Rien ne bruit tout cuit
Sous ce ciel qui luit
La chaleur sournoise
Nous cherche des noises
Brûlant et chauffant
À blanc étouffant
L’air qui en grésille
Sans fin banderille
L’azur rousillé
Les sols fendillés
Au boudoir des ombres
Le vent est du nombre
Cruel il flamboie
Toujours aux abois
Il ne fait de vagues
Et mie ne divague
Consume en lourdeurs
Même nos ardeurs
Vouloirs s’évaporent
Et par tous nos pores
L’abîme béant
De l’éther céans
Happe l’existence
Et la consistance
Des êtres muets
Rompus de suées
Plus aucun nuage
Las aux nues ne nage
Rien ne bruit tout cuit
Sous ce ciel qui luit

