Prenez donc du soleil,
Teinté d’or, de vermeil,
Là, entre vos deux paumes
Et mettez-le au vent,
Un Pas trop énervant
Pour les foins ou les chaumes,
Afin que, l’air de rien,
Courant et aérien,
Il donne plein de rêves
À d’autres horizons
Des lointains, des grisons,
Et leur offre une trêve
Voire un zeste d’espoir,
D’amour, dans leur soir noir.
Prenez donc du soleil,
Teinté d’or, de vermeil,
Là, entre vos deux paumes
Sans jamais regretter
Ce temps en aparté,
Hors de votre royaume :
Le bon, oui, fait du bien
À tous ceux qui n’ont rien
Qu’un tout peu de lumière
Dans leur trop longue nuit
Qu’hélas la vie a fui,
C’est une joie première
Qu’un don d’un bout de ciel
Valant bien mieux que miel.
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