Petite fable affable
« Comment faire pour arriver à ses fins
Quand on n’a, las !, point commencé. Car enfin
Il doit bien exister un truc, une approche
Qui fait que, sans qu’on voie anguille sous roche,
On réussisse son coup… à tous les coups ! »
Ainsi songeait un lycaon, triste frimousse,
Cherchant le chemin le plus court pour sa brousse
Quitter au plus tôt… Et jouer, plus loin, les coucous.
Ce canidé se triturait les méninges
À en faire abondamment suer son linge,
S’il en avait eu, évidemment. Cafouilleux,
N’ayant l’air de rien, ne valant guère mieux,
Il croyait que pour tout existait une manière
Qui évite tracas ou bien fondrières,
Et cherchait quelque combine, et ce sans fin,
Ou, une façon, à en perdre soif et faim,
Pour, en tout cas, en faire le moins possible
Et, en tout lieu, vivre au mieux, seul, impassible.
Bref, jouer au Roi Lion à la parfin !
Pour cela, dans le plat pays, il musse,
Épuise son temps à sa quête têtue
Ne faisant plus rien d’autre. Par vaux pentus,
Aux couleuvres, il demande en vain leur astuce.
Mais elles se taisent. Lors, notre sac à puces,
Par les chaos, questionne les vieux lézards.
Pas plus bavards, ils s’enfuient comme au hasard,
Dès qu’il leur présente sa hideuse face.
« Je ne veux qu’une formule, les chiches-faces,
Qu’une marche à suivre pour vivre vieux
En faisant peu, ou moins encore, Bon Dieu ! »
Chevalier errant ayant perdu sa fasce,
Le charognard, défait, croisa un matin
Une hyène. Il lui fit donc son baratin.
« Le but importe plus que la voie, fait-elle,
Toute solution est en toi non sur stèle.
Souvent, les méthodes sont ce qu’elles sont :
Sans conséquence. Ta vie en est leçon ! »
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