Le ciel sanglote au jardin triste au matin.
Se sont éteintes les voix d’un été mutin.
Tout frémit, tout tressaille et frisonne aux verdures
Restées, alors que la bise, frisquette, dure.
Oui, tout s'agite et tout bruit bien différemment.
Dessous les branches nues prises de tremblements
L’eau tremble de froid. Dans le vent, les feuilles courent
Après les oiseaux qui s’envolent et, las, concourent
À ternir nos heures qui s’ennuient des beaux jours
Qu’on croirait, à voir les nues, partis pour toujours.
Mains fraîches et frileuses jambes, pourtant on avance
Non dans la morte, mais dans la morne saison
Celle où, avec les feux de bois, on connivence
Alors que les volets battent les murs de la maison.
* Définition de l'automne par Henri de Toulouse-Lautrec
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