Petite fable affable
Vivant en un clapier de plain-pied,
Sans stuc au plafond et sans dais,
Un bon taupier devenu fripier
Aimant tout le monde accommoder,
Travaillant toujours d’arrache-pied,
Prit en pitié quelque va-nu pied,
Un cadet, un nardet, dadais,
Qui passait ses journées à l’épier.
C’était, las, un dernier de cordée
Vivant sans le sou et sans papier,
Farfadet aimant à paillarder,
Vider des godets de muscadet,…
Ancien troupier, on l’avait lourdé.
Mais il état ingrat ce casse pied,
Sachant maints mauvais tours bien rodés.
Il fit donc choir en un vil guêpier
Son bienfaiteur sans guère tarder
Et, pire, l’a ainsi estropié.
Mais le taulier fut vilipendé
Et son bon geste on lui fit expier
Chez les bonnes gens qui ont pépié :
« Fais donc du bien à un baudet
Et il te rendra un coup de pied ! »
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