Vite, hélas, on ne s’aime plus. Pourquoi ?
Parce qu’aussitôt vus, on s’adore,
Qu’à peine dit « Tu » s’en vont éclore
Des baisers pour mieux s’offrir sa foi,
Et plus même, sans l’appui d’un toit.
L’œil aux abois, la main sans effroi,
On sacrifie à tout un folklore
Avant que de cueillir faune ou flore ;
Il est vains péages et vils octrois
Auxquels, par trop, tout émoi se doit.
Le cœur dans tout ça joue les narquois ;
Importent peu les ors de l’aurore
Ou les brunes que la lune dore.
Cupidon peut ranger son carquois
Tant on fera flèche de tout bois.
On se quittera, sans être en froid,
Juste parce que ça dure encore,
Et que la vie est un météore,
Pour d’autres amours bien peu courtois,
D’autres promesses laissant pantois…
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