Mosaïque de poésies prosaïques & de proses poétiques

parfois sous forme d'aphorismes, de chansons et surtout de fables…

mardi 28 avril 2026

L’AVERSE

Il pleut un reste d’averse en déroute
Qui épilogue son lourd chagrin, goutte à goutte,
Sur les sentiers tout à l’heure  poudreux
Dans les replis d’ombre des chemins creux.
Sur la forêt qui encore dégoutte,
Sur l’onde murmurante des ruisseaux
Sur leurs allées couvrantes d’arbrisseaux,
Déjà, on jase sur un soleil en route ;
Les verts tout en langueurs retrouve verdeur,
S’éveillent coeurs et choeurs joyeux, ardeurs,…

Il pleut un reste d’averse en déroute.
Du ciel de mai jaloux lors nul ne doute,
Après ses pleurs embaument milles fleurs,
Et l’haleine d’une brise sans fureur,
Sous les nues en deuil encore en voûte,
Bat la campagne brillante, éperdue,
Étincelante de perles perdues.
Le profond du breuil qui rien ne redoute
Sanglote feuille à feuille aux trouées
Qu’éveillent ailes d’hirondelles enjouéees.

Il pleut un reste d’averse en déroute.
Déchirant la grisaille qui s’encroûte,
Faisant réapparaître les lézards,
Ici, une alouette de hasard
Chante déjà, au clair des nues absoutes,
En réponse aux triolets et aux rondeaux
Des rossignols qui ont fait le gros dos,
Les charmes d’amours bavardes et des joutes
Qui animent à nouveau les bois et les airs
Que cette averse ont fait croire déserts.

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