Dans le petit matin nu, tremblant,
Parmi les ombres crépusculaires,
Les coteaux froids jaunissent à blanc
Aux feux fanés d’une aube célère
Qui ignore les coins que la nuit
Baigne encore de suie et d’ennui,…
Par les frimas venus l'effeuiller,
Décontenancé, un gros bras d’arbre
Balaie un ciel lointain, endeuillé
Où, vers l’horizon resté de marbre,
Fuit la fumée bistre des toits
Que couvre un hiver blanc, matois.
De bise fouettés, cailloux gris
Des chemins à l’abandon s’effacent,
S’oublient taillis au bois rabougris.
Las, tout ici engloutit nos traces
Et nos vies, à la morte saison
Qui enterre jusqu’à nos maisons…
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