Librement inspiré par un certain R. Kipling (1865-1936)
Si tes larmes tarissent aussitôt saillies ;
Si les mots te relèvent après avoir failli
Et si tu es serein face à l’offense
Souriant prou après avoir pleuré d’abondance ;
Si tu restes droit, indifférent à l’encens
Et aux traits si cruels de ces bien pensants
Qui pensent navrer avec le fiel de leur langue ;
Si l’amas de richesses et la postérité
Te laissent froid, comme les politiques harangues,
Et si tu leur préfères les naturelles beautés
Et les horizons où peut planer ton âme
Ou les nues où se nouent les bonheurs, les drames,…
Si ton regard se mouille au génie de l’art ;
Si t’émeus quelque vers plus qu’un chant paillard ;
Si ton feu est flambeau, ta flamme lumière,
Tu seras un poète, un fils de chaumière.

