Petite fable affable d’après Le caillou
d’Henri Cobourg (Fables, 1860)
De sa lointaine pampa,
Dessus une voie unie,
Un homme allait d’un bon pas
Pour quérir un bon repas
Offert par bourse bénie
Ses pieds alertes franchissent
Les lieues d’un pas fort léger ;
Ses jambes mie ne fléchissent
Mais un caillou vient se piéger
En sa chaussure bien lisse.
Il rage à ce contretemps,
Se détournant d’une route
Pour ôter, tout haletant,
L’intruse qui le déroute
Pour bien plus qu’un bref instant.
Or devenait là fondrières
Et bourbier son bon chemin
Qui n’était que de poussière.
Et ce n’était pas demain
Qu’il aurait goûté daubière !
L’ingrat ne voit pas la pierre
Le détournant des ornières.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire