Tu ne le vois pas dans nos yeux.
Chaque pas nous est un mystère,
Notre vie est dépositaire
De fin d'enfants
Venus souffrir sur cette Terre,
En étouffant.

Le rebelle ou le militaire,
Tuant, bouffant,…
Que peut faire l'Humanitaire,
Ce pauvre faon ?

mercredi 17 octobre 2012

SAINE HAÏKU PASSION

Avouer nos petis défauts permet d’oublier 
- et de faire oublier - tous les autres !

LE CHIEN DE FERME À LA VILLE

Petite fable affable

Un tout jeune chien de ferme
Était si adroit et beau
Qu’il fut offert en cadeau,
En sus du dernier terme
Que réglait, sous le manteau,
Au prêteur du bourg, le couple
Qui l’avait rendu si souple.

L’animal s’habitua
Vite aux us du nouveau maître,
Et, bien qu’il manquât d’y naître,
Au bourg. Il s’évertua 
À faire et, mieux, à paraître
Plus citadin qu’animal
Urbain, le port royal.

Il prit l’accent de la ville,
Ne vacarmant plus, Monsieur,
 Dans son patois disgracieux,
Cette écume de prés, vile,
Qui, sous ces augustes cieux,
Est la marque de naissance
Qui fait tache et indécence.

Il marchait d’un pas altier,
Morguant les paysans rustres,
 Lie de lice la plus fruste ;
Oubliant les siens sentiers,
Il comprit, en moins d’un lustre,
Qu’il n’était plus de leur monde
Comme tous les fats immondes.

Tous les murs de nos belles cités se forment
Du bris des maisons rurales, c’est la norme.
Mais menez un chien de nos champs à la ville,
Le premier qu’il mordra sera paysan
Tant il deviendra, et vite, suffisant…

lundi 15 octobre 2012

HAÏKU D'ARRÊTS

Le trafic d’alcool frelaté n’est pas une nouveauté :
Qui n’a pas entendu parler du « faux rhum » de Rome ?

samedi 13 octobre 2012

HAÏKU'R JUS

Comment tenir sa parole si on l’a donnée ?!

AU CIRQUE

Sciure, fards, abois,…
Quand l’cirque vient à moi
Et joue, dessous son ciel de toile,
Tout frisson, tout émoi,
Avec la peur, la joie,
Je redeviens enfant
Dans le strass, les volées d’étoiles,…
Au cri des éléphants,
Je vis la voile au vent,
En marge de l’instant.

Jongleur, lions, cobra,…
Quand l’cirque ouvre ses bras,
Pour semer sous son ciel de toile,
Des soirs de rêves, d’effroi,
De magie, de hourras,…
Dans de grands rires d’enfants
Aux yeux plus grands, aux yeux moins pâles.
Plus rien n’est important,
Je frémis comme antan,
Sans stress me tourmentant.

Flonflons, clowns, lamas,…
Quand l’cirque vient à moi
Et me remue jusqu’à la moelle,
Sous des soleils de soie,
J’entends soudain des voix,
Des rir’ de grands enfants
Pendus au rideau qui s’emballe.
J’oublie les mots blessants
Lassants, bouffant, bluffant
Et tous les maux passant.

Fil et fer, sauts et pas,…
Quand l’cirque ouvre ses bras
Son cœur, et sa piste, aux étoiles,
Bravos et houlalas
Me renvoient, tout là-bas,
Au pays de mes huit ans,
Sans hier ni demain dans mes malles.
Lun’ de lumière et faons,
Je me perds, triomphant,
Aux plis d’un autre temps.

jeudi 11 octobre 2012

HAÏKU POURRI

Avoir « les défauts de ses qualités »
C’est comme se faire vertu de ses vices ?