D’après P. De Ronsard (1524-1585)
Mignonne, allons voir si la chose
Que l’on évoque et rend si rose
Votre teint pâle sans pareil
Est telle que vous l’espérez,
De cette vesprée toute ocrée
Aux rais pourprés du feu soleil.
Nul autre ni rien n’a sa place,
Mignonne, lors qu’on se délace
Et se condamne au doux mouroir
Des plaisirs nés de la Nature
Dont les désirs ont la peau dure
Quand le printemps est étouffoir.
Apaisons, ensemble, Mignonne,
Ce qui bouillonne en vous, brouillonne
Vos sens et altère votre beauté.
Faillez, fautez, belle jeunesse
Dans une caressante ivresse…
Car je vous rendrai vos bontés !
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