Sur une photo de Marc-Yvan Custeau, 6 octobre 2025
Légère et vaporeuse, une voile de brume
Se pose sur les champs d’un été défunt,
Brouille l’horizon sacrifiée à sa faim ;
Elle semble danser au vent qui l’écume.
La buée des nues du jour qui naît enfume
D’un ballet mélancolique, séraphin,
Bois et buis, soudain sans attrait ni parfum,
Plantons d’une nuit perdant toute amertume.
Tout semble fondu, confondu, comme feint
Derrière la toile qui d'air posthume,
En vagues, enveloppe tout jusqu’aux confins.

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