Mosaïque de poésies prosaïques & de proses poétiques

parfois sous forme d'aphorismes, de chansons et surtout de fables…

mardi 1 octobre 2013

SUR LA VEILLE DE LA VEILLE


Écrire m’est habitude et servitude.
Le silence se meurt en nos sociétés,
Se nourrissant de la vaine multitude,
Quand le bruit fat, lui, se meut à satiété.
Je n’aspire qu’au calme des solitudes
Où soufflent, inquiets, mille vents d’anxiété 
Faisant leur nid dans mes nuits sans certitude.

Écrire m’est latitude et inquiétude
Quand nul son ni cri, en mon cœur trop entier,
Ne vient du sang qui bat dans cette moitié
De vie, vite privée de toute altitude
Où tous les jours s’égrainent sans s’inquiéter
- Entre un demain altier et un hier châtié -
Entre turpitudes et vicissitudes.

Oui, l’ombre là boit jusqu’à l’infinitude,
Cahots et chaos de mon âme émiettée
Tout fiel ou miel jusqu’à l’heure du laitier
Refusant la paix et la sollicitude.
L’encre à vide, alerte, a pour propriété
Un papier sans piété ni pitié
Où j’endors, vain et vaincu, mes lassitudes.

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