Mosaïque de poésies prosaïques & de proses poétiques

parfois sous forme d'aphorismes, de chansons et surtout de fables…

vendredi 25 octobre 2013

EN ROUTE POUR… LA GUERRE


Mon pays n'est pas un pays :
C'est la guerre. Oh oui, la guerre !
Depuis mon enfance trahie,
C'est ma vie qui ne varie guère,
Mon avenir, comme naguère,
Elle l'était
Pour mon père qui fut vulgaire
Soldat botté !

Au nom de ma terre envahie,
Je me bats, pour de meutrières,
Idées qui sont, chez vous, vieillies.
Pour de vrai, c'est pas la guéguerre
Tribale pour gens à œillères
Qui se battaient,
Sots enrôlés, pour des bruyères
Et des futaies !

Nous on n'est pas des va-t'en-guerre,
Sans nul étai,
Ballottés dans un’ poudrière,
Nous, Maputais !

mercredi 23 octobre 2013

HAÏKU LOTTE


L’hypersexualité mène à tout à condition de s’en sortir…
ou de tenir le bon bout !

EN ROUTE… POUR RIO


Accrochées à son pain de sucre,
Des maisons aux vies incertaines,
Près de là où règne le lucre,
Abritent des gens par vingtaines,
Vivant du crime, sans mitaine
Ni cœur, ni goût,
Pour la loi ni l'eau des fontaines,
Tout en bagout…

Protégés par le pain de sucre,
Vols, drogue et filles, par centaines !
Les gangs se la jouent, dans l'air mucre,
Genre mafia napolitaine :
La rue fait d'un chien un 'pitaine,
Sans nul dégoût,
Quand, avec les Samaritaine,
Dieu est grigou.

Tes valeurs, pour nous, sont lointaines :
Tout fait ragoût.
Et la police, si hautaine,
Est notre égout !

SEUL

N’compte que sur toi !
Quoique l’on te conte,
Que l’on te raconte
En quelque patois,
N’compte que sur toi,
Et toi seul !

N’compte que sur toi,
Sur tes doigts, ta tête,
Ton corps tout bête,…
Sois fort et matois
Même sous ton toit,
T’es tout seul !

N’compte que sur toi,
Ton esprit, ton âme,
Tes forces, ta flamme,…
Oui, c’est discourtois
Mais compte sur toi,
Et toi seul !

N’compte que sur toi,
N’aie ni Dieu, ni maître ;
L’ami se fait traître :
Même bien courtois,
C'n'est qu'un putois.
On vit seuls!

N’compte que sur toi
En groupe ou en couple
Sois-tu sec ou souple,
Objet de fatwa,…
Toujours compt’ sur toi,
Et toi seul !

N’compte que sur toi,
On naît solitaire,
Retourne à la terre
Seul, on vit pantois
N’comptant que sur soi,
Et soi seul !

ODE À GUEVARA

Aujourd’hui, où l’espoir est mort,
Se lèvera-t-il un autre homme,
Un mentor pour briser ces gnomes,
Nos silences et leurs mauvais sorts ?

On ressasse tes faits et dires,
Ta soif de liberté, d’égalité,
Ta bravoure sans fatuité,
Ernesto, reviens sans rien t’interdire !


On nous presse comme citrons
Puis on nous jette pour un rien, hors chaînes,
Donne-nous la force et la haine
De chasser qui nous dit étrons !

On ressasse tes faits et dires,
Ta soif de liberté, d’égalité,
Ta bravoure sans fatuité,
Ernesto, reviens pour qu’on fasse pas qu’dire !

Soulage-nous du baratin,
Fais fructifier notre colère :
Aide-nous nous à fuir la galère,
À reprendre en mains nos destins !

On ressasse tes faits et dires,
Ta soif de liberté, d’égalité,
Ta bravoure sans fatuité,
Ernesto, reviens : nous, on n’sait que maudire ! 

Il nous faut un nouveau héros,
On veut bien se lever, se battre,
Les combattre et mieux les abattre,
Mais guide nos pas, nos haros !

On ressasse tes faits et dires,
Ta soif de liberté, d’égalité,
Ta bravoure sans fatuité,
Ernesto, reviens sans rien t’interdire !

Grossis la vague des soumis
Qui veulent que ça change vite.
Elle sera, sous ta conduite,
Che, bien  pire qu’un tsunami !

lundi 21 octobre 2013

HAÏKU PIDON


Qui hésite fort peu résistera !

EN ROUTE POUR… POUR LE COUP DE TROP

Mon coup de pied ?… Un coup de tête !
Un coup pour rien ; un coup pourri.
Un qui n'valait pas le coup. Bête.
Un coup à se faire souris
Ou à finir aux oubliettes.
Un truc pas beau ni très honnête.
Un coup de con,
Qu'on fait comm' ça, quand on tempête,
Qu'on est bougon.

Mon coup de pied ?… Un coup d'arpète,
De rancœurs, de non-dits nourri.
Un coup qui ne fait pas recette,
Quand t'es sans vice et sans rouerie.
Un coup à finir sous l'herbette
Au trou sans liquette et chaussettes,
L'teint rubicond,
Parce qu'on est pas un' lavette
Mais un pauv' con !

Mon coup de pied à moi, la carpette,
Geste infécond,
Fait d'moi un dur pour les gazettes
Et les Ducon…

NON MAIS DES FOIS…


           Une fois n’est pas coutume, j’avoue tout : quand j’ai les foies ou mal au foie, j’ai la foi. La vraie. À chaque fois. Celle des charbonniers - pas celle des morues ! - d’autrefois. Parfois, de bonne foi… de celle qui se régénère et soulève des montagnes. Foi d’honnête homme goûtant fort au foie gras !
     Je vous interdit de ne pas prêter foi à ce que je dis, une fois pour toutes. Toutefois je vous comprends : plus d’une fois, je le confesse (Ah, Le joli mot !), maintes fois même, sur ce sujet j’étais de mauvaise foi aux yeux des amateurs de contes façon « Il était une fois… ». Oui, c’est impensable pour tous ceux qui croient à ma éniéme crise de foi et ont, à la fois, la voix sourde et la foi aveugle, à tel point qu’ils la déclarent, sous la foi du sermon, comme cela se ferait d’une maladie contagieuse voire honteuse.
     Mais, ma foi, c’étaient alors les premières et dernières fois - oui, les deux à la fois ! - car la foi que j’ai là, cette foi-là, quoique greffée sur le tard, sera la bonne même si je ne la répandrai pas… Ce serait gaspiller et risquer de la perdre, à nouveau !
      Homme ordinairement de peu de foi, je suis digne de foi pour tout le reste - donc pourquoi pas pour cela ? - quoiqu’on me dise sans foi ni loi, sans feu ni lieu. C’est faux, en toute bonne foi, le cachet de la poste en fait foi !

LA RECETTE POUR FAIRE BATTRE LE PAVÉ DÈS MATINES

Cycle historique
D'après la recette des tartelettes amandines, Cyrano de Bergerac, Acte II


Février trent’ quatre a vu amants des reliques
Et factieux tenter un putsch avec leurs appuis ;
Ils voulaient renverser, non moins, la République. 
Paris résonna donc, ce matin-là, du bruit
Des souliers vernis, des escarpins, des bottines.


« Comment fait-on battre le pavé dès matines ?
Prenez, pour faire un fâcheux,
Bourgeois, vieux,…
Instillez-lui une frousse
- Tiens, le Rouge qui rugit -
Mettez-y
La haine du juif en douce ;
Ajoutez rumeurs et flans
- Complots, Plan
Ou histoires de mallettes -
D'un mot leste, asticotez
Députés,
Gouvernants sur la sellette
Et l’étranger qui meurtrit
La patrie.
Mettez-le en foul’ crétine ;
Agitez - hourras, fouchtras,… -
Il ira
Battr’ le pavé dès matines ! »

L’Assemblée plus que le pays fut en danger.
Pour ramener la paix, on allait s’arranger
Avec ces dérangés plutôt que de circonscrire
Un péril qui pourrait, demain, faire moins rire.

dimanche 20 octobre 2013

HAÏKU FOU RAIE


Si l’on peut prendre une bonne décision
pour de mauvaises raisons, l’inverse est-il possible ?

samedi 19 octobre 2013

HAÏKU PI RIGHT

Qui déprécie oppresse ;
qui méprise opprime.

JE TOURNE…

Librement inspiré de Lynda lemay

Je tourne et je chantourne
En mon pays d’Absurdie,
Mille pages qui contournent
Bien plus d’un sens interdit.

Alors ma plume s'agite
Et tant d’écrits qui sont cris,
Ou croix, se font crus, cogitent :
Pas un mot n’est un proscrit.

Là, je sème un son à fleur
De mes lignes, pour cueillir
Des couleurs, des douleurs,…
En vers aimant à feuillir.

 Je plante, ici, des strophes
Pour mieux moissonner des mots,
Des phrases qui apostrophent,
Des chansons pour les marmots,…

Je tourne et je chantourne
Engourdi ou bien hardi,
Mille pages qui contournent
Vos silences assourdis.

Je me creuse aussi des rides
Car mes sillons, c’est raison, 
Sont gravés en sol aride,
En prose, en rime, à foison,…

Je ne récolte qu’écueils
À tant noircir du papier ;
Point encore de recueil
Où je compterais mes pieds.

Pages acerbes, superbes,
Proverbes, fables, bons mots,…
J’ai mis mes épis en gerbes,
Pour vous seuls, en bon grimaud !

Je tourne et je chantourne
En mon pays d’Absurdie,
Mille pages qui contournent
Bien plus d’un sens interdit.

Le temps effeuille mes pages,
Les feuillette, chapitrant
L’auteur - ni titré, ni sage -
Avec un dédain frustrant.

Pourtant l’encre coule encor’
Aux vents de l’inspiration,
Pour que prenne vie et corps
Idée ou aspiration.

Avec le sang noir d’une encre
Qui ne connaît nul repos,
Ma plume court, jamais cancre,
Cent fautes dans l'à-propos.

Je tourne et je chantourne,
À finir abasourdi,
Mille pages qui contournent
Ce que d’ordinaire on dit.
Et je tourne et je retourne
Pour que ça tourne, retourne ;
Je contourne et je chantourne,
Ou détourne,… 

EN ROUTE… POUR UN CLIN D'ŒIL

Si le jour, ma foi, aime à rire
Au pays du soleil levant,
La nuit, calme, y est un sourire
Qui, joie, atténue bien souvent
Le sérieux dans lequel inscrire
Ces mœurs qu'on aime à nous décrire
Si solennelles,
 D'où certains vieux veulent proscrire
Les ritournelles.

L'humeur n'est pas, il faut l'écrire,

À l'humour et aux bons vivants.
Le plaisir est à circonscrire
Dans ce pays de paravents
Où le dessin ne doit transcrire
D'enfantine euphorie, prescrire
L'irrationnelle
Allégresse à qui voudrait, sire,
Vie fraternelle.

Dans une vie où tout fait frire,

Impersonnelle,
La gaieté est à retranscrire,
Exceptionnelle !

PETITE BALLADE EN PASSANT

Les cieux, aux yeux d’un gris granit,
Pleurent sur le monde des Hommes
Qui ne bat plus qu’en beats et bits,
Imposant Gomorrhe et Sodome
Sur écran aux nouvelles Rome,
Écrins de la modernité,
Où les cris et l’écrit nous gomment
Les vœux d’un vent sans vanité.

Pour un accès, un accessit,
Faut être connecté, Ma Pomme ;
Voir la marmotte ou l’aconit
Ailleurs que chez elles en somme.
Dame Nature a pour axiome
D’être dangers, insanités,…
Il faudrait fuir la boue, les chaumes,
Les vœux d’un vent sans vanité,…

Le virtuel est aquavit,
Te permet d’être un vrai surhomme
Sans que tu subisses d’audit
Ou de tests comme tous les gnomes.
Sois toi, fier et fort, non l’atome
D’un grand tout pour l’éternité.
Refuse le savoir en tomes,
Les vœux d’un vent sans vanité,…

Frères, on n'est guère autonome
À vivre dans l’inanité
Donc écoutez, en son royaume,
Les vœux d’un vent sans vanité.

jeudi 17 octobre 2013

UN HAÏKU, DÉDÉ ?


Défense de courir 
sous peine de poursuite.

‘FAUT QU’ON CAUSE…

Cycle toulousain

Mon Ami, les gens de mon pays
Ne sont pas de ceux que l’on trahit.
Ils sont gens de mots et de parole
Et, sans jeu ni rôle, tristes ou drôles,
Quand l’accent revient, les envahit,
Ils se parlent toujours pour s’entendre,
Le verbe haut ou le verbe tendre.
Entre dictons, morale ou saillies
Il nous fait bon se les écouter,
Asséner mensonge et vérités,
Avec de l’Oc et des mots vieillis
Parler du passé, de ses misères,
D’aujourd’hui, des filles du Rosaire,
D’un demain en ronces et taillis,…

C’est ainsi, les gens de mon pays
Sont de ceux qu’on écoute ébahi.
Le plaisir, dans chaque phrase, chante
La joie d’être ensemble, si touchante
Et si simple à la fois qu’on déduit
Que ce parler est passé de mode,
Réservé aux goujats, aux nigaudes
Bien prématurément envieillis.
Mais les gens de mon pays ne rêvent
Que d´en parler à l´aise, sans trêve, 
Depuis les baillis et abbayes,…
Dans cette langue, vieille et rustique,
Ces airs anciens mais emblématiques :
Ma culture, jamais, n’a failli !

Car, parfois, les gens de mon pays
Jasent en échos encore ouïs
Sur les trottoirs ou au pas des portes,
Que ça chuchote ou que l’on s’emporte,
Qu’importe en ce pays d’Archaïe
Où les haies sont, parfois, aussi vives
Que les discussions entre convives
Aux dires de qui trouve inouï
Qu’on cause sans se faire la gueule
S’engueuler, ou jouer les bégueules.
Amateurs de liens tout en bouillie,
Ce serait agression qu’une voix haute
Pour des choses graves ou bien sottes ?!
Mais c’est tout au plus des chamaillis !

Car ils ont, les gens de mon pays
Voix, douce ou durcie, jamais enfuie !
On parle ici avec tous et toutes
Il est question de temps, oui sans doute,
De labours, d’intimes gargouillis,
D’espoir, de récolte, et puis des gosses,
Parfois du voisin, de filles grosses,
D’amour, de vin ou de gens haïs.
Ça braille au café, piaille à l’école,
Discute ailleurs pour une bricole,
Palabre et gronde comme houraillis
Dès qu’on se cause politique ;
Sagesse ou folie il faut qu’on tique
Oc, qu’on dispute comme spahis !

EL TANGO DEL GATITO

Viens donc à la minuit
Rompre un peu ton ennui ;
À la minuit, on chante ;
À la minuit, on hante
Les ombres de la nuit,
Même si ça nous nuit
Et mêm’ si l’on déchante
La minuit on s’en contente…

Courons la gueuse par les rues,
Vidons poubelles et cartons,
Jouons les fou fous, les intrus
Miaulons fort, sur tous les tons.
Réveillons en cœur l’escarpin
Qui vole pour que l’on se taise
Pendant que l’on chante, à l’aise,
L’Amour, la lune et les copains.
On n’est pas chats de porcelaine
Et la nuit, pour nous, galopins,
C’est fait pour que l’on perde haleine.

Viens donc à la minuit
Rompre un peu ton ennui ;
À la minuit, on chante ;
À la minuit, on hante
Les ombres de la nuit,
Même si ça nous nuit
Et mêm’ si l’on déchante
La minuit on s’en contente…

Chinons tous les chiens à poil dru
Avec des voix de baryton,
Sautons des repas et des rus,
Appelons nos maîtr’ et grattons
Puis fuyons s’ils mett’ le grappin
Sur nos cous. Filons à l’anglaise
Pour qu’ils en fassent un malaise !
On n’est pas chats de porcelaine
Et la nuit, clampin ou poupin,
Vous rend vilain et tire-laine.

Viens donc à la minuit
Rompre un peu ton ennui ;
À la minuit, on chante ;
À la minuit, on hante
Les ombres de la nuit,
Même si ça nous nuit
Et mêm’ si l’on déchante
La minuit on s’en contente…
Oui, mêm’ si l’on déchante
La minuit on s’en contente !

EN ROUTE POUR… MA CAHUTE

J'habite là avec les miens ;
Moins mon père qui n'est qu'une ombre.
Ça fait un peu Rom, Bohémien,…
Ma vie, mon toit sont des décombres,
Et je m'habille de pénombre
Sous un ciel noir.
Comment veux-tu que je ne sombre
Pas quand vient l'soir ?

Je survis, moi le viêtnamien,
Mais l'étranger fait masse et nombre,
Haï et traité en simien.
Pas assez clair ou bien trop sombre,
Je vois bien que je vous encombre
à n'rien valoir.
Pourquoi veux-tu que je ne sombre
Pas quand vient l'soir ?

Faut-il, quand l'oubli vous obombre,
Perdre l'espoir ?
Faut-il, parce qu'on fait  surnombre,
Choir et déchoir ?

mardi 15 octobre 2013

L’HAÏKU L’EST LAID

Jeanne d’Arc,
élève modèle tant elle bûchait,
mais dont on dit qu’elle flambait pas mal au jeu,
s'est éteinte le 30 mai 1431,
environ deux heures après sa mort.

CE N’EST RIEN

          Pour un de ces riens qui rendent la vie agréable à certains, votre serviable serviteur qui est un rien trop grand en taille à défaut de talent, a voulu faire avec rien… un rien en un rien de temps. En fait, c’était avec trois fois rien, l’air de rien, car je ne suis rien ou peu s’en faut. Et n’est pas peu dire quand on ne vaut rien, ou rien que peu, mais à cœur vaillant rien d’impossible dit-on en un dicton.
     Même si cela ne vous dit rien, ce n’est pas rien faire que tout cela, surtout. Surtout si, comme moi, fripé,  un  rien - même petit - vous froisse. J’avoue, même si cela ne rime à rien, bien que cela cela n’ait rien à voir et que vous n’y soyez pour rien, je suis du genre à ne reculer devant rien et… je n’avais rien trouvé à vous écrire aujourd’hui.
     Alors je l’ai fait. Et plein de fois, comme ça, pour rien !

C’EST FINI ?

D’après Voilà, c’est fini (Jean-Louis Aubert)


Voilà, c'est fini…
On a tant répété,
Tant douté et tant ri,
Tellement espéré,
Peaufiné et brodé…

Mais voilà, c'est fini…
On n’va pas s’accrocher,
Le spectacle a filé
Mais laisse, emperlés,
Souvenirs et projets.

Quoiqu’ c'est fini, c'est fini,…

Et oui, c'est fini.
Ce n’est qu’un au-revoir
Car il va nous falloir
Y retourner un jour
Tant ça vaut le détour.

Enfin, c'est fini !
Diront peut-êtr’ certains
Mais ça va me manquer
Ces mercredis grand tain
Où je vous cornaquais.

Car c'est fini, hum, c'est fini…

Euh, je voulais vous dire
Que le temps, ce vampire,
Ne nous a pas vaincus,
Qu’on n’était pas cucus…
Oui, je voulais vous dire,
Qu’ici-bas, nul empire
Ne vaut ce qu’on a vécu,
Que l’on a convaincu
Jusqu’au dernier faux-cul,
Reste-t-il casse-cul !

Pourtant c'est fini.
Regardez donc derrière :
On a, francs et sincères,
Eu ce qu’on a voulu…

Quoiqu’on ait pas toujours voulu c'qu’on a eu

Et puis, c'est fini
On y’a mis ses viscères,
Noué des amitiés,
Joué jusqu’à l’ulcère,
Remis sur le métier,…

C'est fini, oh, c'est fini…

Certes, c'est fini…
On aurait pu aller loin,
Mais y a la vie, l’ennui,…
Très bientôt, je le crois,
On y replongera
C’est promis !

Et pour que c’soit vraiment fini
Bien fini,…
Oui, fini :
GRAND MERCI !

EN ROUTE... POUR LA NOSTALGIE

C'était mieux hier, je te dis
Au temps du charbon, des pradelles,
Des labours avec haridelles,…
Je n'avais pas, dès le lundi,
Les soucis avec les crédits,
Les aléas, la maladie,
Creusant, Ma Belle,
Mes doux traits, non sans perfidie,
Et ma tombelle.

C'était mieux hier : pour midi
La soupe ; le soir aux chandelles.
Cette époque où, sans comédie,
Au retour de nos hirondelles,
 L’hiver était vraiment maudit,
Tristesse et doutes interdits.
Peu de rebelles
Aux traditions, quelques on-dit,…
Pas de libelles,…

C'était mieux, pas le paradis
Mais mieux, Ma Belle,
Parce que moi j'étais, pardi,
Plus jeune… et belle !

lundi 14 octobre 2013

HAÏKU’LTURE

Certains lâches voient dans leur couardise
moins une absence de courage
qu’une preuve de prudente sagesse.