Sur une photo de Marc-Yvan Custeau, 19 juin 2025
C’est la prime lueur du jour à bercer
L’horizon que le soleil n’a encor’ percé
Lors la voûte des cieux envoute les yeux
Entre le lointain et l’infini des Dieux
Car la coupole avant que de bien s’azurer
Nous offre un beau dôme en saphir et pervenche
Dont la nuit ennuyée mie ne se revanche
Un oasis de clartés prompt à rassurer
Tombé de ces nues lilas où averse
Le pers qui avec le blême tient commerce
C’est la prime lueur du jour à bercer
L’horizon que le soleil n’a encor’ percé
Qui paie là de la nuit la dernière ardoise
En craies indigo dans des parfums d’armoise
Sous ce baldaquin de lapis-lazulli
Que çà ou là le l ’or et du sang paraphent
Déjà de chants d’oiseaux matinaux s’agrafent
S’égayent des chevreuils quittant leur châlit
Fuyant moins les pastels de feu la pénombre
Que le roux de vieux renard tapi dans l’ombre






