Là où las gîtait ma plaine,
Riche d’arbres et de grains
Et en gros bestiaux qui broutent,
Ne courent plus que des routes.
Longues comme des chagrins,
Elles vont, à perdre haleine,
Vers d’improbables lointains,
Vers d’indicibles destins.
Là où poussaient le blé, l’orge,…
Par des brouillards alourdis,
Il ne germe que taudis
Et banlieues coupe-gorges…
Là où le ciel épousait
La terre, où les nues épaisses
Traînaient sur les toits des bourgs
Ne sont qu’insolentes tours ;
Y survit l’humaine espèce.
Elle y pousse, sclérosée,
Dans un monde hélas fini
Mais qui rêve d’infinis.
Petite Arcadie naguère,
Ma plaine au soleil perdu,
Et aux souffles éperdus,
Te voilà terre vulgaire…
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