D’après une photo de Marc-Yvan Custeau, 23 avril 2025
Les flammes du levant lèchent l’horizon,
Incendient plaine et prés, brûlent l’air comme la terre,
Embrassent d’un brasier fou jusqu’aux toits des maisons
Où les dernières ombres de la pénombre se terrent.
Fournaise sans fumée, tout à sa déraison
Tu salues la feue nuit qui étouffe ultimes étincelles,
Chaudes braises de rêves qui ne sont mie de saison.
L’aube l’avive d’un jour dont on sait les ficelles,
Vouant au vieux bûcher des vanités ces envies
Et envols qui devraient faire notre vie.
La lumière semble souffler sur rangs et parcelles
Qui se colorent de tons cendrés au diapason
Des frondaisons dont les ramées harassées chancellent,
Ternes comme l’est le ras paletot des grisons.
Ces flammes d’enfer se font sans brandons ni tisons
Un foyer d’un bosquet, d’une haies un âtre austère
Rappelant que vient bientôt l’ardeur des jours,
Incandescence et chaleur seront les cieux locataires.

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