Mosaïque de poésies prosaïques & de proses poétiques

parfois sous forme d'aphorismes, de chansons et surtout de fables…

samedi 21 février 2026

HAÏKU DE BLUFF

Celui qui ne veut rien faire ne s’abaisse jamais à faire semblant.
Ce serait déjà trop fatiguant quoi qu’il y paraisse !

LE COQUIN & LA COQUETTE

Petite fable affable

Raie sur le coté, des oursins dans les poches, 
Filou en affaires et frileux en amour,
 Car sensible aux douleurs de coeur, sans humour,
Un requin se fit hameçonner en roche.
Regard de sardine cuite, une morue
Le prit, malgré elle, en ses filets. La Belle,
Plate comme une limande et le ton dru,
Était aux maquereaux devenue rebelle.

Car je ne vous parle point là gros poisson 
Ni menu fretin, Fidèles Bécassons !
J’évoque un financier qu’un bon porte-feuilles
Intéresse plus que sentiments qui endeuillent
En chœur parfois et d’une sirène, un peu catin,
Qui ne dormait jamais avant le matin ;
« Faut ça pour taquiner l’goujon tout en gueule
Ou quand, com’ du poisson pourri, on t’engueule.
Ainsi est l’homme, libre ou mari mâtin ! »

Donc, mon fieffé fripon point trop chaleureux
Car trop peureux, ma foi, pour être trop heureux,
Lui déclara pourtant sans flemme sa flamme.
Même un grand pécheur, mes amis, a une âme !,
Se sentit-il comme un poisson hors de l’eau.
Ses yeux de merlan frits n’étaient pas cadeau !
N’ayant pas la cervelle d’un poisson rouge
Sachant trop bien le coût des coups, notre gouge
L’arrête gentiment : « Mec, descends des rideaux ! 
Avec vous, petites gloses, grandes querelles :
J’veux pas qu’ça finisse en queue de poisson, Brêle !,
Com’ dit mon pauv’ chien : “Les humains sont méchants, 
Parfois malfaisants ; ceux qui n’ont pas ce penchant
Sont aux premiers complaisants." Donc, j’laiss’ la nasse
À celles à qui ne suffirait pas la passe. »

vendredi 20 février 2026

jeudi 19 février 2026

HAÏ(s)KU’P QUI VA FAIRE LE BUZZ

Derrière une petite info’ se cache parfois une grande nouvelle.

CHEZ VOUS, IL A NEIGÉ…

 « La dernière année où Montréal a eu tant de neige c'est il y a 127 ans. »
(Mado Lamothe, commentaire F.B., 19 février 2025)

Oui, la neige est tombée, et sans coup de semonce 
Elle aurait tiré, là, sa dernière bordée ;
Vous, vous savez bien que l’hiver mie ne renonce
À ses bourrasques aux cris fort désaccordées.

Oui, les cieux ont sorti la grosse artillerie :
Le pilonnage de flocons girouettes,
Valait tir à boulets blancs et feu nourri ;
Sous cette mitraille, rafales en plus fouettent,…

Aussi ce sont des murs glacés qu’elle a bâti
Par vos chemins creux, vos rues peuplées qu’elle efface
Des cartes et GPS à force d’abatis ;
Elle vous a fait un monde vierge de trace…



















Photo :
Marc-Yvan Custeau, 20 février 2025


mercredi 18 février 2026

HAÏKU’R DES CHOSES

Pour nos jeunes têtes approximativement blondes, brunes et rousses, de façon indicative, les sciences physiques sont relatives et les mathématiques à peu près exactes.

mardi 17 février 2026

HAÏKU À LA PAGE

Pourquoi parle-t-on de « rat de bibliothèque » alors qu’en ces lieux on trouve plus sûrement des chats que des rongeurs ?

LES DEUX MOINEAUX

Petite fable affable

Deux moineaux richets, copains comme bonhommes,
Vont par le monde. Or l’un des d’eux se surnomme,
Tant l’accablent mâle chance et noir destin,
Du soir au matin comme en vrai purotin,
«  Le pauvret ». Car, hélas, il n’a que la guigne,
La cerise,… Lui qui déteste les fruits,
Plus encore à pépins, il n’avait que pignes.
La vie lui est épines, infortune et suies.

« Je ne vis que d’échecs !… Ouais, j’ai la débine.
Dans mes déveines c’est la fatalité,
Mêlée de mélasse, qui coule. Bibine
De ceux à qui mauvais sort on a jeté !
Même en amour, j’ai la poisse : avec Moumoune,
Pour mon plus grand malheur, j’ai eu la scoumoune
Car elle m’a quitté, quel manque de pot,
Pour un goujat qu’était lui un torchepot !

- Je sais aussi mouscaille et mésaventures.
La vie est rude pour qui vit en nature.
J’ai chance d’avoir de la veine, par cas, 
Mais très rarement, crois-moi, la baraka ;

- Disgrâce passagère. Revers bénins
Ou malédiction d’une heure. Ouais, tu parles !
Ça n’a rien à voir avec le vil venin
Qui me ronge, cette adversité si marle.
Comment donc, compagnon, ferais-tu sinon
Pour, comme tu le fais là, toujours sourire ?

- Mon père jadis, que bénit soit son nom,
Que la vie n’épargna guère aimait à dire :
“Avance sans reluquer derrière toi 
Et puis vole sans te demander “Pourquoi ?”
Va donc, regarde bien toujours en avant 
Et dis-toi “Pourquoi pas !” comme fait le vent.” »

dimanche 15 février 2026

HAÏKU EN TOC ?

Du tac-au-tac, je tique à ces tocs qui ne sont que des tics mastocs.

L’ÉPHÉMÈRE

Papillon fou valant pas un clou,
Je suis né à la fleur de l’aurore
Et mourrai, flottant filou tout fou,
Au crépuscule qui tout dore.

J’aurai glissé sur le fil du temps,
Au long de ma courte vie d’un jour,
Celui de mon terrestre séjour.
Caressé, par les ailes du vent,
J’aurai frôlé milles et une roses,
Goûté autant de fort belles choses,
À peine posé, jà envolé,
Nageant au ciel à l’eau pure,
Qu’en vos ternes existences affolées,
Vous effleurerez. C’est chose sûre.

Papillon fou au vol qu’on dit flou,
Ivre de parfums et de lumière,
Je mourrai quand hurlera le loup
Sans regretter mes heures en mouillère.

samedi 14 février 2026

HAÏKU DANS LE VIDE

Je préfère un silence éloquent à parler pour ne rien dire.

POUR ELLE…

Oh oui, ma foi, pour celle qui est Ma Tant Belle,
Aveugle et fol, mon esprit ne m’appartient pas
Alors que mon cœur lourd bondit, court et ne bat
Que par elle, à croire qu’encore Amour m’appelle.

Amant et mari, les jours ne sont plus un bât
Et nul besoin de se triturer la cervelle
Avec celle à qui je tiens bien plus qu’aux prunelles
De mes yeux, dans les pas de qui j’ai mis mes pas.

Il faut plus, Amie, que beauté, charmes ou appas
Pour, même un temps, me faire oublier Ma Tant Belle
Qui fleurit mes nuits de ne m’oubliez-pas.

Et tant pis si j’ai pris pour une rose, celle
Que tu vois mieux cynorhodon ou bien brimbelle,
Car ne nous séparera même le trépas.

vendredi 13 février 2026

HAÏKU DE QUELQUES MINUTES

L’oeuf mollet, c’est le pied !

AVIS AUX NUISIBLES

Petite fable affable

Un clan de chacals, une meute de hyènes,
À un pachyderme vouaient, las, de la haine
Au motif qu’il était un penseur fort pansu.
Il n’en faut guère plus aux sots et aux sangsues
Des savanes pour se déchaîner contre autrui
Et le harceler le jour tout comme la nuit.

Il avait toujours droit à quelque énormité
Que l’adipeux dise prou, lui sans fatuité,
Ou qu’il se taise ; qu’il fasse une chose ou l’autre,
Il recevait son dû prou arrondi, l’apôtre.
Ce gros lard aimait à rire gras : c'est gonflé !
Or il osait dauber ses détracteurs, enflés 
Des plus pesants, bouffis d’orgueil, sans complaisance,
Tous êtres boursouflés de vaine suffisance.
Car, colossale erreur de nos braves intrépides
Le corpulent avait le verbe haut, rapide,…

Aussi, quand son humeur avait par trop forci,
Langue pas empâtée, l’obèse à traits grossis,
Répliquait sans rondeur de manières, en Altesse.
Mais le plus fort dans tout ça, c’est que ça ne cesse !
Au contraire, de plus belle on l’interpellait
« Verrue ventrue » , « poupard cafard », « laid potelet »,…
Et ainsi donc, notre proéminence grise
Prenait de nouvelles volées soit par surprise,
Soit dans son dos : le courage des charognards
Faisant bazar n’est pas celui des vieux grognards !

Puis, le replet lassé dans la masse tapa
Et la meute et le clan il mena au trépas :
Un éléphant, qui à la peau dure, supporte
Beaucoup mais il n’oublie rien. Jamais. Vils cloportes !

mercredi 11 février 2026

HAÏKU DE CLEF

Si un « rossignol » est un passe-partout c’est que même les malfrats, qui se muent parfois en maîtres-chanteurs, ont compris que la musique ouvre toutes les portes.

MAUX À LA TÊTE

Croient-il que ma tête est pleine de vide
Ou qu’en ma cervelle il n'est que néant,
Que mes trous de mémoire sont béants
Et que de sottises je sois avide
Pour m’asséner sans cesse leurs idées,
Leurs mensonges et leur propagande
Pour m’inonder avec l’écume suidée
De ces mots dont ils disent nous faire offrande ?
Non, je n’ai pas besoin d’être guidé !

Croient-il que ma tête est pleine de vide,
Courue de souffles jamais innocents
Ou de silences plus qu’assourdissants,
- Lande déserte, steppe aride -
Pour me vouloir enivrer de propos
Insipides ou creux qui trompent les dupes
Et font que marionnettes, à leur appeau,
marchent au pas ou sont enfants dans leurs jupes ?
Non, la révolte me colle à la peau !

Censeurs, inquisiteurs ma tête est pleine
De moi. Alors, vains pantins, taisez-vous !
Je veux toujours être au doux rendez-vous
De l’oiseau qui fait chanter l’arbre en plaine !
Je veux courir sur les ailes du vent,
Me saouler d’un ruisseau plein de murmures,…
Car ma tête est pleine d’émois. Souvent
Éphémères, il se perdent dans les ramures,
Soupirent à l’instant, aspirent au fuyant,…

mardi 10 février 2026

lundi 9 février 2026

HAÏKU NET ET PRÉCIS !

Le meilleur des choix ?… L’indécision !

LA BOURSE OU LA VIE ?

Petite fable affable

Voyageant de conserve, ravies,
Pour mieux voir ailleurs s’ils y étaient,
- En vain ! - une Bourse et une Vie
Conversaient pendant qu’elles arpentaient
Une vieille route de campagne
Qui ne manquait pas de cachet.

Écoutons deviser ces compagnes
Allant d’un même pas sans clocher.
L’aumônière est espèce méchante,
Que l’on dit sonnante et trébuchante,
« Tout m’est dû ! disait-elle à l’envi

- Tout m’est don ! lui répondait la Vie 
Pour, l’air de rien, lui donner le change.

- L’amour est dans le prêt, Cher Archange
Car, en ce monde viager, tout
S’achète et tout se vend. Partout. »
Répliqua la cassette à cette autre.

« Tu parles d’une existence !… À d’autres ! 
Avec toi on acquiert certes un lit,
Mais des rêves… ? Je te fais crédit
Que tu peux offrir une demeure
Mais point de foyer ; qu’on vive ou meure,
D’avoir une montre tu permets
Mais pas d’avoir du temps ; même en mai !
Et faut-il mieux avoir ou bien être ?

- Il vaut mieux, en ce monde, paraître !
Dépenser sans compter mêmement.

- Tu donnes rang et médicaments…

- N’est-ce pas ce qu’ici chacun cherche !…
Allons, tu me tends là quelque perche !

- Mais quid du respect ? De la santé ?
Les jours tu les entends régenter
Mais, hélas, on t’appauvrit, la Bourse,
Au long fil dévidé de ma course.

- Sans moi ni plaisir, ni distractions…
Je t’en fiche mon billet, Pulsion !
Toi, tu n’es qu’illusion et mensonges

- Qu’est séjour sans espérance ou songes ?!
Une vie en pièces détachées
Auxquels seuls les sots vont s’attacher
Un réel qui tue ou bien enivre.
Faut-il accumuler ou vivre ?
Car j'aurai le mot de la fin
Avant que s'apaise ta faim. »

dimanche 8 février 2026

samedi 7 février 2026

HAÏKU PRIVILÉGIÉ

Qui a fric, aura froc ou frac sans besoin d’un fric-frac !

FAITES DONC UN DON…

Prenez donc du soleil,
Teinté d’or, de vermeil,
Là, entre vos deux paumes 
Et mettez-le au vent,
Un Pas trop énervant
Pour les foins ou les chaumes,
Afin que, l’air de rien,
Courant et aérien,
Il donne plein de rêves
À d’autres horizons
Des lointains, des grisons,
Et leur offre une trêve
Voire un zeste d’espoir,
D’amour, dans leur soir noir.

Prenez donc du soleil,
Teinté d’or, de vermeil,
Là, entre vos deux paumes
Sans jamais regretter
Ce temps en aparté,
Hors de votre royaume :
Le bon, oui, fait du bien
À tous ceux qui n’ont rien
Qu’un tout peu de lumière
Dans leur trop longue nuit
Qu’hélas la vie a fui,
C’est une joie première
Qu’un don d’un bout de ciel
Valant bien mieux que miel.

vendredi 6 février 2026

jeudi 5 février 2026

HAÏKU LITTÉRAIRE

Je ne suis pas le prochain Hugo ni le nouveau Verlaine
.
Je veux être, immodestement, le premier moi-même.

C’EST UN COU À PENDRE !

Petite fable affable

À peine marié, un coucou
Impose, sans. fard pour le coup,
À la dulcinée, qu’avec passion,
Émoi, il courtisait naguère :

« Ma mie, il est de bonne guerre,
Qu’œuvrant hors de notre foyer
Tu me le rendes fort douillet,
Propre à souhait. Que tu me cuisines
Le meilleur et que tu lésines :
Tu n’as pas besoin, épousée,
De faire la pimpesouée.

Et puis quand mon labeur s’achève,
Au soir venu, après de brèves
Effusions, mon amour, devine
Qui viendra me laver le corps
Me soigner encore et encor’
Et puis m’apprêter,  ma divine ?

- Les pompes funèbres, Chéri ! »

Avis à qui n’aurait compris :
Ménage bien ta ménagère
Pour qu’elle reste « ta très chère » !

mardi 3 février 2026

HAÏKU CIBLÉ

Sur un coup de sang, je peux mettre dans le mille.

BRUME D’AUTOMNE

Sur une photo de Marc-Yvan Custeau, 6 octobre 2025

Légère et vaporeuse, une voile de brume
Se pose  sur les champs d’un été défunt,
Brouille l’horizon sacrifiée à sa faim ;
Elle semble danser au vent qui l’écume.

La buée des nues du jour qui naît enfume
D’un ballet mélancolique, séraphin,
Bois et buis, soudain sans attrait ni parfum,
Plantons d’une nuit perdant toute amertume.

Tout semble fondu, confondu, comme feint
Derrière la toile qui d'air posthume,
En vagues, enveloppe tout jusqu’aux confins.

Écharpe de mousseline qui costume
L’aube nébuleuse, tu flottes sans fin,
En flux, reflux qui appellent un trait de plume.



lundi 2 février 2026

dimanche 1 février 2026

HAÏKU’I’DAM

Sans grand effort, n’importe qui peut devenir quelconque.

ATRABILAIRES DE RIEN

Petite fable affable

Un homme sanguin, las, était sans gain.
Qui voudrait donc être en affaires
Avec qui n’en est pas une. Un béguin
Trouva avec lui de quoi faire.
Or ce phraseur-là, un brin ombrageux,
Rêvait d’un mariage avantageux
Jugeant que ces unions futiles 
Se doivent d’être avant tout « utiles ».

Ce rageux ombrageux se fit galant,
Beau diseur, libéral, sobre,  plein d’allant
Que ne ferait pas, l’ami, un irascible
Quand il a en sa visée si belle cible ?!

L’aigre maria la belle et, las, fut pigeon
Car il se révéla ronchon et revêche,
Au lendemain de ses noces, son « bourgeon » !
Oui, elle avait caché, son jeu, la pimbêche.
Elle aussi. Et, pire, sans le sou itou.
La soupe à la grimace, non au pistou,
Fut leur quotidien menu car la grincheuse
Était aussi acariâtre que tricheuse.

Notre vieux bougon se fit, à vie, chagrin
Avec sa grognon, se bouffant le tarin :
Ces époux, qu’on disait fort mal assortis,
L’étaient bien moins dès leur première sortie…
Ils devinrent la risée de nos villages
Et la preuve que loup change de pelage
Mais pas d’humeur ni, surtout d’état d’esprit
Et que d’un mensonge on paie toujours le prix.

Si les contraires, tant nous dit-on, s’attirent
Qui se ressemble hélas s’assemble. Toujours.
Quoi qu’on fasse, ange ou démon, prude ou satyre,
Bien souvent, finissent ensemble leurs jours.

samedi 31 janvier 2026

HAÏKU D’IMAGES

Je suis plutôt quelqu’un plus ou moins réfléchi… selon les miroirs que je croise.

UN COUP DU SORT

 

Petite fable affable

« Salut, je fais une petite apparition ! »
Ainsi parlait, venant aux fées, l’illusionniste
Du plat pays qui les aimait avec passion.

« C’est sorcellerie : nous pensions à vous, l’Artiste !
Que désirez-vous à part encor’ faire un tour
Chez nous ?!… Car, par trop, vous nous tournez autour.

 - Je suis hermétique au Grand Art, les Sacrilèges,
Et n’en fais mystère mais quelque sortilège
Rendrait, mes amies, ma prestidigitation
Plus spectaculaire. Jadis, vous me rendirent,
Un tel service et n’y trouvais rien à redire. »

Là, l’une des hôtes de l’occulte pension
Fit, dans un sourire, à ce bien fumeux apôtre : 
« Vous nous en voyez, cher monsieur, fort enchantées
 À défaut, je dois vous l’avouer, d’envoutées !

- Maléfice, le mal est fait, ma mie ! fit l’autre.
Je hais ces amis qui, magiciens, disparaissent
Si d’aventure hélas vous avez besoin d’eux
Et qui, sorciers, tout en charme, réapparaissent
Quand ils ont besoin de vous… et en moins de deux ! »

jeudi 29 janvier 2026

HAÏKU D’ESPAGNOLETTE

Je préfère ouvrir des fenêtres, triées sur le volet, qu’enfoncer des portes ouvertes.

LA VIE EST ROSSE…

D’après la Vie en rose d’Edith Piaf & Louiguy

Des maux qui vous brisent les reins,
Des mots qui tuent comme des cartouches,
Voilà, chère Sainte-Nitouche,
Les jours qu’on vit. Vipérins…
Quand je vois tous ses coups bas,
Ses dols et ses trépas
Je sais qu’la vie est rosse.
Elle dit peu d’mots d’amour ;
Ses « jamais » sont « toujours »
Et c’est moi que l’on dit féroce.

Car sans une once de cœur,
On va de rancune en rancœur ;
Ça fait qu’encore on cause…
Mais c’est ainsi, ici qu’on vit nos vies
Tout est écrit, tout est dit, à l’envie…
Et quoi qu’on la voie, ma foi,
Un peu tous comme moi,
Le cœur nous bat.

Désir d’amour à assouvir
Ou « encore » qui nous encrassent,
Allers sans retour qui nous cassent,…
On veut toujours plus à en mourir
Quand je vois tous ses coups bas,
Ses dols et ses trépas,
Je sais qu’la vie est rosse.
Elle dit peu d’mots d’amour,
Ses « demain » sont « un jour »,
Et c’est moi que l’on trouve atroce.

Car n’ayant plus l’âme au mors,
On va de regrets en remords ;
Et ça, sans fin ni pause…
Mais c’est ainsi, ici qu’on vit nos vies
Tout est écrit, tout est dit, à l’envie…
Et quoi qu’on la croie, des fois,
Un peu tous comme moi,
Encor’ on s’bat.

Et quoi qu’on voie ça, ma foi,
Un peu tous comme moi,
Le cœur nous bat.

mercredi 28 janvier 2026

HAÏKU RENDU

On goûte les militaires sortis du rang et les civils sachant rester dans celui qu'on leur a assigné !