Mosaïque de poésies prosaïques & de proses poétiques

parfois sous forme d'aphorismes, de chansons et surtout de fables…

Affichage des articles dont le libellé est Social. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Social. Afficher tous les articles

dimanche 13 septembre 2026

HAÏKU’MPLEXE ?

C’est fou ce petit faible que l’Humain a pour la force.

LE COQ & LE CHEVAL

Petite fable affable

Dans la basse cour de la ferme, Maître Coq,
Renversé par un hongre quittant le paddock
Pour son écurie, à crête que veux-tu, tonne :
« Tu peux pas regarder où tu vas, eh gros tas ! »
Sans voir qu’il piétinait de rage, ce bêta,
Une chenille aux couleurs fanées de l’automne ;
Charpie aurait été amas plus résistant
Et bouillie paraîtrait un gruau consistant.

À ne loucher que sur ce que nous font les autres
Nous nuisons bien plus à autrui que ces apôtres !

vendredi 11 septembre 2026

HAÏKU’LORISATION

L’humour noir faut souvent rire jaune.

LE PARNASSE PLUTÔT QUE L’OLYMPE

Las !, les dieux ne m’ont presque rien donné
Et leur ai pris beaucoup, aiguillonné
Par leur avarice à mon endroit, je crois.
J’en fais catalogue, ce jour, à bon droit :

J’ai pris aux nues une once de talent 
Mais ni nom illustre ni, pis, génie ;
Pas de position ou d’équivalent,
Mais une plume pour,  qu’en ma mesnie,
Je chante les couleurs du temps, ses gaietés
Et ses usures, conte la beauté
Partout où elle est, même hors nos étés,
Rime le monde jusque’à m’entêter,…

Certes ces dieux-là m’ont privé d’éclat,
De reconnaissance ou d’être de gala
Mais j’ai pu trouver un sens à ma vie,
Au point que d’aucuns cuistres me l’envient.
Et j’ai trouvé, en un monde noir, l’espoir
D’aubes radieuses et de plus beaux soirs
Encore même s’il faut, sans surseoir,
Jouer les gratte-papier laborieux,
 Labourant toujours, sous les plus riants cieux,
Sous des ciels pleurant ou indifférents,
Des sillons stériles où germent inepties
Et autres folies nécessitant psy' !

jeudi 10 septembre 2026

mercredi 9 septembre 2026

VIE D’HAÏKU’PLEUX

Souvent, at home, l’homme est atome.

L’ABEILLE & LA MOUCHE

Petite fable affable d’après Fénelon

Un matin, une abeille aperçut une mouche
Tournant autour de sa ruche. L’eau à la bouche,
Le diptère vrombit de plus en plus près,
L’apidé faillit lors la mettre aux arrêts.

« Que viens-tu faire ? cria notre furieuse. 
Toi qui paresses alors que je suis laborieuse,
Comme mes sœurs. File bourdonner plus loin
Chercher dans ces ordures que tu adores
De quoi rassasier ta faim, crotter ton groin,…
Il n’y a pas de place ici pour qui se dore
            La pilule !

                                              - Hélas nous vivons tous, ma soeur,
Comme nous le pouvons, fit avec douceur
L’interpellée. La pauvreté n’est pas vice 
Mais le mépris si. Ceci dit sans malice ! »

lundi 7 septembre 2026

HAÏ(trou du)KU

Attention : les faux culs sont, très souvent, de vrais cons !

LE LONG DE L’EAU

Sur une photo de Marc-Yvan Custeau, 8 janvier 2026

Le long de l’eau, coulent les heures…
Le temps apparaît comme un leurre,
Lui toujours trot ou galop,
À l’ombre douce des bouleaux,
Sous un ciel gris qui ne pleure.


Dans les halos tout ocelot,
Je vais, les yeux mi-clos,
Par le gazon où parfums fleurent,
Le long de l’eau.


Je goûte aux souffles qui affleurent,
Rêve à ce qui toujours demeure ;
Au plus loin des urbains sanglots,
Je me fonds dans ce vert tableau,
Errant, sans mélo sans culot,
Le long de l’eau…





samedi 5 septembre 2026

D’UN SEUL HAïKU D’ŒIL

Pour être pour quelque chose dans une affaire, il n’y a souvent rien à faire.

LES DEUX MÈRES

Petite fable affable

Dans le bus qui menait à la ville,
Ce matin-là, les doigts tout fébriles
Une mère et son fils sont perdus 
Dans leur vie virtuelle, pendus
À leur téléphone cellulaire
Avec une palpitation scolaire.

Soudain la dame avise que l’on lit
Un livre près d’elle. Elle abolit
Lors toute retenue et s’exclame
À cette personne comme on déclame :
« Madame, comment donc faîtes-vous
Pour que vot’ fille en lecture s’use.
J’ai beau faire et beau dire, voyez-vous
Mon bambin, hélas, s’y refuse.
Et n’a plus d’yeux que pour son écran.

- Madame, c’est dur d’être un parent.
Et je n’aurai appris qu’une chose
À le faire, aux heures grises ou roses :
Pour bien faire il n’est qu’une façon
Et l’exemple vaut milles leçons ! »

vendredi 4 septembre 2026

jeudi 3 septembre 2026

HAÏKU DE MARTEAU

Certaines mises en boîte valent des mises en bière. 

LE BOUQUET

Sur une photo de Marc-Yvan Custeau, 24 novembre 2025

L’aurore m’offre un bouquet de roses
Entre l’incarnat, le thé, le saumon,
Là, à fleur de ciel, en amont
De ce bois resté, lui, morose.

Et sur les chairs carnées des nues osent
Entre pourpre et lilas sans sermon.
L’aurore m’offre un bouquet de roses
Entre l’incarnat, le thé, le saumon,…


Éclats et couleurs nous livrent une prose
Poétique née des piémonts.
C’est du lourd char du jour le timon
Chassant la nuit qui se nécrose.
L’aurore m’offre un bouquet de roses.



mercredi 2 septembre 2026