Mosaïque de poésies prosaïques & de proses poétiques

parfois sous forme d'aphorismes, de chansons et surtout de fables…

dimanche 1 juillet 2012

TEXTE CON DANS SON CONTEXTE

« Un con est un imbécile qui n'a,
de cet organe, ni la profondeur ni la saveur »
Léo Campion


Aujourd’hui, rendons hommage aux cons, cubains ou autres, capables de concourir au titre du roi d’entre eux et qui nous entourent : cons forts et cons nus, cons pressés et cons sommés de se rendre à l’évidence, cons notés et cons primés, cons fessés et cons gelés, princes qu’on sort, cons sus mais tus,… Notre monde balance entre ceux qui le sont un peu ou parfois, comme si on pouvait l’être à mi-temps ou à moitié, et ceux qui le sont vraiment, comme la lune, leurs pieds ou un manche à balai (ces-derniers, ayant pourtant, eux, leur utilité même si les cons servent) mais se sentent cons cernés de cons, osant tout pour qu’on puisse mieux les reconnaître, comme disait Audiard. Vivent les cons tractés par leur bêtise, cons trouvés par hasard ou cons tournant court, cons voyeurs qui, cons, viennent, à vous, cons volés et cons fins, s’il en est… !
La plupart du temps, on les pense sacrés ou consacrés, vrais, sales, pauvres, petits, complètement,… Entre les vieux cons, qui sont les pires car on ne peut rien contre l’expérience selon Pierrot même si le vieux con fait rance, et les jeunes, même à peine sortis du cocon, qui ne sont pas mieux, selon le même auteur, car ils ont l’avenir - et donc le pire - devant eux ; et quoi de plus inquiétant qu’une con descendance car même un bon con formé, devenu con disciple voire frère, est avant tout un con génital. Tonton Georges l’avait dit, en la matière, quoi qu’on pense « le temps ne fait rien à l’affaire », qu’ils aillent seuls et énervés - gare aux cons sanguins ! - ou par paire, s’ils sont toujours, à nos yeux, en bandes qui jamais ne se débandent : les cons tenus se lâchent à tout propos. Essayez donc de converser voire de contrer un très con, con vaincu ou con trop versé, qu’on vexe ! Messieurs, vous qui en avez l’air, vous vous dîtes : « Il est con c’type, eh : à prétendre qu’un raté intelligent vaut mieux qu’un con efficace, il va finir seul comme un con ! ». Sans doute, car ce texte à la con n’oublie pas que, sans déconne, la moitié des cons sont des connes pour qui le con sert tôt car, selon Coluche, « À con promis… bite due ! »

« On est toujours le con de quelqu'un, et tant pis pour lui. » (Jean Dion)

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