Quand bruine et crachin les autres bercent,
Les eaux du temps pleuvent sur mes ans :
Mes hiers se déversent en averses
Érodant par ondée mon présent
Qui ne m’apparaît que comme traverses.
Les pluies, de longtemps, pleurent mes ans
Et rincées ou saucées, qui dégouttent
En moi, me font, las, craindre un cuisant
Avenir qui ne sera, sans doute,
Qu’orages et grains des plus déplaisants.




