À l'occasion de la la journée mondiale de la poésie, 21 mars 2026
Sur un ver de Victor Hugo (1846) & une photo de Marc-Yvan Custeau, 3 janvier 2026
J’ai devant moi le jour et la nuit derrière,
La nuit qui fait sa mue alors que Râ étreint les nues,
Embrassant l’horizon, à l’heure des prières
Suspendues dans cet air léger qu’est devenu
Loin des gazons fleuris, de tapis de bruyères,
Le matin qui, enfin, se réveille avec toi,
Instant courtois compris entre deux temps matois.
J’ai devant moi le jour et la nuit derrière,
Déjà mes voiles volent au vent de l’avenir,
Pour goûter, loin de l’adversité altière
L’humeur des saisons dès lors, ma foi, à bénir
Quand, ailleurs, un ciel las noir, aux moeurs meurtrières,
Saigne sa pluie d’acier ou sa grêle de fer
Pour faire sur notre terre, un fol feu d’enfer.
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