Mosaïque de poésies prosaïques & de proses poétiques

parfois sous forme d'aphorismes, de chansons et surtout de fables…

lundi 16 décembre 2019

ELLE QUI…

Elle qui aimait tant à me lire
Le front serein, en  lit un autre
Dont les mots menteurs sont délires
Qui font ses yeux rieurs tout autres
Qu’ils n’étaient quand ils caressaient 
Mes lignes de mâle aimé d’elle,
Qui lui sont restées fidèles
À chaque minute passée.

Au tapis de vers et de stances
Que je déroulais sous ses pas,
Mon stylo qui sculptait silences
Et non dits, est donc au trépas.
Désormais, las, il ne cisèle
Plus ses parfums les plus cachés,
Le lien qui nous attachait,…
Il s’était jà perdu de zèle.

Elle qui m’a mis dans sa vie
Et qui m’a placé dans sa couche,
Brise ma lyre et mes envies
A tué sans nulle escarmouche.
Mes rêves et mes pensées tressées
Me faisaient des heures sans rime,
Ni raison, des jours sans déprime
Ni oraison à adresser.

Je vis dans l’arrière-cour
De nos sentiments fous d’hier,
De nos émois jamais à court,
De nos serments d’amour fiers.
En pieds mesurés, encore,
Voulant lui effleurer le cœur,
Sans y faire affleurer ses pleurs,
En vers comptés vaincre l’écore.

Elle qui figeait mon esprit
Et mon âme aussi dans son souffle,
Sa respiration, m’a pris
Entre quelques noms de maroufles
Mal oubliés, des souvenirs
Éventés que le temps efface,
Et des ressentiments qui lassent,
Car mal éteints, comme avenir.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire