Cycle pyrénéen
L’orage a griffé les ombres
Et fait trembler la pénombre.
Lors, le soir défiguré,
Ne pouvait rien augurer
De bon pour prés ou villages
Endormis comme enfants sages.
La terre battue de pluies
Pleure fort, sans fard, la nuit
Durant. Le sol à nu luit
Et l’écho, sans cesse, bruit…
L’aube a allumé les ternes
Lueurs des mornes lanternes
Des longues journées d’ennui,
Des jours où le temps nous fuit…
Le ciel posé sur les crêtes
En a mangé les arrêtes…
L’horizon a disparu
Noyé de brumes ventrues :
Les nues ont l’humeur bourrue
Au lendemain de leur crue !
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