Vas-y Le Prof’, oui là, toi le feignasse
Toujours en vacances qui se prélasse
Sans fin, en stage ou en congés maladie,
Va enseigner la tolérance et dit
Haut, fort, les valeurs de la République
Auxquelles ne croient plus nos Politiques ;
Éduque à l’empathie des Bisounours,
Propage l’Humanisme, bon nounours ;
Instruis des cuistres rêvant d’indolence,
Fais baisser la haine et la violence !
Vas-y Le Prof’, toi que l’on paie bien trop
Pour ce qu’il fait et qui va pas, au trot,
Là où chacun, toujours, voudrait qu’il aille,
Seul, guérir la société de ses failles,
Le doigt sur la couture du pantalon.
Vas-y, sauve un pays, las sans jalons,
Défends la laïcité et les masses
Édifie sans moyen et, mieux, sans grimace
Quand sans cesse ni vergogne… on t’chie d’ssus
Et que le pire des mépris vient « d’au-dessus ».
Va, Le Prof’, mourir en première ligne,
Le savoir pour toute arme, c’est la consigne.
Ça nous fera de jolis prix à décerner
Et de belles Unes dont s’honorer,
De magnifiques minutes de silence
Des télés pleines de condescendance :
Il faut à notre déclin des martyrs
Pour donner l’illusion de s’en sortir.
Tu seras, Prof’, par le sang de tes veines
Versé, sanctifié. Ta mort s’ra pas vaine !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire