Le vent a défeuillé tous les voiliers
Et il embrasse la roche grise,
Sans tendresse, bien plus froid que bise,
Effeuille les genêts sans sourciller,…
Il ne fait pas bon être roulier
Car, aux récifs, des lames se brisent ;
Par vagues, les embruns nous défrisent,
Cinglant sans fin les rares halliers.
Tout ce décor inhospitalier
De lande mise à nue est aux prises
Avec un horizon venu l’exfolier.
L’hiver ici, las, est sans surprise :
L’océan, souvent, est fou à lier
Et la terre est sous son emprise !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire