Cycle toulousain
Garonne joueuse a les eaux vaironnes.
À qui, sur elle, ne se méprend
Ses flots qui ronent fort peu maronnent
Car l’été, sur tapis vert, les prend.
Son clapotis les hauts gaves apprend.
Si elle est, aux temps doux, gaie luronne
D’un moulin, parfois elle s’éprend.
Garonne joueuse a les eaux vaironnes.
Que lui importe Paris, Vérone,…
Elle aime blé, foin et entreprend
D’enseigner la patience vigneronne
À qui, sur elle, ne se méprend.
À voir le printemps qui la surprend,
Elle ne sera jamais baronne,
Garonne boueuse ni, on comprend,
Un peu daronne ni prou matrone.
Imprévisible, elle ne plastronne
Pas du clapotis, trop hors du rang,
Ni de son long cours ne fanfaronne
Car l’été, sur tapis vert, les prend.
Courant sous des ciels indifférents
Galets roulés sous arbres qui trônent,
Quoique auprès de toi peu on se rend,
À ton fil, je reste déférent,
Garonne.
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