Et si, d’aventure, là, il n'en restait qu'un
Pour faire saigner d'or l’encre de ses plumes
Et pour dissiper vos brouillards ou vos brumes,
Je serais celui-là c’est, je crois, certain !
Résonnera ma voix, écho impavide,
Alors qu’hélas tout de votre passé s'efface,
Livré au vain du temps qui court, autre face
Du néant de vos vies devenues si vides.
Et, par quelque hasard, s'il en restait qu’un
À mettre des strophes et des vers en volumes
Pour réenchanter des jours la vile écume,
Je serais, je le crois, encore au turbin
Pour raviver les souffles et pour enflammer
Vos matins, pour éclairer vos crépuscules
En ce monde où crie le fort et, minuscule,
Murmurent les faibles, d’amour affamés.




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