Mosaïque de poésies prosaïques & de proses poétiques

parfois sous forme d'aphorismes, de chansons et surtout de fables…

vendredi 20 septembre 2013

HAÏKU RARE


L’expérience nous donne bonne conscience,
comme l’inconscience nous offre de belles expériences !

jeudi 19 septembre 2013

HAÏKU’R TOUS JOURS…

La Maintenon, c’était « la laie du roy » !

ENFANTS, EN AVANT ! (Version 2)

Pour « Ti time », projet de conte musical (Acte II)

Enfant 1 : Frères, depuis trop longtemps,
La Reine impose sa loi,
Sa foi, ses voix et ses droits
Et nous, ici, du printemps
Au printemps, on trime pour ça !
Ça suffit comme ça !
Frères, déchirons la nuit
Qui nous enferm’, nous ennuie…

Enfants, en avant !

C’est là mon cri contre l’écran,
Fini d’êt’ sag’ face au tyran !

Enfants 1 & 2 : Enfants, en avant !

C’était écrit, ayons du cran,
Plus de servag’ ni de tyran !

Enfant 2 : Être enfant ça n’a qu’un temps,

Nous aussi y avons droit :
Plus de travail, de charroi,…
Mais rires et jeux autant
Qu’on pourra et qu’on voudra
Oui, ici !… Pourquoi pas ?
Enfants de tous les pays,
Oui, unissons-nous et puis…

Plus d’enfants : Enfants, en avant !

C’est notre cri contre l’écran ;
Fini d’êt’ sag’ face au tyran !

Beaucoup d’enfants : Enfants en avant

C’est notre cri, ayons du cran :
Plus d’esclavag’ ni de tyran !

Tous les enfants : Enfants, en avant !

C’était écrit, ayons du cran :
Mort au servage et au tyran !

RELATIVITÉ

Ma foi, elle est trop courte la vie
Pour nos rêves et pour nos envies,
Jamais assoupis et jamais assouvies
Pour ces projets peuplant de leur ronde,
Nos têtes courant le vaste monde…

Mais il est bien trop petit le monde
Pour qui a mis ses jours dans la fronde
D’un désir poli en pierres rondes,
Ces courts moments et ces brefs instants
Contrant, parfois, la lenteur du temps…

Car il est si rapide le temps,
Trottant le jour, jamais hésitant
Pour les contretemps, le juste-à-temps,
Galopant la nuit au fil de songes
Qui nous égayent de leurs mensonges… 

Même s’ils sont tristes ces mensonges,
Qui nous sont souvent comme une longe,
Que, sans plaisir, toujours on rallonge,
Libérant nos vouloirs asservis,
Épiçant la longueur de la vie…

EN ROUTE POUR… LE NOIR & BLANC


J’ai, quand le temps se fait abîme,
La nostalgie du noir et blanc,
De ces acteurs qui pantomiment
Et qui, tout en faisant semblant,
Dans un décor carton-fer-blanc, 
Simples et chastes
Touchaient âmes et cœurs, comblant
Toutes les castes…

J’ai, dans ce monde d’anonymes
La nostalgie du noir et blanc,
De ces clichés sombres, sublimes,
Émouvant, sans vil faux-semblant,
Dans un clair-obscur accablant
Ou par contrastes,
Les esprits forts, les moins tremblants,
Les enthousiastes,…

Car la couleur est, c’est troublant,
Souvent néfaste
À la douleur qui va doublant
Joies et faste…

mardi 17 septembre 2013

HAÏKU RAIE

On aime rarement les conseils que l’on n’a pas sollicités.

EN ROUTE POUR… LA VESPASIENNE


C’est bien un tour de la Nature
D’ainsi devoir se soulager
Souvent et c’est caricature
De ne pouvoir l’envisager
Qu’avec un quidam dont le jet
Vous éclabousse
Les pieds, et pis, sans ménager
Ses, euh,… secousses.

Je m’expose Rue des pâtures,

Avec un cuistre passager
Qu’est d’une tout autre facture :
Il est fort bien avantagé,
Pisse dru et droit, sans rager,
Mais se trémousse
Comme une caille ravagée
Et, pire, glousse…

Moi, qui n’aime pas partager
Miasmes ni mousse
Je regrette l’arbre outragé,
Gosse, en ma brousse !

LE COSTARD

Sur Hong Kong Star (M. Berger) chanté par F. Gall

Toi, t’as brillé dans tes études,
Et t’es un cadr’ sans inquiétude,
Bien noté, fringué banchitude
Et friqué plus qu’la multitude…

T’as beau parler toujours l’angliche,
Laisser partout de gros pouliches,
Ton accent nous dit, pauvre quiche,
Que tu n’es pas natif d’Autriche.

En costard,
Si tu n’es que réussit’, mec,
T’as pas la peau qui va avec
Et on t’le dira tôt ou tard !

En costard,
Tu ne seras jamais la star
Du CAC Quarant’ : pour ces bâtards
T’es caution et quota, Vantard !

Ton costard
Cache mal ceux qu’on n’veut pas voir,
Pourtant taillés pour les costards.

Tu as beau renier origines,
Passé, parents, frangins, frangines,…
Les cons ne voient qu’en toi tajine,
Bourricot, kif, burqa, misogyne,…

En costard,
Si tu n’es que réussit’, mec,
T’as pas la peau qui va avec
Et on t’le dira tôt ou tard !

En costard,
Tu ne seras jamais la star
Du CAC Quarant’ : pour ces bâtards
T’es caution et quota, Vantard !

Ton costard
Cache mal ce qu’on n’veut pas voir,
Donc on te taille des costards,
Des costards !

LE CHOIX DU CHEMIN

Pour « Ti time », projet de conte musical (Acte I)


Miss Ti : Ici ou là ?

Perte : Ici ou là ?

Eva : Je ne sais pas !

Fracas : Ell’ ne sait pas !

Tous les quatre : Ils cheminent,
Serpentinent,…
C’est pas humain !
Nous voilà las :
Quel embarras
Que ces chemins
Allant, et tous, vers Là !

Eva : Ah, que le choix est difficile

            À droite ? À gauch’ ? Derrièr’ ? Tout droit ?

Dudule : Il nous aid‘ pas cet ustensile !

                 À droite ? À gauch’ ? Derrièr’ ? Tout droit ?

Miss Ti : Com’ tous les chemins mèn’ à Rome
                 Ça doit être pareil ici !

Ésope : Alors pour Là, c’est tout comme :
               C’est celui-là ?… Ou celui-ci ?

Perte : Ç’ui-ci, ç’ui-là ?

Fracas : Ici ou là ?

Eva : Je ne sais pas !

Miss Ti : On ne sait pas !


Tous :  Ils cheminent,
Serpentinent,…
C’est pas humain !
Nous voilà las :
Quel embarras
Que ces chemins
Allant, et tous, vers Là !

Miss Ti : Il faut, vite, qu’on se décide :
                  Y réfléchir prendrait des mois !


Dudule : Et c’est pas sûr, soyons lucides,

                  Qu’on ait bien tranché, crois-moi !


Eva : Tirons-le à la courte paille ?…

            Mais il n’y a plus d’épouvantail !

Ésope : Ni de lion, ni d’homme en ferraille
                 C’est une autr’ histoir’. Pas d’cocktail !

Eva : Ici ou là ?

Miss Ti : Ici ou là ?

Eva : Je ne sais pas !

Perte & fracas : Ell’ ne sait pas !

Tous les six : Ils cheminent,
Serpentinent,…
C’est pas humain !
Nous voilà las :
Quel embarras
Que ces chemins
Allant, et tous, vers Là !

Eva : Je vais par là…

Fracas : Et moi par là ?

Dudule : Bah, on verra…

Perte : Ou alors pas !

dimanche 15 septembre 2013

HAÏKU TERREUX

Comment fait un cul-de-jatte qui a la courante ?

EN ROUTE POUR… “AUTRE PART”

Il faut partir et voyager,
Quitter son aire et son piton,
Avant de devenir âgé :
C’est toujours mieux ailleurs, dit-on !
Alors on va voir…
Puis on revient plus pauvre en ronds
Mais riche en clichés, fanfaron
Croyant savoir.

Il faut plus se désencager
Avant d’avoir des capitons
Se déménager, sans rager,
Se dépayser l’âme d’un ton,…
Alors on va voir…
Puis on revient tourner en rond
Chez soi - il n’est plus beau fleuron -
Sans plus savoir.

Partir nous est un marathon
Qui offre à voir
Qu’on est bien aux « qu’en-dira-t-on »
Donc… au-revoir !

LA MARMOTTE AMOUREUSE

Petite fable affable


Marmotte marmonnait tout le temps,
Voyant les pigeons aux amours fortes,
Car nul ne l’aimerait de la sorte.
Elle marmottait même en trottant :
Dame Nature l’avait faite forte,
La laissait seule en son pas de porte.
Marmotte marmonnait tout le temps.

Si Marmotte n’avait pas d’escorte,
C’est que, moins diserte qu’un désert,
Il n’était en ces monts de looser
Voulant une compagne. Qu’importe !
L’autre, courtoise comme un panzer
Et douce comme un vrai bulldozer.
Donc Marmotte n’avait pas d’escorte.

Pour Marmotte jamais rien n’allait,
Surtout ce que l’on faisait pour elle,
Elle dédaignait les dons des brêles
Et riait quand elle se brûlait.
Trouvant ce qu’on lui faisait trop grêle,
Elle cherchait à chacun querelle.
Pour Marmotte jamais rien n’allait.

Marmotte allait se retrouver seule
Aux portes de l’hiver quand survint
Un isard n’ayant pas le mot vain.
Il lui dit, car il n’était pas veule,
Ce qu’ici tous pensaient, de l’ovin
Jusqu’à la truite et ses alevins :
Marmotte allait se retrouver seule.

« L’être qui veut qu’on l’aime ici bas
Et ne donne rien, c’est b.a.ba.,
N’est jamais heureux des choses dites
Ou, pire, faites pour lui, Petite ! »

JE RÈGNE SUR L'ENFANCE

Pour « Ti time », projet de conte musical (Acte II)


La reine Irène (entrant) :                          Je règne sur l’enfance,
En j’en fait un marché,
Mieux, je tue l’innocence,
Avec art et science,
Et en toute conscience
Par dessus le marché !

Par mes écrans, je rends
Les enfants esclaves,
Esclaves,
Défaits, les mets en rang,
Passifs, poussifs comme larves !…
Et les voilà soumis,
Vaguement endormis :
Ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah !
Là comme moi, ils pensent,
Ils pensent,
Et font, avec constance,
 C’que je veux. C’est Byzance !
Ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah !

Je règne sur l’enfance
Aux envies assouvies,
Aux rêves de dépenses,
Aux désirs sans constance,…
Je les ai asservis :
Les voilà sans défense…

Par l’écran, jeunes faons
Vous voilà comme biques,
Comme biques !
Sans carcan étouffant,
Sans lois, sans olifant,
Les voilà tous admis
À n’vivre qu’à demi !
Ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah !
Sans travailler, ils bâillent,
Oui, ils bâillent 
Et sans bruit ni pagaille,
Les voilà faits piétaille !
Ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah !

Je règne sur l’enfance,
Sur la vôtre et la leur,
Et ainsi ma puissance,
Avec art et science,
Sera la plus immense
Qu’ait jamais existé !
Je règne sur l’enfance…
Sur l’enfance !
Ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah !

samedi 14 septembre 2013

vendredi 13 septembre 2013

HAÏKU MAIS NIQUE

Vu ce qu’on nous en dit j’aimerais, à choisir,
passer mes nuits d’outre-tombe au Paradis
et mes jours d’après-mort en Enfer.
Le premier parait si reposant et l’autre si amusant !

ÉPITAPHE POUR UN CERTAIN CÉNOTAPHE

Cycle historique

Goûtant fort peu les Fridolins, 
Préfet ou héros, l’autre et l’un
Faisant partout bien du vilain,
Resté fier et droit dans la traque,
Taiseux aussi, voire malin !,
Ci gît ce Jean Pierre Moulin
Dit Joseph, Rex, Régis, Jacques,…
Résistant jusqu’à son déclin.

EN ROUTE POUR… UN MASSACRE

Je vais tous, oui tous, les buter
Parce que, tu vois, j’ai la haine
Et que pour vivre il faut lutter.
J’ne les connais pas ou à peine
Et ils n’m’ont rien fait. Ça te gêne ?!
Ils peuv’ courir,
Ça n’changera rien : pas de veine,
Ils vont mourir !

Oui, la vie m’a azimutée.
J’ai mal. J’arrive à rien ; j’suis naine.
Mais, là, j’ai un flingue, Fûté,
Et j’vais m’venger, en mauvais’ graine,
De tout, du reste, d’leur bedaine
Sans plus discourir
De mes erreurs, de ma déveine,…
Et puis mourir !

Les flics et le croque-mitaine
Peuv’ accourir,
J’vais tuer jusqu’à la migraine…
Pour m’secourir !

LA COMPLAINTE DE DUDULE

Pour « Ti time », projet de conte musical (Acte I)

Dudule, la pendule :                                   Sachez, Mon amie,
Qu’ils ne tournent plus très rond,
Les vieux et les jolis contes
Que chaque soir, on raconte
À nos petits enfants blonds,
Bruns ou roux, pour qu’ils fassent des rêves
Un peu plus beaux que leurs jours…
Oui, ces histoires malgré leur sève,
Font d’nos jours un four !

Aujourd’hui, dès sa naissance,
Et durant tout’ son enfance
On veut un enfant vit’ Grand :
L’élever n’est pas marrant,
L’éduquer trop longu’ patience,…
On n’veut plus d’enfants, qu’des Grands !

Même ici, on oublie
Les histoires d’autrefois,
Avec, dans d’lointain’ provinces,
Ogres fées, sorcières, princes,…
Plein’ d’ « Il était une fois… »
Faisaient rêver d’folie et d’merveilles,
D’imaginaire et d’amour
Et même de baisers qui réveillent…
Finis pour toujours !

Car, oui, depuis leur naissance
Et durant tout’ leur enfance,
On veut qu’l’enfant soit plus Grand,
L’attendre est exaspérant ,
L’entendre pénitence,…
On n’veut pas d’enfants, qu’des Grands !

Et ainsi, tout s’oublie,
L’esprit des môm’ s’anémie ;
Le cœur, l’âme et la mémoire,
Sont des mots sur des grimoires
Qu’on ouvr’ plus, même à demi.
C’est un cauchemar sans trêve,
Que ces enfants faits zombis
Qui n’savent plus fair’ de rêves
Même dans leur lit !

jeudi 12 septembre 2013

HAÏKU PIE II !


La finalité du commerce ne se comprend
que si on se souvient que “vendeur” et “voleur”
commencent par la même lettre !

mercredi 11 septembre 2013

HAÏKU DE SAC


À tout prendre, “se connaître”
c’est reconnaître qu’on peut se méprendre.

EN ROUTE POUR… LA CÉRÉMONIE DU THÉ


La tradition est un phénix
Dans un pays où tout va vite,
Un  talisman, joyau d’onyx
Et de sagesse, qui n’évite
Pas la nostalgie, ni n’invite
Au désespoir
Face à un monde qui court, s’agite
Du soir au soir.

La tradition est un phénix
Qui déplaît fort à qui cogite
Et n’y voit qu’un triste remix
De fautes que l’on régurgite
Et d’erreurs que l’on dégurgite
Pour s’émouvoir :
Demain défait au découvite
Hier si noir !

Je vis au passé, en lévite,
Dans mon boudoir
Où mon cœur gît et mon corps gîte
Sans nul espoir…

OTAGE DE L'ORAGE


Ce soir, les cieux trop lourds ont des teintes de soufre.
Un éclat. C’est l’éclair. Le temps suspend son vol.
Un cahot, du chaos de nuages au sol,
Rône et roule en écho comme on tombe en un gouffre.

Son tonnerre résonne et vibre puis s’engouffre
Jusqu’au tréfonds de nos âmes privées d’envol,
Crucifiées par ce soir, clouées par lui au sol
Alors que, tout là-haut, les nues déchirées souffrent.

Et puis la pluie crépite, elle frappe les toits
Aux tuiles martyres qui pleurent leur souffrance
Avec une force qui nous laisse pantois.

Le ciel déluge et gronde avec indifférence,
Punit l’été trop chaud, avec un air matois, 
De sa puissance, de ses irrévérences,…

LE VILLAGE EST LIBÉRÉ

Pour « Ti time », projet de conte musical (Acte II)

Eva :                 V’là, c’est fait,
        Et bien fait :
Le village est libéré ;
Vous voilà satisfaits ?

Dudule, Perte & Fracas : Car c’est fait,
Et bien fait,
Le village est libéré,
Plus d’écrans, ni d’forfaits !

Le maire : On va s’amuser et rire
Se promener, discuter,
Chanter et danser, écrire,
Se démener, chahuter,…
Et les uns avec les autres,
Dehors, partout, chez les uns,
Chez les autres.
Oui tout sera opportun, plus d’importun…

Les mêmes ensemble : Car c’est fait,
Et bien fait :
Le village est libéré,
Ça, c’est plus que parfait !

Les mêmes & des enfants : C’t’un bienfait,
Rien d’surfait,
Le village est libéré,
Les écrans sont défaits !

Le maire : On va, jour et nuit, sans trêve
Jouer et crapahuter,
Vivre, imaginer nos rêves,
L’œil et l’esprit affûtés.
Fini d’être seuls et tièdes :
On sera de vrais amis,
Qui s’entraident
Et sans économie, avec bonhomie.

Le maire & ses adjoints : Oui, c’est fait,
Et bien fait :
Le village est libéré ;
On en est stupéfaits !

Les mêmes & les premiers : Oui, c’est fait,
Et bien fait,
Le village est libéré,
Les écrans sont refaits !

Le maire : Vous nous redonnez l’sourire !
Grâce à Eva, chers amis,
On sait ce qu’il faut proscrire
Pour êt’ heureux, insoumis.

Les adjoints : Donc c’est fête, chez nous autres :
Vous êt’ nos hôtes, chacuns,
Soyez des nôtres,
Grâce à vous on n’fait qu’un, on ne fait qu’un,…

Tous : Car c’est fait,
Et bien fait :
Le village est libéré,
Et c’est de votre fait.
En effet,
Plus d’méfaits :
Le village est libéré,
Plus d’écrans comme faix !
Le village est libéré,
Plus d’écrans comme faix !