Sur une photo de Marc-Yvan Custeau, 29 mai 2025
Pauvre Paul tu prétends que les merveilles
Vermeilles du levant et les couchants
Brunissant les cieux les prés ou les champs
Ta plume indiffèrent et mie ne réveillent
Instant suspendu et temps qui s’arrête
La Nature ne peut que nous émouvoir
À moins las ! de se refuser à la voir
En ses pastorales noblesses vaux et crêtes
Il n’est moment où l’encre ne s’éveille
Que pour féconder la page loin des clameurs
Chez ton humble suiveur qu’elle réveille
De l’aube au crépuscule elle rappelle
Que même au plus sombre de mes humeurs
Si le monde est vain la vie peut être belle
* Allusion au sonnet L’angoisse in Poèmes saturniens (1866)



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