Mosaïque de poésies prosaïques & de proses poétiques

parfois sous forme d'aphorismes, de chansons et surtout de fables…

samedi 31 janvier 2026

HAÏKU D’IMAGES

Je suis plutôt quelqu’un plus ou moins réfléchi… selon les miroirs que je croise.

UN COUP DU SORT

 

Petite fable affable

« Salut, je fais une petite apparition ! »
Ainsi parlait, venant aux fées, l’illusionniste
Du plat pays qui les aimait avec passion.

« C’est sorcellerie : nous pensions à vous, l’Artiste !
Que désirez-vous à part encor’ faire un tour
Chez nous ?!… Car, par trop, vous nous tournez autour.

 - Je suis hermétique au Grand Art, les Sacrilèges,
Et n’en fais mystère mais quelque sortilège
Rendrait, mes amies, ma prestidigitation
Plus spectaculaire. Jadis, vous me rendirent,
Un tel service et n’y trouvais rien à redire. »

Là, l’une des hôtes de l’occulte pension
Fit, dans un sourire, à ce bien fumeux apôtre : 
« Vous nous en voyez, cher monsieur, fort enchantées
 À défaut, je dois vous l’avouer, d’envoutées !

- Maléfice, le mal est fait, ma mie ! fit l’autre.
Je hais ces amis qui, magiciens, disparaissent
Si d’aventure hélas vous avez besoin d’eux
Et qui, sorciers, tout en charme, réapparaissent
Quand ils ont besoin de vous… et en moins de deux ! »

jeudi 29 janvier 2026

HAÏKU D’ESPAGNOLETTE

Je préfère ouvrir des fenêtres, triées sur le volet, qu’enfoncer des portes ouvertes.

LA VIE EST ROSSE…

D’après la Vie en rose d’Edith Piaf & Louiguy

Des maux qui vous brisent les reins,
Des mots qui tuent comme des cartouches,
Voilà, chère Sainte-Nitouche,
Les jours qu’on vit. Vipérins…
Quand je vois tous ses coups bas,
Ses dols et ses trépas
Je sais qu’la vie est rosse.
Elle dit peu d’mots d’amour ;
Ses « jamais » sont « toujours »
Et c’est moi que l’on dit féroce.

Car sans une once de cœur,
On va de rancune en rancœur ;
Ça fait qu’encore on cause…
Mais c’est ainsi, ici qu’on vit nos vies
Tout est écrit, tout est dit, à l’envie…
Et quoi qu’on la voie, ma foi,
Un peu tous comme moi,
Le cœur nous bat.

Désir d’amour à assouvir
Ou « encore » qui nous encrassent,
Allers sans retour qui nous cassent,…
On veut toujours plus à en mourir
Quand je vois tous ses coups bas,
Ses dols et ses trépas,
Je sais qu’la vie est rosse.
Elle dit peu d’mots d’amour,
Ses « demain » sont « un jour »,
Et c’est moi que l’on trouve atroce.

Car n’ayant plus l’âme au mors,
On va de regrets en remords ;
Et ça, sans fin ni pause…
Mais c’est ainsi, ici qu’on vit nos vies
Tout est écrit, tout est dit, à l’envie…
Et quoi qu’on la croie, des fois,
Un peu tous comme moi,
Encor’ on s’bat.

Et quoi qu’on voie ça, ma foi,
Un peu tous comme moi,
Le cœur nous bat.

mercredi 28 janvier 2026

HAÏKU RENDU

On goûte les militaires sortis du rang et les civils sachant rester dans celui qu'on leur a assigné !

mardi 27 janvier 2026

HAÏKU D’ENVIES

Pour faire bonne mesure, j’ai mis ma vie en ordre… dispersé !

EST-IL PIS IMPIES QUE PIES ?

Petite fable affable

Dame corneille faisait grief,
Lès un bien trop placide bief,
À des pies de leurs bien vils pillages
Et de leurs vains tumultes et tapages :
Ces voisines étaient, las, âpres au gain
Et, pour le garder, prêtes au plus sanguin
Des combats avec les porteurs d’ailes
Les titis comme les décrépis,
Qui lassés des graines ou de l’épi,
Auraient lors voulu, par les pradelles,
Le leur voler. S’en suivaient des grains 
Qui rendaient les cieux gris fort chagrins.

« Autant raisonner avec la muraille !
Et tu n’en tireras que dépit :
Elle feront pis et ça sans répit,
Lui dit l’hirondelle qui ferraille,
Parfois, avec ces gueuses sans foi
Ni loi. Et elles calquent, je crois,
Sur ces bêtes d’hommes pour leur mode
De vie et leur façon de voir commode :
Prends sans vergogne ce qui te plaît
Mais interdis aux autres simplets
De te le ravir à leur tour au risque
De la rixe ou d’un sommeil qui bisque ! »

dimanche 25 janvier 2026

HAÏKU (de tête) DE PIOCHE

D’aucuns creusent leurs idées comme on le ferait d’une tombe…

PREMIÈRES HEURES

Sur une photo de Marc-Yvan Custeau, 23 septembre 2025

À mon huis, comme toujours clos,
Le petit matin frappe et cogne
Demandant l’entrant à l’enclos
De la nuit. Et sans vergogne…

L’aube vient et luit, l’oeil mi-clos,
Dans des couleurs tigre et vigogne
Et la rosée toute en sanglots.

L’ombre joue les poupées cigognes
Mais l’aurore n’est que halos.

Puis le jour montre enfin sa trogne…



vendredi 23 janvier 2026

HAÏKU JARDINIER

Si l’herbe est plus verte ailleurs dis-toi que c'est qu’il y pleut !

COUP DE GUEULE

Petite fable affable

Maître Croco’, sous son arbre couché,
 Vient à s’épandre car il fait la gueule,
Lui qui tant aime à se la fendre et moucher
Les fines gueules ou bien les forts en gueule.

Gueule de bois ouvre donc grand sa gueule
 À un petit pluvian mal embouché,
Qui, hélas, lui aussi a de la gueule,
Et fort en donne sans s’effaroucher,
Pour philosopher sans s'faire bégueule.

« Dis-moi : pourquoi on n’aime pas ma gueule ?

- Car tu en pues. C’est pour ça qu’on te fuit
Et que moi, là, un peu plus et je dégueule !
Tu donnes de la gueule par ennui,
Même quand tu joues, Pèpère, les gueules 
D’amour. « Tu vois, ici, rien n’est fortuit ! »
C’est ce qu’a écrit le penseur Googueule.

- Si t’étais moins adroit tu serais cuit
Car, l’Ami, je te casserais la gueule :
Tu en mets plein la mienne qu’aujourd’hui
Tu te payes par trop. C’est casse-gueule !
Je suis prompt, dit-on, aux gestes gratuits
Et les tronches de raie, moi, j’égueule !

- Passe-toi donc l’envie au brûle-gueule !
Tu crèveras gueule ouverte, douché,
Parce que tes pairs toujours tu engueules
Et que sans fin tu gueules, Sieur Boucher ! »

Maître Croco’, sous son arbre touché,
Ferma, pour une fois, sa grande gueule.
Hélas pour l’oiseau… qui finit bouchée
Ce bien qu’il fut qu’un simple amuse-gueule.

La plupart des soucis que l'on essuie,
Gueules d’apôtre, sont par nous produits.

jeudi 22 janvier 2026

mercredi 21 janvier 2026

HAÏKU D’AVANCE ?

Quand comprendrez vous que votre course éperdue
Contre le temps, hélas, est d’avance perdue ?!

SOUVENIR DE MONTAGNE

Cycle pyrénéen

L’orage a griffé les ombres
Et fait trembler la pénombre.
Lors, le soir défiguré,
Ne pouvait rien augurer
De bon pour prés ou villages
Endormis comme enfants sages.

La terre battue de pluies 
Pleure fort, sans fard, la nuit
Durant. Le sol à nu luit
Et l’écho, sans cesse, bruit…

L’aube a allumé les ternes 
Lueurs des mornes lanternes
Des longues journées d’ennui,
Des jours où le temps nous fuit…
Le ciel posé sur les crêtes
En a mangé les arrêtes…

L’horizon a disparu
Noyé de brumes ventrues :
Les nues ont l’humeur bourrue
Au lendemain de leur crue !

lundi 19 janvier 2026

HAÏKU PESSIMISTE

Demain nous met des rêves en main dont il coupera presque aussitôt les ailes.

“BRISE MARINE“, VOUS DÎTES ?

Le vent a défeuillé tous les voiliers
Et il embrasse la roche grise,
Sans tendresse, bien plus froid que bise,
Effeuille les genêts sans sourciller,…

Il ne fait pas bon être roulier
Car, aux récifs, des lames se brisent ;
Par vagues, les embruns nous défrisent,
Cinglant sans fin les rares halliers.

Tout ce décor inhospitalier
De lande mise à nue est aux prises
Avec un horizon venu l’exfolier.

L’hiver ici, las, est sans surprise :
L’océan, souvent, est fou à lier
Et la terre est sous son emprise !

samedi 17 janvier 2026

HAÏKU RÉEL

Il fait savoir suivre les chemins que l’on s’est ouvert.

SÉPULCRAL TÊTE-À-TÊTE

Petite fable affable

Un matin, la Mort dit à la Vie : 
« Sur ma faux, ma foi, toi, je t’envie.
Pourquoi donc t’aime-t-on, toi si garce,
Qui n’est à tout prendre qu’une farce ;
Alors que moi, partout, on me hait
Bien que je sois franche et dise vrai ?!

- Justement : je suis un beau mensonge !
Et l’homme vit de rêves et de songes.
Aussi malgré tous mes contre-temps,
Aléas, coups du sort irritants,…
On me préfère à toi, la Camarde.

- Mais, il sait, et parfois en cafarde,
Dès le tout début de ses beaux jours,
Le dû de son terrestre séjour.

- Dans l’illusion, on prospère, espère
Quand triste réalité désespère ! »

jeudi 15 janvier 2026

HAÏKU AU CASQUE

Trépanation : ouverture d’esprit qui aide à éclaircir les idées.

RANGÉE, BIEN ALIGNÉE

D’après une photo de Marc-Yvan Custeau, 13 février 2025

Ainsi les quatre premiers jours de ma semaine,
Par temps d’hiver,
Émergent dans une solitude inhumaine :
Ni prose ni vers.

Jours sans chair, jours sans nerfs qui, un à un, se suivent,
Squelettes nus
D’un temps qui renait en lassitudes poussives,
À l’attrait ténu,…

Jours noirs qui attendent le meilleur, vivant le pire,
Sans nul attrait,
Accrochés aux brumes qui ont fait leur empire
Dans ma contrée.

Passent les quatre premiers jours de ma semaine,
Sous ce couvert
Qui, sur l’horizon, a établi un domaine
Mie découvert.

Jours sans chair, jours sans nerfs qui, un à un, se suivent,
Allant leur train
De sénateur avant que reviennent, vraies vouivres,
Quatrains, refrains,…

Jours vivant le meilleur, traqués las par le pire,
Les trois derniers,
Prennent à mon âme et à mon esprit, vrais vampires,
Plus que deniers.




mardi 13 janvier 2026

HAÏKU’R DE CHEMIN

N’oubliez pas que le destin ne fait pas la destination.

LA DOUCHE

Petite fable affable

Xanthippe, la femme de Socrate, était peu
Commode à son mari. Et le sauve-qui-peut
Lui était planche de salut. « Le mariage,
Disait-il souvent, est las un bien sans partage
Pour l’époux : s’il n’est, comme moi, las, guère heureux
En ménage, il devient quelque peu philosophe. »
Serait-ce ainsi que vint à ce penseur l’étoffe
Qu’on lui sait et rend nos bacheliers fiévreux  ?

Lors d'une colère fort fameuse, l’épouse
De notre vieux sage, qu’on disait prou jalouse,
Agonit sa pauvre moitié d’un vrai torrent 
D’injures avant de lui déverser l’odorant
Pot de chambre de leur doux foyer sur la tête. 

Pour salir un quidam, l’opprobre touche moins
 Qu’eaux usées. Athènes en fut alors la témoin !

Sans se déconcerter pour autant, notre esthète
Fit : « Par Zeus, il fallait bien qu’il nous pleuve dru
Après pareil tonnerre. Ah oui, c’était couru ! »
Et de repartir comme il était venu, stoïque
Face à la liesse provoquée, héroïque.

Si, par peur de subir de dégouttantes avanies,
On épargna sa moitié, atroce sanie,
Et Xanthippe, vexée, repartit sans rien dire
N’ayant guère, hélas, de quoi attiser son ire.
Face à ces courroux qui nous mènent au pugilat
Le rire reste le meilleur des halte-là !

lundi 12 janvier 2026

dimanche 11 janvier 2026

HAÏKU MÉTREUR

Si l’homme est mesure de toute chose, espérons que je ne sois pas le mètre-étalon.

MÊME…

Même s’il n’est pas de demain
À ce qu’on écrit à deux mains
Depuis l’on se noue des liens
Que que d’un rien on s’fait du bien
Dans nos matins et dans nos soirs
Que naisse ou que meure l’espoir
Dans un fou-rire ou un chagrin
On en a traversé des grains
Pour sublimer le temps et l’heure
Garder nos cœurs en leur demeure.

On verra le plomb se faire or
Et puis la nuit nous fuir encor’
Pour des printemps à jamais là
Pour des hivers sans au-delà
Et puis l’ennui nous fuir encor’
Même quand las la vie s’endort.

Et même si le pire advient
Que de nous il n'reste rien
Parce que l’un a lâché la main
De l’autre sur notre chemin
Ne voyons pas les choses en noir
Ce ne sera qu'un au-revoir
Un mal pénible et vipérin
Qui broie votre âme comme grain
Et fait de votre vie un leurre,
Un néant ou une gageure…

Car nous serons ensemble encor’
Par l’esprit plus que par le corps
Comme aujourd’hui, comme autrefois
L’Amour étant la seule foi,
Par l’esprit plus que par le corps,
Qui nous rend plus fort que la mort.

samedi 10 janvier 2026

vendredi 9 janvier 2026

HAÏKU AU COEUR

Nos amis nous font ; nos amours nous défont.

LE MARCHEPIED SABORDÉ

Petite fable affable

Vivant en un clapier de plain-pied,
Sans stuc au plafond et sans dais,
Un bon taupier devenu fripier
Aimant tout le monde accommoder,
Travaillant toujours d’arrache-pied,
Prit en pitié quelque va-nu pied,
Un cadet, un nardet, dadais,
Qui passait ses journées à l’épier. 

C’était, las, un dernier de cordée
Vivant sans le sou et sans papier, 
Farfadet aimant à paillarder,
Vider des godets de muscadet,… 
Ancien troupier, on l’avait lourdé.
Mais il était ingrat ce casse pied,
Sachant maints mauvais tours bien rodés.

Il fit donc choir en un vil guêpier
Son bienfaiteur sans guère tarder
Et, pire, l’a ainsi estropié.
Mais le taulier fut vilipendé
Et son bon geste on lui fit expier
Chez les bonnes gens qui ont pépié :
« Fais donc du bien à un baudet
Et il te rendra un coup de pied ! »

mercredi 7 janvier 2026

HAÏKU BÉNI

L’agora de Saint-Pierre de Rome est moins une Cour des Miracles que le parvis de la grotte de Lourdes.

AURORIZON

Sur une photo de Marc-Yvan Custeau, 9 septembre 2025

J’ai voulu cueillir la fleur 
De l’aurore à pleine éclose
Et pour en humer le cœur
J’ai poussé les portes closes
De la nuit
Lors sans bruit

J’ai ôté la robe de brume
Des ombres bleues du lointain
Là où vont rêves posthumes
Où partent étoiles sans tain
D’où vient vent 
Vain en voix

Puis j’ai plongé mon visage
Pour orpailler sans détour
Les contours du paysage
D’un jour neuf dont c’est le tour
D’éblouir
D’ébahir



lundi 5 janvier 2026

HAÏKU DU TEMPS

Ne gâchez pas votre présent pour un futur qui ne vaudra pas mieux que votre passé.

LA SOURIS QUI SE RIT

 Petite fable affable

« J’avoue : j’en veux à celui que j’envie ! »
Disait une souris pleine de vie
Qui trouvait à redire et à médire
À tous et tout - quand ce n’était pas pire ! -
Et ne trouvait jamais de qualité
Qu’aux fromages… Bref, un âne bâté !

Celui là était trop ; donc un vrai beauf !
L’autre pas assez ; et tout aussi bof.
Relevant, reprenant, telle une baronne, 
En somme, elle dénigrait les personnes
Ne pouvant lutter contre ses idées.
Ses mots étaient traits tuant à l’oursonne
Et pour cent réputations glas qui sonne.
Tous les bons rongeurs, elle intimidait :
Aussi à dire ou faire nul ne songe…
Surtout que ne l’effraie pas le mensonge.

Seul le rat de la cave s’en moquait
Et, mieux, quand devant lui, on évoquait
L’acariâtre rongeur qui tant dérange
Il arguait : « Le vil est vain, sa fougue est fange :
Les mauvais caractères blâment ce qu’ils croient
Être votre âme ; ceux de bon aloi
 Cherchent plus souvent, eux, le bon qui s’y cache
Et viennent à toi quand dans ta vie ça drache !  ».

samedi 3 janvier 2026

HAÏKU EINSTEINNIEN

Il est certain que tout est relatif !

ÉPHÉMÈRE

Sur une phrase de D. Diderot (Salon de 1767)

Tout s’anéantit, tout périt, tout passe ;
Ce que je fis, fait, et ferait.
La terre qui demeure de moi se lasse ;
Mes ans se sont empoussiérés.

On est équilibristes en surplomb de l'abime
Qu’est la vie, marchant ou courant,
Sur un fil tendu, sans raison ni rime,
Entre le rien d’avant, errant
Au néant, et puis cet inévitable
Rien d’après, autre éternité
Aussi vide, et bien plus impitoyable,
Hélas, que l’autre extrémité…

Tout s’anéantit, tout périt, tout passe.
Ce que j’étais, serai et suis :
Si le monde reste, le mien se casse ;
Les heures qui courent m’ont fui…

Frêle et fragile acrobate on s’abime
Dans du caduc, dans du succinct.
Perclus, rompu, brisé, par les ultimes
Pas que l’on fera un à un.
Je vais sur mon fil ténu et friable,
Mon temps est court, mon corps est gourd,
Comme tout être humble et périssable,
Mes jours voient la Nuit qui, jà, sourd…

jeudi 1 janvier 2026

HAÏKU FATAL

Nous imaginons plus de dangers qu’il n’en est qui nous menacent vraiment.

LA RÉPARTIE EST DE LA PARTIE

Petite fable affable

Surcouf, le célèbre corsaire du roi
Fut pris par l’Anglais, ennemi du royaume,
Jugé pour piraterie comme de droit.

La hart et l’infamie attendaient notre homme.
Soudain, le procureur dans sa plaidoirie
Lui lança : « Vous Français, sans nulle vergogne ,
Vous vous battez pour l’or et les pierreries,
Nous, Anglais le faisons pour l’honneur. Charogne ! »

Le flibustier, regardant à la ronde
Plein de défi, malgré son proche trépas, 
Répliqua : « On se bat, c'est grand défaut,
Pour obtenir ce, qu'ici bas, il nous fault ! »

Puisque la chose est dans la saison de sa floraison, en voici ma livraison sans péroraison…