Sur une photo de Marc-Yvan Custeau, 21 août 2025
Loin des crachats du crachin de l’automne,
Je n’ai d’yeux que pour cette mer gloutonne
Qui, dessous des nuages blancs venus
En troupeau, çà, là, moutonne d’écume
À l’heure ou les vents s’essoufflent, enfin nus
Et las, après avoir chassé la brumes.
Elle me parle d’ailleurs sans murets,
De lointains neufs où rien ne nous effraie.
Jà, je rêve à des tropiques rebelles
Et à des océans à caravelles
Bossués, ou au sang des ciels du soir
Des terres que des caravanes courent
Dans la sueur salée d’un étouffoir
Que l’on nomme désert et où vautourent
De vils mondes ignorant tout de cette onde
Tout en houle que mes songes enfin sondent.
Sans qu’on ne ferme un temps ses paupières,
Cette eau promet des îles sucrières
Où il n’est de fièvres de la soif
Ni affres de verte faim qui ternissent
Des horizons où il n’est d’autre taf,

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