Sur une photo de Marc-Yvan Custeau, 1 novembre 2024
Riche en silences, notre forêt s’ocre
Aux jours devenus les meilleurs de l’an.
Feuillées abandonnant leurs verts médiocres
Annoncent que le temps devient plus lent
Et prend le chemin de l’hiver aux blanches
Livrées, long comme un éternel dimanche.
Bronzes et cuivres trouvent là leur fortune.
Ils ont toute frondaison envahis ;
Baignés de lumières rousses s’enbrunent
Nos fourrés, sous les ciels encor’ bleuis.
Chacun perd un peu de son âme verte ;
En gardant un bout d’été au cœur, certes !
S’éteignit jà des plus doux des souffles,
Loin de ce monde qui s’étend, mâtin.
Parées du sceau d’or des jours qui s’essoufflent
Se rafraichiront fort les clairs matins
Comme froidiront les nuit lactescentes
Le long de routes devenant glissantes…

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