Mosaïque de poésies prosaïques & de proses poétiques

parfois sous forme d'aphorismes, de chansons et surtout de fables…

vendredi 11 septembre 2026

LE PARNASSE PLUTÔT QUE L’OLYMPE

Las !, les dieux ne m’ont presque rien donné
Et leur ai pris beaucoup, aiguillonné
Par leur avarice à mon endroit, je crois.
J’en fais catalogue, ce jour, à bon droit :

J’ai pris aux nues une once de talent 
Mais ni nom illustre ni, pis, génie ;
Pas de position ou d’équivalent,
Mais une plume pour,  qu’en ma mesnie,
Je chante les couleurs du temps, ses gaietés
Et ses usures, conte la beauté
Partout où elle est, même hors nos étés,
Rime le monde jusque’à m’entêter,…

Certes ces dieux-là m’ont privé d’éclat,
De reconnaissance ou d’être de gala
Mais j’ai pu trouver un sens à ma vie,
Au point que d’aucuns cuistres me l’envient.
Et j’ai trouvé, en un monde noir, l’espoir
D’aubes radieuses et de plus beaux soirs
Encore même s’il faut, sans surseoir,
Jouer les gratte-papier laborieux,
 Labourant toujours, sous les plus riants cieux,
Sous des ciels pleurant ou indifférents,
Des sillons stériles où germent inepties
Et autres folies nécessitant psy' !

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