Mosaïque de poésies prosaïques & de proses poétiques

parfois sous forme d'aphorismes, de chansons et surtout de fables…

mercredi 2 septembre 2026

mardi 1 septembre 2026

HAÏKU’RIR L’APRÉS TENTAINE

Courir le guilledou pour certains Guy est dur !

ON NE COQUILLE POINT EN VAIN

Petite fable affable

Un coq de village méprisait ses voisins
Et, pire en pays de poulaille, ses cousins
Il daubait. Ils étaient tous pires
Que sotte buse, c’est vous dire.
Bien sûr coqueluche, ce coquet tout caquet,
Des coccottes coquettes, sur un vieux haquet,
Coqueriquait haut à ses belles
Qu’il n’abusaient qu’en ribambelle ;
Il les goûtait fraîches, leur coquille brisant ;
Poulettes au mieux. Les êtres méprisants 
Sont souvent  les plus méprisables…
Et en cela inexcusables !

Ce coq hardi berçait donc de coquecigrues
Qui, volage pour les sens, n’était que grue,
Volatile hélas par essence 
À son regard tout d’indécence.
Et pour le reste, il s’en tapait le coquillart
Mais un coquelet, vrai coquebin, au paillard
Cocardier fit reproche. Bourde !
Il dut fuir par les coquelourdes
Et les coquelicots, un gros coquard à l’oeil.
Adieu bon grain et coquillettes,
Coquillages en bris et vie follette ! 

L’incident fit coqueter dans la basse-cour
Et caqueter en ses coquetels. Ces discours
À leur coqueleux arrivèrent.
Pour le fat ce fut un calvaire :
L’homme lui pardonnait bien ses coquineries
Mais ses algarades point, ni ses chienneries.
« Trop tard, Têtard ! Pour toi, c’est soupe
Ou caquelon. À la découpe !
Saches bien que lorsqu’on est en dessous de tout
On se pense très souvent au-dessus de tous,
Mais pour cette mortelle faute
On trouve toujours sa chicotte ! »