Sur une photo de Marc-Yvan Custeau, 7 octobre 2025
Le soleil, ce matin, joue les bretteurs
Avec les sombres ténèbres qui s’escriment
À rester dans l’ombre et, provocateur,
Joue de la taille et de l’estoc mêmement
Pour chasser la pénombre, inspirateur
Du recommencement de tout un monde,
D’une renaissance pleine de faconde.
Il fait éclore quelques roses au vair
De la mousse comme il pare le revers
De nos pierres les moins précieuses
D’éclats de cristaux, éveille les couleurs
D’une aurore jamais capricieuse
Quand il s’git d’éteindre nos douleurs.
Tombé d’un ciel serein, le vent soupire,
Pour évaporer mes soucis aux nues
Et la rosée qui a établit son empire
Au pied des taillis et des blés grenus,
À l’heure où, jà, le jour se fait vampire
Non loin des grands bois sourds du père Hugo
Tirés du sommeil et déjà tout ragots.
Un oiseau se gonfle de chants qui mettent
Du miel dans mon encre, et comme allumette,
Ils éclairent mon âme et font mûrir
Mes mots mus en vers à leur lumière,
Embaumant des pages promptes à mourir,
Et ma verve devient verbe, altière.

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