Mosaïque de poésies prosaïques & de proses poétiques

parfois sous forme d'aphorismes, de chansons et surtout de fables…

mardi 5 janvier 2016

TROU D’HAÏKU

Qui se pique au jeu n’en retirera que rarement son épingle.

ODE À L’AUDE DÈS LAUDES

De Castelnaudary au pays de Trenet,
Dès que la nuit tarit le flot en crue des ombres,
La terre offre ses ors, ses blancs cassés sans nombre
Aux chercheurs de trésors qui viennent y traîner
Pour découvrir, matin, toutes les beautés nées
De mains d’hommes châtains sortis de leur pénombre :
Hier est pierres, pas qu’en ruine et décombres 
Des sèches Corbières aux monts qu’il faut faner.

De Castelnaudary au pays de Trenet,
L’accent pour armoiries, l’esprit tout malencombre,
J’entends encor’ vos voix résonner sans encombre,
Entre le Minervois et Dames Pyrénées,
Pays de Cocagne et mer Méditerranée,
Armée de Charlemagne et Sarrasins peau sombre,
Cathares, Protestants, Espagnols en surnombre,
Vignerons militants, résistants condamnés,…

De Castelnaudary au pays de Trenet,
On est fils de Marie mais forts rebelles, hombre.
De tous temps ; et à tout. C’est ça, notre part d’ombre !
Et, pauvres, malgré tout, si on n’a qu’un seul scombre
On le partagera, comme nos vins si sombres,
Avec qui passera par chez nous, pas gêné
Par Phœbus qui se rit, dès l’aube des pénombres,
De Castelnaudary au pays de Trenet…

dimanche 3 janvier 2016

HAÏKU DE TROT

Paradoxalement, lors de soirées très arrosées,
certaines personnes sont tellement parties
qu’elles nous semblent demeurées !

LE CASTOR “ J’IGNORE”

Petite fable affable

Achille est un castor qui n’en peut mais.
Il est, ces temps-ci, d’une humeur revêche
Un caractère pis qu’un pic épeiche :
Des hommes, ces sans-gênes, depuis mai,
Ont décidé, là, de se construire
Une route et donc, là, de détruire
Sa maison, son barrage, son ormaie,…
Ses biens et ses amis, il veut défendre
Avant qu’il ne gèle à pierre fendre…
Achille est un castor qui n’en peut mais,
Mais il est prêt à agir désormais !

Le chantier engloutit les abris 
Des oiseaux, ses frères en nature,
Ses voisins et copains d’aventure.
Bientôt leur forêt sera débris
Voués à l’oubli. Contre cette engeance
Inhumaine, il rumine une vengeance :
Il brisera qui ne fait que des bris,
Et à grand bruit !… Bien mieux qu’Eschyle,
Ce sera, là… le talion d’Achille !
Il sera le sauveur et le labrit
De qui, sans lui, serait sans abri.

Il a rongé son frein, le malheureux,
Aujourd’hui c’est aux troncs qu’il s’attaque,
Tous ceux sis autour de l’humain cloaque
Qu’il veut détruire, le valeureux
Castor, pour qu’ils fuient ou pour qu’ils meurent.
Sans ménager ses efforts, ni voir l’heure
Il rogne et mine, sape et mord, heureux :
Il ne monnaiera pas ses bons offices
Ne voulant tirer aucun bénéfice
De son acte qu’il veut fort généreux…
Hélas, les arbres abattus écrasent
Nid et couvées de ses “amis” qui jasent
 « Tout ce qu’on fait, pour les autres, sans eux,
On le fait, à la vérité, contre eux ! »

samedi 2 janvier 2016

HOMMAGE À CABU (1)

           Il y a un an, le 07 janvier 2015, décédait sous la mitraille de fanatiques qui n'ont pas fini de nous frapper une partie de l'équipe de Charlie Hebdo, au nombre desquels CABU, à mes yeux le meilleur caricautriste français du second XXe siècle et l'humanisme fait homme.
     En 2003, alors que la France est dans la rue pour s'opposer au plan de réformes souhaiées par J.-P. Raffarin et notamment, de son ministre de l'Éducation Nationale du moment, je prends ma souris et un logiciel de dessin vectoriel et me mets à reprendre les visages de nous gouvernants tels que Maître Cabu les croquait alors. Afin de ne pas porter atteinte ni préjudice à son style et son œuvre, je me suis permis - sans espoir de réponse, je l'avoue - de lui demander l'autorisation de "plagier" ainsi son travail dans d'humbles travaux personnels qui avaient vocation de devenir affiches et affichettes pour nos panneaux de manifestants, nos tambours bricolés,…
     Contre toute attente, non seulement il m'a répondu mais m'a autorisé à agir de la sorte alors que “mes talents de dessinateurs" sont proches du néant (je lui avais envoyé mes premiers essais).





     Cette gentillesse et cette disponibilbité à l'égard d'un simple quidam m'ont beaucoup touché et donne la dimension du personnage qui nous a depuis quitté. J'ai donc usé et abusé du droit qu'il m'octroyait … De même qu'en 2006 et 2010 alors que nos gouvernants revenaient à la charge sur les mêmes sujets.

     Je vous propose de retrouver (séquence Nostalgie récurrente les jours impairs), tout au long de ce mois ces modestes travaux - et les suivants - pour honorer sa mémoire et celles de tous ceux qui sont tombés avec lui et depuis cet attentat.




vendredi 1 janvier 2016

AVEC LES MEILLEURS VŒUX DE CAMILLE… & DE VOTRE SERVITEUR !

Illustration : Camille Lesterle, décembre 2015

HAÏKU TORCHÉ

Je ne cache pas que je m’assieds sur beaucoup de choses que l’on exige de moi ce qui me permet de dire, poliment, que je me les fous au cul !

AUX HALLES NOUVELLES

D'après un croquis de Camille Lesterle

Un p’tit air de gare pour tout coup d'escouette
Et on croit retrouver la vielle halle d’antan,
Oubliant la gouaille et le parler du temps,
Où, sans vergogne, on jouait de la pirouette
Quitte parfois, té, à en faire des brouettes.

Aujourd’hui, les gens ne sont que silhouettes
Pressées d’aller et de partir comme un gitan
Pris au matin la main dans le sac de Satan.
Les produits ne sont plus que pâté d’alouette,
Et les prix se prennent pour de vraies girouettes.

Finis les étals, les paniers à rouettes,
La monnaie qu’on comptait et le mot sur le temps,
L’arrondi complice ou le cadeau au mitan…
Un stand, un magasin c’est bien plus chouette
Pour te faire sortir de dessous ta couette.

Tout est aseptisé, jusqu’au cri des mouettes,
Tout est néant, tout est néon, sans contretemps,
Ça sent le factice et cache le charlatan
- Dont les légumes n'ont pas vu de serfouette ! -
Ait-il un beau sourire et de jolies couettes !
Croquis : Camille Lesterle, novembre 2015

jeudi 31 décembre 2015

HAÏKU AU MORAL

Ici, ceux qui parlent le plus de “morale”
sont ceux qui ont le moins d’éthique !

LE POULET & LES COCOTTES

Petite fable affable

La volaille faisait basse cour
Au poulet qui fliquait ses coutumes
Et pratiques, non sans amertume.
Comme tous les petits coqs, ce court
Sur pattes ergotant, est un grand con.
Aussi chez coquelets et coquettes
Sur ce tyran, sans fin, on caquette :
C’est donc à qui est le plus fécond
D’idées pour s’en débarrasser vite;
Qu’importent la façon et ses suites.

Plus on a parlé, chez la poulaille,
Plus on parle : certes elle hait
Les despotes qui rendent muet,
Mais craint plus encore la pagaille.
« Nous nous ferons toujours pigeonner :
Oie toujours plumée, de toute farce
Dindons,…  D’un complot soyons comparses
Pour que l’échec ne nous pende au nez
Il faut que ce buté-là on bute,
Qu’on étête l’entêté si brute ! »

Ainsi la poule glousse parla.
Les autres, plus haut, plus fort, criaillent.
Une jeune alors glousse : « Piaillent
Veules et vains. Allez au-delà !…
“L’idée que l’on ne traduit pas
En acte n’est qu’un rêve inutile !”
Disait notre père et, dans son style,
Il rajoutait, c’est pas fortuit :
“Seulement nourri d’espoir un songe
Devient vite une erreur qui vous ronge !” »

mardi 29 décembre 2015

L’HAÏKU SUR LA COMMODE

Les Romains avec un sens du paradoxe qui leur est particulier
avaient baptisé “Commode” un empereur qui ne l’était pas
et “Sévère” qui n’était pas vraiment intransigeant…

LE GRAND AIR

Cycle toulousain

Ah, ils ont enfourché leurs bicyclettes.
Le long du canal. Depuis la maison,
Douze kilomètres en trait d’arbalète.
C’est un beau dimanche et c’est la saison ;
Au bon air, au grand air, tous deux respirent :
Adieu veaux, vaches, cochons, couvées,… !
Si ces deux-là, en vrais frères, transpirent
Ce n’est pas pour aller se retrouver
Des copains, courir les bals ou les filles,…
Non c’est pour aller entendre des trilles !

Mis tôt tous les deux sur leur trente-et-un,
Ils s’en vont écouter au grand théâtre,
De l’opéra, oui, même si aucun
D’eux ne sait l’italien de ce bellâtre
Qui chantera le rôle du ténor
Ou bien l’allemand de la cantatrice,
Entendre une opérette prime abord
Plus gaie, aux trames simples, sans caprice.
Ces deux paysans aiment le bel canto
Et les “belles voix”, chantant fort et haut.

Ils connaissent bien tout le répertoire
Apprécient, comparent, en connaisseurs.
Le plus humble des Toulousains, dit l’Histoire,
Était alors un mélomane bisseur
Ou un critique siffleur et vipère.
Quoiqu’abonnés - humour ! - au poulailler,
Ces deux-là, mon grand-oncle et mon grand-père,
Comme ici chacun goûtait, aboyait
Selon le spectacle et les artistes,
Mieux que la plupart des “vrais spécialistes” !

Et puis, las, ils reprendront leurs vélos
Et retourneront à leurs habitudes,
Reprenant comme feraient des ballots
Le grand air, ou , sans nulle lassitude,
Fredonnant ceci et sifflant cela,
Tout heureux jusqu’à un prochain dimanche.
Cinquante ans plus tard, enfant, j’étais là
Pour les entendre, les mains sur les hanches,
Évoquer ces musiques et ce bon temps
Qui n’étaient, oc, plus d’époque pourtant…

lundi 28 décembre 2015

HAÏKU TERRIBLE

Méfiez-vous des certitudes et des promesses :
la seule chose sûre et définitive
qui soit en ce bas-monde est la mort !

dimanche 27 décembre 2015

PRIX D’HAÏKU’R

19 décembre 2015, Nice : Madame Claude décédait ;
tous les baveux en mouillèrent d'excitation.
Deux jours plus tard avait lieu « la journée internationale de l’orgasme » 
mais, ça, tout le monde s’en tapait le coquillard !

AU PIED DE LA CATHÉDRALE

D'après un croquis de Camille Lesterle

Jusqu’à ce jour, sans abdication,

J’ai toujours réussi, quand on y songe,
Dans mes errances et divagations,
À fuir chapelles, temples,… Et je longe
Cette église sans style dont s’allonge,
Jusqu’aux cieux, et en toute saison,
Une façade avec déclinaison
De statues en ronde bosse et quinconce,
De sculptures valant péroraison,…
Y trouverai-je la moindre réponse ?

Le temps est à la méditation,

Pas aux sermons qui, ici, la prolongent.
Mes pas sont lourds, mes soucis légions,
Des questions en cohortes, me rongent…
C’est la vie. Ni nouveauté, ni annonce.
Pour soulager cette combinaison
De la fraîcheur ferait, sans déraison,
Grand bien à ma tête qui tant plonge.
La porte bée. Divine liaison ?
Y trouverai-je la moindre réponse ?

Hostile à toutes les religions,

Qui sont passions et pieux mensonges,
Rétif aux marques de dévotions
Oserais-je entrer, autrement qu’en songe,
En ce lieu que mille ans d’ombres rongent,
Où se terrent bigotes et grisons,
Qui fut, jadis, de l’esprit la prison ?
Moi qui professe, sans tirer semonce,
La foi des Lumières - la Raison ! -
Y trouverai-je la moindre réponse ?

Dieu, aujourd’hui, j’entre en ta maison,

Où tes fidèles, à force d’oraisons,
Ont cherché, parfois jusqu’à la renonce,
Une illumination, des raisons,…
Y trouverai-je la moindre réponse ?
Croquis : Camille Lesterle, novembre 2015

samedi 26 décembre 2015

HAÏKU SONS

Dans un monde qui se débarrasse toujours et partout des fils,
on ne supporte même plus celui que l’on s’est mis, soi-même, à la patte.

vendredi 25 décembre 2015

HAÏKU D’ŒIL RAPIDE

Si Dieu nous a fait à son image,
je croise son reflet tous les matins dans mon miroir et n’en suis pas déçu !

DANS LE PORT DE PALERME

D’après - et en humble hommage - à un beau texte de Cécile


J’ai débarqué ma peine dans le port de Palerme ;
Ma tristesse en trop-plein touche terre, à son terme.
Je les laisse aux bons soins du soleil et des vents
Qui ont souvent gonflé la voile de mes rimes
À votre souvenir, toujours aussi vivant.
Du passé et des pleurs mes vers se désarriment :
J’ai le cœur en rade mais il bat comme avant…


J’ai débarqué ma peine dans le port de Palerme
Mais tout le reste est là, collé à l’épiderme :
La solitude, au quai, boit un à un mes jours
Et le vide avale, dans ce havre, mes heures.
Le néant gobe encore « jamais » et « toujours »
Car l’oubli de vous, ici, ne peut être que leurre.
Le radoub annonce un redoux, d’autres séjours,…



J’ai débarqué ma peine dans le port de Palerme.
Si le deuil me condamne à de la prison ferme,
Je m’évade au bleu ciel, la chaleur m’élargit.
Et si votre ombre se fond, parfois, dans mon ombre
 L’amarre qui me tient à vous à mes pieds gît :
Mes yeux se portent vers l’horizon et y sombrent ;
Le malheur reste au dock, le chagrin s’assagit,…



J’ai débarqué ma peine dans le port de Palerme…

mercredi 23 décembre 2015

HAÏKU BIEN PLACÉ ?

Vivre, c’est mortel !

LES MAUVAIS COUCHEURS

Petite fable affable

Au pays des glaces, un fort sinistre endroit,
Deux manchots, hier amis, étaient en froid :
Ce n’étaient que noms d’oiseaux dans leurs paroles,
Que coups bec, que crocs-en-pattes,… Très drôle !
Les longs soirs de l’été étaient trop courts 
Pour leurs démêlés, dont ils faisaient concours.

L’un de ces empereurs, empêcheur de rire
En rond, reprochait à l’autre triste sire,
D’être un entêté et d’avoir toujours tort.
L’autre l’accusait, mâtin, d’être retors
Et bien moins franc qu’un cheval qui recule.
C’étaient là leurs mots les moins ridicules.

Un matin, l’un d’eux, pour se débarrasser
Du contradicteur qui, par trop, le lassait
Alla donc trouver trouver le souverain suprême
Régnant sur toutes ces faces de carême.
Sans vergogne et sans fin, il  le calomnie
Pour le bien, dit-il, de la colonie.
Ne sachant rien de leur remue-ménage,
Il fit fond, peu sage, sur ce verbiage.

Et statuant en son sens : le roi chassa


L’importun, son délateur récompensa !
Beaucoup d’hommes à ces oiseaux-là ressemblent :
Seuls l’orgueil, l’égoïsme et les passions 
Les guident, en tout, même dans ce qui semble 
Être leurs meilleures intentions*. 


* D’après F. de La Rochefoucault (1613-1680), Maximes (1665)


lundi 21 décembre 2015

C’EST UN HAÏKU’MPTE !

Avant c’était « Marche ou crève ! »
Aujourd’ui, c’est « Marche et crève ! »

INEFFABLES FABLES

J’ai bien assez de mal à vivre ma vie
Pourquoi donc voudrais-je régenter la vôtre ?
Je n’ai rien d’un gourou, d’un faiseur d’apôtres,
Et mes fables ne sont qu’envies et qu’avis.

Ce ne sont que miettes, graines d’épeautre
Semées aux vents d’un temps qui nous ravit
Tout, une sorte de guide de survie
Pour aider à réfléchir par et pour l’Autre.

Écrire m’est une planche de salut
Alors que notre société se vautre
Dans ce qu’elle estime être ses plus-values

Qui, las, nous font oublier jusques aux Nôtres :
La fatuité qui, parfois, nous exclut
La vacuité qui nous happe, goulue,…

dimanche 20 décembre 2015

HAÏKU RISTE

En nos temps mercantiles,
« Donner » est mort et
« Prêter » est bien malade !

samedi 19 décembre 2015

PREMIER HAÏ(s)KU’r

Notre société déteste tellement ses « vieux » qu’elle se permet les pires méchancetés même envers les plus jeunes d’entre eux !

LE ROBINSON À LA RIVIÈRE

Petite fable affable

Un Robinson, échoué en son île,
Décida, pour vivre, de s’installer
Sur un sol de rives rendues fertiles
Par sables et sédiments en allés,
Avec des boues riches, une bonne vase,
Puis déposés au fil d’un bon cours d’eau.
Ainsi ses labours et ses prés s’évasent
Et, sans engrais sur le sol en fardeau,
Moissons et récoltes se font cadeaux…

Il détourne un peu d'eau qui toujours file et glisse

Bien que son lit, jà, se pare de lidos,
Réduit son débit. Inquiétants indices…

Mais, chaque jour, ses beaux champs s’enrichissent,
Tout terreau, marnes et alluvions
Irrigués par un flot continu, lisse,
Courant sur les cailloux et gravillons :
Notre affluent aux eaux jadis si grosses,
S’est mué, tout filets, en ruisseau
Sur douze ans. La Nature est vraiment rosse :
Le sol et le soleil le boivent, sots !,
Tant qu'il finit petit ru sans soubresaut…

Dérivée, envasée, n'est plus la rivière.

De la terre, qui n'est plus que morceaux,
Naissent des fissures et force fondrières.

Rien n’y fait : ni labeur ni prière.
Harassé, dégoûté, il dut partir
Plus loin, vers une autre clairière,
Et de zéro, à nouveau, repartir :
Plus de limon ni de canaux venus des berges
 De ce cours d'eau dont il ralentit,
Par trop le cours et lui fut bonne auberge.
Il en prit, philosophe, son parti :
« Ce qui longtemps, t’est atout,
Un jour te fait perdre tout ! »

jeudi 17 décembre 2015

HAÏKU’RIOSITÉ

Désormais, dans nos bourses de valeurs, l’intérêt général
est moins côté que l’intérêt particulier.