La génération « rave party » est surtout une génération « rêves partis » !
Mosaïque de poésies prosaïques & de proses poétiques
parfois sous forme d'aphorismes, de chansons et surtout de fables…
dimanche 14 janvier 2018
samedi 13 janvier 2018
CONTE D’APOTHICAIRE
Petite fable affable
Une fouine devenue pharmacienne
À force d’études et de cent filouteries,
N’avait, las, pour toute répartie qu’antiennes
Et lieux communs constellés d’afféteries :
Les billets de banque que, chez elle, on liasse
Venant, son épaisse bêtise s’exprimait
En billevesées sophistiquées et fallaces
Et, mieux, sa crasse sottise déprimait.
Sa logorrhée alambiquée passant pour verve,
L’argent lui fait, sans fard, se vanter de beauté,
La fortune se targuer d’esprit sans réserve.
Aussi rappelait-elle, tout en sa bonté,
Qu’elle ne doit rien à personne, effrontée !
Par Dieu, son père voleur de grand chemin,
Saigneur du lieu n’avait été qu’aucune aide :
Normal que, maintenant, ce ridé parchemin
Se meurre de faim. Sa neuve vertu ne plaide
Pas pour la clémence envers ce vieux truand,
Soit-il désormais abandonné aux griffes
Des ans qui filent vite et aux vils chats-huant
Laissé. Fi des heures où il se fit escogriffe
Pour elle et qu’elle jette aux orties du passé.
Sa patientèle et ses relations mondaines
Ne verraient ce larron que d’un air compassé
Qui nuirait à son commerce faisant bedaine,
Ruinerait à sa réputation si soudaine.
Et le père indigne de la pharmacopole
Ne passa pas, hélas, cette morte saison
Qui sépulture tant de corps sous blanche coupole.
Or tout se sait, ici-bas, sous les frondaisons
La belle officine de Dame fouine est vide,
Malgré les coryzas et, pis, les allergies.
Blanche blouse interroge le hibou livide
Qui, comme seul médicastre, en ce bois agit :
« Ma mie, fit-il, la honte offre plus qu’on n’espère :
C’est le vrai fort d’un bon cœur et d’un bel esprit
De ne point rougir de l’extraction d’un père :
Il t’a donné ce que tu as, à quelque prix
Que ce fut, et tu le rembourses de mépris… !? »
À force d’études et de cent filouteries,
N’avait, las, pour toute répartie qu’antiennes
Et lieux communs constellés d’afféteries :
Les billets de banque que, chez elle, on liasse
Venant, son épaisse bêtise s’exprimait
En billevesées sophistiquées et fallaces
Et, mieux, sa crasse sottise déprimait.
Sa logorrhée alambiquée passant pour verve,
L’argent lui fait, sans fard, se vanter de beauté,
La fortune se targuer d’esprit sans réserve.
Aussi rappelait-elle, tout en sa bonté,
Qu’elle ne doit rien à personne, effrontée !
Par Dieu, son père voleur de grand chemin,
Saigneur du lieu n’avait été qu’aucune aide :
Normal que, maintenant, ce ridé parchemin
Se meurre de faim. Sa neuve vertu ne plaide
Pas pour la clémence envers ce vieux truand,
Soit-il désormais abandonné aux griffes
Des ans qui filent vite et aux vils chats-huant
Laissé. Fi des heures où il se fit escogriffe
Pour elle et qu’elle jette aux orties du passé.
Sa patientèle et ses relations mondaines
Ne verraient ce larron que d’un air compassé
Qui nuirait à son commerce faisant bedaine,
Ruinerait à sa réputation si soudaine.
Et le père indigne de la pharmacopole
Ne passa pas, hélas, cette morte saison
Qui sépulture tant de corps sous blanche coupole.
Or tout se sait, ici-bas, sous les frondaisons
La belle officine de Dame fouine est vide,
Malgré les coryzas et, pis, les allergies.
Blanche blouse interroge le hibou livide
Qui, comme seul médicastre, en ce bois agit :
« Ma mie, fit-il, la honte offre plus qu’on n’espère :
C’est le vrai fort d’un bon cœur et d’un bel esprit
De ne point rougir de l’extraction d’un père :
Il t’a donné ce que tu as, à quelque prix
Que ce fut, et tu le rembourses de mépris… !? »
vendredi 12 janvier 2018
jeudi 11 janvier 2018
HAIKU’PE BUDGÉTAIRE
Les pensions de retraites sont si minces que les heureux élus à ce repos bien mérité vont devoir faire, pour survivre, la grève de la fin…
L’ÎLE-D’ELLE
Sous un ciel de soie qui se fait de suie
L’air est tissé de questions sans réponse,
Le vent mauvais hache nos mots et les ponce ;
Notre souffle en souffre et, embué, le suit.
Je finirai ici, sans l’aide d’un missel,
Sans rien laisser de moi parmi les raiponces.
Pas un mot. Pas un doigt. Néant universel.
L’air insupportable, en son linceul de sel,
Avec tes cheveux libérés me bâillonne,
M’entête de ses chevaux ; tonnant barcel,
Le flux brouillonne quand le reflux bouillonne.
Là-bas, les vitres suent. Des mains les essuient.
Ce sont gens lointains que la mer aiguillonne.
Sans collier ni laisse, un chien nous suit.
L’air est tissé de questions sans réponse,
Le vent mauvais hache nos mots et les ponce ;
Notre souffle en souffre et, embué, le suit.
Je finirai ici, sans l’aide d’un missel,
Sans rien laisser de moi parmi les raiponces.
Pas un mot. Pas un doigt. Néant universel.
L’air insupportable, en son linceul de sel,
Avec tes cheveux libérés me bâillonne,
M’entête de ses chevaux ; tonnant barcel,
Le flux brouillonne quand le reflux bouillonne.
Là-bas, les vitres suent. Des mains les essuient.
Ce sont gens lointains que la mer aiguillonne.
Sans collier ni laisse, un chien nous suit.
mercredi 10 janvier 2018
mardi 9 janvier 2018
LE LIERRE, LE LISERON & LE TRÈFLE
Pette fable affable
« Allons fanfaronne, larronne d’ipomée,
Tu ne verras jamais les cimes où je m’élève.
Et tu seras toujours en ton buisson paumée !
S’écrie le lierre, la fierté en sa sève.
Comme un couvre-sol, toi, tu gis à mes pieds
Plante infime, indigne liane estropiée.
- Peut me chaut, vert crampon ! Pour en arriver là,
Tu es obligé de t’agripper à ton chêne,
Tout collé à son tronc, l’enserrant aux jours las,
L’embrassant aux nuits rompues comme on s’enchaîne,
Vautré sans dignité comme un serf aux vouloirs
De cet arbre qui t’est, las, plus qu’un reposoir !
- Et toi, l’Amie, que serais-tu sans ton fourré ?
- Sur ce taillis-là je me pose et me repose,
Légère et fleuris à loisir ses ajourés.
Et toi l’étau, as-tu corolle à offrir, rose
Ou blanche ?… Eh, non mais tu as vu quelle horreur
Te sert d’ornement, dis-moi, noble discoureur ?
- La paix, je vous prie… et un peu d’humilité !
S’exclame, lassé par ces vents, un simple trèfle.
Moi qui n’envie ni ne suis, en vérité,
Envié de personne et vaux, las, moins que nèfles,
Je le dis, qu’importe votre élévation
Ou son poids… vous avez même filiation ;
Celle de ces êtres rampants qui doivent tout
A d’autres, alors que moi en donnant à boire
À qui a soif et à manger à qui, bon pistou,
À faim tout humblement, et cela sans m’en croire,
Restant, en tout cas, à ma place et mon rang,
C’est en étant moi-même, amis, que je me sens grand ! »
Tu ne verras jamais les cimes où je m’élève.
Et tu seras toujours en ton buisson paumée !
S’écrie le lierre, la fierté en sa sève.
Comme un couvre-sol, toi, tu gis à mes pieds
Plante infime, indigne liane estropiée.
- Peut me chaut, vert crampon ! Pour en arriver là,
Tu es obligé de t’agripper à ton chêne,
Tout collé à son tronc, l’enserrant aux jours las,
L’embrassant aux nuits rompues comme on s’enchaîne,
Vautré sans dignité comme un serf aux vouloirs
De cet arbre qui t’est, las, plus qu’un reposoir !
- Et toi, l’Amie, que serais-tu sans ton fourré ?
- Sur ce taillis-là je me pose et me repose,
Légère et fleuris à loisir ses ajourés.
Et toi l’étau, as-tu corolle à offrir, rose
Ou blanche ?… Eh, non mais tu as vu quelle horreur
Te sert d’ornement, dis-moi, noble discoureur ?
- La paix, je vous prie… et un peu d’humilité !
S’exclame, lassé par ces vents, un simple trèfle.
Moi qui n’envie ni ne suis, en vérité,
Envié de personne et vaux, las, moins que nèfles,
Je le dis, qu’importe votre élévation
Ou son poids… vous avez même filiation ;
Celle de ces êtres rampants qui doivent tout
A d’autres, alors que moi en donnant à boire
À qui a soif et à manger à qui, bon pistou,
À faim tout humblement, et cela sans m’en croire,
Restant, en tout cas, à ma place et mon rang,
C’est en étant moi-même, amis, que je me sens grand ! »
lundi 8 janvier 2018
dimanche 7 janvier 2018
VUE LA VOIE DE LA VIE QUI VA
Ma vie est au matin d’une belle journée,
Le cœur neuf, l’esprit ouvert et l’âme innocente ;
Mon regard s’ouvre à des visages ignorés…
La voix qui braille sur une vie qui baille,
Je mets déjà, chers parents, le monde en pagaille.
Ma vie est au midi d’une simple journée
Le cœur keuf, l’esprit sous verre et l’âme indécente ;
Mon regard s’emplit des visages obligés…
La voix qui déraille sur une vie duraille
Je suis, mes amis, entre accordailles et chamailles.
Ma vie vient au soir d’une triste journée,
Le cœur veuf l’esprit couvert et l’âme harassante
Mon regard se vide de visages oubliés…
La voix qui bataille sur une vie qui se taille,
Je laisse enfin, mes enfants, un monde qui me raille.
samedi 6 janvier 2018
vendredi 5 janvier 2018
HAÏKU RIEZ DU SOIR
Toi qui veux rester dans les mémoires,
Aspire à laisser quelques traces plutôt qu’une empreinte !
PSYCHÉ CHIQUÉ
Petite fable affable en souvenir du « Procès d’Outreau »
« Quand on paie les expertises au tarif d'une femme de ménage
on a des expertises de femmes de ménage ! »
(J.-L. Viaux, expert psychologue à la sortie de son audition
lors du procès en appel qui eut lieu à Paris, novembre 2005).
lors du procès en appel qui eut lieu à Paris, novembre 2005).
Avec un regard hautain, noir, presque crépusculaire,
Un être versé dans les choses de notre esprit,
Fonctionnement, connexions et corollaires,…
Reçoit, au milieu de bibelots hors de prix,
Une femme de ce monde que l’on dit prolétaire.
Sans nul complexe, sauf de supériorité,
Ce cuistre , hélas, se sait l’homme le plus capable
De voir dans le conscient sans ambiguïté,
De dénuder l’inconscient, et cartes sur table,
De sonder le subconscient, de l’ébruiter,…
« Madame, sans vergogne, vous êtes fort coupable !
Responsable d’éduquer à la soumission
Votre fille. Pis, d’en faire une adulte ployable
Aux mâles vouloirs et, par dépréciation,
Une future victime des plus pitoyables !
- Pardon ? répondit la jeune dame interloquée
Par ce prompt jugé et péremptoire préambule
Qui avait de quoi, et sans ambages, la choquer.
- Vous l’habituez à se voir insigne globule,
Inférieure par son sexe, voire moquée.
J’en veux preuve ce dessin. C’est là votre couple,
Tel qu’elle le voit : vous petite et fort rabaissée,
Aux côtés d’un mari dominateur, grand, peu souple
Sans doute, violent peut-être, et elle, effacée,
- L’ego tué - dans un coin comme vieille ensouple.
Si vous connaissiez mon métier comme moi,
Vous seriez effrayée de tout ce que me disent
Ces traits et ces couleurs, d’où mon légitime émoi.
Il me faut alerter qui de droit sans couardise.
- Si vous connaissiez ma famille comme moi,
Vous n’auriez jamais exigé cette rencontre,
Ne feriez rien que vous regretteriez.
J’ai peu de savoir certes mais je sais voir, par contre :
Ma fille a un retard de croissance, Vous riez ?,
Quant à moi, ma carte d’identité le démontre,
Je culmine à moins d’un mètre soixante, ma foi.
Mais mon époux, le plus doux des hommes j’en atteste,
Dépasse les deux mètres !… Et voilà si, las, des fois
Ma parole ne suffisait pas, les quelques restes
D’une photo de nous que je conserve sur moi. »
Méfions-nous des a-priori pédants, livresques,
De ceux qui croient nous connaître mieux que nous-mêmes :
Ils sont souvent impayables, ces poseurs, ou presque
Vu leurs tarifs, et plus sots que Bêtise elle-même.
Un être versé dans les choses de notre esprit,
Fonctionnement, connexions et corollaires,…
Reçoit, au milieu de bibelots hors de prix,
Une femme de ce monde que l’on dit prolétaire.
Sans nul complexe, sauf de supériorité,
Ce cuistre , hélas, se sait l’homme le plus capable
De voir dans le conscient sans ambiguïté,
De dénuder l’inconscient, et cartes sur table,
De sonder le subconscient, de l’ébruiter,…
« Madame, sans vergogne, vous êtes fort coupable !
Responsable d’éduquer à la soumission
Votre fille. Pis, d’en faire une adulte ployable
Aux mâles vouloirs et, par dépréciation,
Une future victime des plus pitoyables !
- Pardon ? répondit la jeune dame interloquée
Par ce prompt jugé et péremptoire préambule
Qui avait de quoi, et sans ambages, la choquer.
- Vous l’habituez à se voir insigne globule,
Inférieure par son sexe, voire moquée.
J’en veux preuve ce dessin. C’est là votre couple,
Tel qu’elle le voit : vous petite et fort rabaissée,
Aux côtés d’un mari dominateur, grand, peu souple
Sans doute, violent peut-être, et elle, effacée,
- L’ego tué - dans un coin comme vieille ensouple.
Si vous connaissiez mon métier comme moi,
Vous seriez effrayée de tout ce que me disent
Ces traits et ces couleurs, d’où mon légitime émoi.
Il me faut alerter qui de droit sans couardise.
- Si vous connaissiez ma famille comme moi,
Vous n’auriez jamais exigé cette rencontre,
Ne feriez rien que vous regretteriez.
J’ai peu de savoir certes mais je sais voir, par contre :
Ma fille a un retard de croissance, Vous riez ?,
Quant à moi, ma carte d’identité le démontre,
Je culmine à moins d’un mètre soixante, ma foi.
Mais mon époux, le plus doux des hommes j’en atteste,
Dépasse les deux mètres !… Et voilà si, las, des fois
Ma parole ne suffisait pas, les quelques restes
D’une photo de nous que je conserve sur moi. »
Méfions-nous des a-priori pédants, livresques,
De ceux qui croient nous connaître mieux que nous-mêmes :
Ils sont souvent impayables, ces poseurs, ou presque
Vu leurs tarifs, et plus sots que Bêtise elle-même.
jeudi 4 janvier 2018
BEL HAÏKU’A LIBRE
Quand il fait beau et que je dois rester à mon bureau,
j’avoue que c’est dur pour moi de m’y mettre… à cinquante centimètres !
mercredi 3 janvier 2018
UN HAÏKU À LA ?
Relax, Relique qui reluque :
Si tu ne reluis ou ne veux être relou,
relis ou soit relu par un relais !
ET POURTANT ELLE TOURNE…
On assassine des mômes ;
De pauvres femmes se noient
Non loin d’hommes que l’on broie.
Les fous menacent d’atome
Un monde devenu fou,
Des sages couverts de boue,…
Nos pauvres vies on ristourne
Pendant que la Terre tourne…
Chaque heure tourne à l’extourne,
Et pourtant la Terre tourne…
Les haines sont bien nourries
Sous les murs que l’on érige.
Nos valeurs sont des vestiges.
Nous sommes brutalisés
Et nos vies paupérisées.
Voilà l’Humain dépaysé
Qui à l’animal retourne,
Alors que la Terre tourne…
Et pourtant la Terre tourne…
Et oui,… Pourtant elle tourne !
De pauvres femmes se noient
Non loin d’hommes que l’on broie.
Les fous menacent d’atome
Un monde devenu fou,
Des sages couverts de boue,…
Nos pauvres vies on ristourne
Pendant que la Terre tourne…
Chaque heure tourne à l’extourne,
Et pourtant la Terre tourne…
Les haines sont bien nourries
Sous les murs que l’on érige.
Nos valeurs sont des vestiges.
Nous sommes brutalisés
Et nos vies paupérisées.
Voilà l’Humain dépaysé
Qui à l’animal retourne,
Alors que la Terre tourne…
Et pourtant la Terre tourne…
Et oui,… Pourtant elle tourne !
mardi 2 janvier 2018
HAÏKU PRÉSIDENTIEL
Hier soir, à la Nation, le président a présenté ses vœux
Effectivement, en enfant gâté, il n’a su dire que : « Je veux ! »
lundi 1 janvier 2018
POUR L'AN NOUVEAU…
Chers lecteurs et lectrices,
Pour l'an nouveau, souvent, j'emprunte les mots d'autrui pour vous souhaiter la meilleures des années à venir. En ce jour festif, c'est l'un des plus grands messieurs de la chanson française que je prends la liberté de convier sur ce blog à part…
Et comme, chaque année, je vous souhaite l'an tout neuf PROSPÈRE MAIS RIMÉ !
dimanche 31 décembre 2017
HAÏKU DE TÉLÉPHONE
Mon interlocuteur téléphonique le plus courant ?
Où que ce soit, quand que ce soit : le répondeur !
BANANÉE ?
Petite fable affable
Une année chassant l’autre lui crie :
« Place l’aînée, tu as vécu !… Rentre
Donc te coucher là où dorment écrits
Et souvenirs. Si tu as fait ventre
De moments et t’es repue de jours,
Il est temps pour moi, prime jeunesse,
De croquer, d’avaler ces atours
Du temps sans vergogne ni finesse !
- Et après, Beauté ? fait l’an passé.
On fêt’ra ton trépas sans décence
Pour ton œuvre, un rien dépassée.
- Pour l’heure, mamie, c’est ma naissance
Que l’on salue, vivats et bravos,
Car je suis l’avenir, l’espérance
Quand tu n’es, toi, que l’obscur caveau
D’hiers las qu’oublie jà leur mémoire.
- Et demain ? Comme ici bas un clou
Chasse l’autre, les Parques, les Moires
Feront qu’un autre an suivra, Mon loup,
Tes pas et les promesses de l’aube
Plaisant plus que les comptes du soir
Qui, crois-tu alors qu’hommes et femmes
Regretteront ?… Ces sera moi, Dame ! »
samedi 30 décembre 2017
HAÏKU DE FUSIL
Noceurs, ne négligez jamais de draguer celle que vous convoitez car il vaut toujours mieux deviser avant de tirer !
vendredi 29 décembre 2017
HAÏKU TOUT CROTTÉ
Le monde se partage en deux sortes d’êtres : ceux qui ont du cul et ceux qui ont un cul. J’appartiens, comme nombre d'entre vous, à la la deuxième espèce. Avouez que ça fait ch… !
L’ESCARGOT RIEUR
Petite fable affable
Un escargot égaré sur un bureau croise,
Sur sa route, un gros dévidoir de rouleau
Adhésif. Notre bavard baveux le toise
Et s’exclame, riant comme un vrai soûlaud
Devant ce spectacle inusité, caustique :
« Ah l’ami, on dirait que tu es allé
Un peu loin avec la chirurgie plastique ! »
L’horreur n’est pas qu’humaine dirait Allais…
jeudi 28 décembre 2017
mercredi 27 décembre 2017
JEAN DORT… MAIS SONGE
Après le 05 décembre 2017
Avec les anges, hélas, il est allé discourir,
L’oeil pétillant et la plume tout en malice.
Courtois et rieurs, ses mots s’en vont encor’ courir,
Agrémenter les cieux manquant de délices.
Jean, avec élégance, est parti secourir
Tout en discrétion et sourire complice,
Le Barbu se barbant à faire la police
Sur Terre et au Ciel qu’il aime à parcourir.
On n'entendra plus sa voix monter et recourir
À ses traits bon enfant : il a bu le calice
De ses jours et tout là-haut voulut accourir…
Noble de cœur et de sang, Jean met au supplice
Ceux qui aimaient à le voir, ici, là, en lice
Pour converser, à quelque débat concourir,…
mardi 26 décembre 2017
lundi 25 décembre 2017
GRAINS DE CABRE
Édito’ de novembre 2017 pour RuedesFables
Aujourd’hui, avec votre serviable serviteur, dans RuedesFables, point de sauts de cabri puisque « Cabri c’est finiiiii ! » comme le dit la chanson d’un natif du cabri-corne. Pas d’écrivain célèbre à tirer à la chevrotine ou de vieille bique qui me rende chèvre qui serait destiné(e) à devenir, pour un bon mot, parfois gros, mon bouc émissaire. Alors me direz-vous, mi-chèvre mi-chou car il faut savoir ménager l’une comme l’autre de nos jours, la voix chevrotante et l’œil hagard du Nord : comment vas-tu, toi qui n’es pas un chevreau de l’année, avec si peu de matière - grise de préférence - faire un édito’ qui ne sente pas ce bouc que tu portes pourtant si bien taillé ?
Je ne vais pas, céans, sis sur mon séant, ce serait malséant, battre le biquet longtemps pour faire la lumière sur mes intentions, brillante assemblée : aujourd’hui donc, voulant montrer patte blanche plutôt que page de même tonneau, je me mets la corde au cou en lieu et place de la cravate pour causer tout à loisir de… la vache du pauvre. Ce caprin des dieux que l’on maudit souvent, dont on médit parfois d’un mot dit alors qu’elle broute, elle, où elle est attachée sans s’offusquer ni mettre son grain de sel partout. Bêle ou non, prise en chevrette ou pas !
Vous allez enchaîner comme le canard du même nom : pourquoi professer, prof’ fessu, pour l’amie de M. Seguin un tel - et soudain - amour digne de ……………………* ? Par quel sournois cabri-ce ?… Parce qu’elle le veau bien et que ce pauvre animal ne se taille pas la part du lion dans l’étable des fables ?… De quoi je mamelle, vous répondrais-je ?… Non, plus sérieusement, c’est parce que je trouve que la bête à bûche, toute cornue soit-elle, c’est pas du crottin de chat qui miaule, ça Madame. Et pourtant elle est la plus mal lotie de la basse-cour des miracles de nos fabulistes et les lointains prés des apologues les plus célèbres. Soit-elle des Deux-Sèvres. Elle se fait en effet, dans les textes, plus rare que le lièvre, fût-il de Bièvre, cet orfèvre mièvre qui du bout des lèvres - on parle alors de « bec » - avoue avoir la fièvre grâce au genièvre. La chèvre, si j’en crois les plus grands de nos maîtres qui, comme la poule, philosophent affichés dans les vitrines illuminées de votre RuedesFables honorent, est volontiers présentée comme sotte (J. de la Fontaine : Le cochon, la chèvre et le mouton ; La génisse, la chèvre et la brebis en société avec le lion) comme si derrière toute barbe il y a avait un savant qui sommeillait. On trouve notre sautillant quadrupède, tour à tour et de murs en mûres, dans la peau d’un raisonneur (Auguta Cogney : Esprit de chèvre) ou bien de l’irréfléchi (J. de la Fontaine : Le renard & le bouc), voire dans le rôle de l’entêté (J. de la Fontaine : Les deux chèvres)… et prudent comme un sioux (J. de la Fontaine : Le loup, la chèvre et le chevreau). On s’y perd les chèvres comme dit le pire aîné de nos Pyrénées.
Pourtant, et ce site le prouve, cela avait plutôt bien commencé. Ésope, l’aède chevrier, cheville ouvrière du genre, qui consacra à la Belle aux yeux de biche et à la barbe de caribou, qu’a chanté aussi Marc-Louis de Tardy, quelques textes non négligeables, à elle à son mari marri ou à son petit bout de chou : d’un taureau et d’un bouc, le chevrier & les chèvres sauvages, d’un lion & d’une chèvre, d’un chevreau & d’un loup, la chèvre & l’âne… Après lui, le maître - mètre-cinquante - de Château-Thierry, on l’a dit, fort inspiré par la varlope à questionnements - plus qu’à enseignements - de son glorieux aîné… Mais, hors lui, rares ont été les poètes qui ont rendu grâce à sa graisse au poil de cette si peu grasse brouteuse. Certains, les plus courageux, ont associé l’ombrageuse cabri-cieuse qui avec l’agneau à nourrir (Jean-Antoine du Cerceau) qui avec la bête à rosse qu’est le chameau (Daniel Allemand) voire avec le redoutable tigre (Antoine-Louis Lebrun). Et les autres ?
Alors, en nos histoires à bons contes, réhabilitons les caprins de folie même si je n’aime le bouc que teint. Et pardon si, avec un brin de chèvrefeuille pour cacher la nudité de ma petite personne, du genre penseur pansu, et la crudité de mon propos - c’est bien lait tout ça ! - je vous ai fait un fromage de ces chèvres injustement, ou plutôt inégalement chantées par les fabulistes que vous pourrez croiser RuedesFables et ai voulu -éditorialiste c’est un métier ! - faire la chèvre pour attirer dans cette Rue si bien famée quelques uns d’entre vous et quelques autres allumés du verbe.
Mais si, mais non !
Messie, Ménon !
Méchoui, Mainon** !
Et c’est des rats, et c’est des rats,…
Fabuleusement et cabrette-ment vôtre…
* Emplacement publicitaire à louer (contacter le modérateur du site).
** Rayez la mention inutile.
Je ne vais pas, céans, sis sur mon séant, ce serait malséant, battre le biquet longtemps pour faire la lumière sur mes intentions, brillante assemblée : aujourd’hui donc, voulant montrer patte blanche plutôt que page de même tonneau, je me mets la corde au cou en lieu et place de la cravate pour causer tout à loisir de… la vache du pauvre. Ce caprin des dieux que l’on maudit souvent, dont on médit parfois d’un mot dit alors qu’elle broute, elle, où elle est attachée sans s’offusquer ni mettre son grain de sel partout. Bêle ou non, prise en chevrette ou pas !
Vous allez enchaîner comme le canard du même nom : pourquoi professer, prof’ fessu, pour l’amie de M. Seguin un tel - et soudain - amour digne de ……………………* ? Par quel sournois cabri-ce ?… Parce qu’elle le veau bien et que ce pauvre animal ne se taille pas la part du lion dans l’étable des fables ?… De quoi je mamelle, vous répondrais-je ?… Non, plus sérieusement, c’est parce que je trouve que la bête à bûche, toute cornue soit-elle, c’est pas du crottin de chat qui miaule, ça Madame. Et pourtant elle est la plus mal lotie de la basse-cour des miracles de nos fabulistes et les lointains prés des apologues les plus célèbres. Soit-elle des Deux-Sèvres. Elle se fait en effet, dans les textes, plus rare que le lièvre, fût-il de Bièvre, cet orfèvre mièvre qui du bout des lèvres - on parle alors de « bec » - avoue avoir la fièvre grâce au genièvre. La chèvre, si j’en crois les plus grands de nos maîtres qui, comme la poule, philosophent affichés dans les vitrines illuminées de votre RuedesFables honorent, est volontiers présentée comme sotte (J. de la Fontaine : Le cochon, la chèvre et le mouton ; La génisse, la chèvre et la brebis en société avec le lion) comme si derrière toute barbe il y a avait un savant qui sommeillait. On trouve notre sautillant quadrupède, tour à tour et de murs en mûres, dans la peau d’un raisonneur (Auguta Cogney : Esprit de chèvre) ou bien de l’irréfléchi (J. de la Fontaine : Le renard & le bouc), voire dans le rôle de l’entêté (J. de la Fontaine : Les deux chèvres)… et prudent comme un sioux (J. de la Fontaine : Le loup, la chèvre et le chevreau). On s’y perd les chèvres comme dit le pire aîné de nos Pyrénées.
Pourtant, et ce site le prouve, cela avait plutôt bien commencé. Ésope, l’aède chevrier, cheville ouvrière du genre, qui consacra à la Belle aux yeux de biche et à la barbe de caribou, qu’a chanté aussi Marc-Louis de Tardy, quelques textes non négligeables, à elle à son mari marri ou à son petit bout de chou : d’un taureau et d’un bouc, le chevrier & les chèvres sauvages, d’un lion & d’une chèvre, d’un chevreau & d’un loup, la chèvre & l’âne… Après lui, le maître - mètre-cinquante - de Château-Thierry, on l’a dit, fort inspiré par la varlope à questionnements - plus qu’à enseignements - de son glorieux aîné… Mais, hors lui, rares ont été les poètes qui ont rendu grâce à sa graisse au poil de cette si peu grasse brouteuse. Certains, les plus courageux, ont associé l’ombrageuse cabri-cieuse qui avec l’agneau à nourrir (Jean-Antoine du Cerceau) qui avec la bête à rosse qu’est le chameau (Daniel Allemand) voire avec le redoutable tigre (Antoine-Louis Lebrun). Et les autres ?
Alors, en nos histoires à bons contes, réhabilitons les caprins de folie même si je n’aime le bouc que teint. Et pardon si, avec un brin de chèvrefeuille pour cacher la nudité de ma petite personne, du genre penseur pansu, et la crudité de mon propos - c’est bien lait tout ça ! - je vous ai fait un fromage de ces chèvres injustement, ou plutôt inégalement chantées par les fabulistes que vous pourrez croiser RuedesFables et ai voulu -éditorialiste c’est un métier ! - faire la chèvre pour attirer dans cette Rue si bien famée quelques uns d’entre vous et quelques autres allumés du verbe.
Mais si, mais non !
Messie, Ménon !
Méchoui, Mainon** !
Et c’est des rats, et c’est des rats,…
Fabuleusement et cabrette-ment vôtre…
* Emplacement publicitaire à louer (contacter le modérateur du site).
** Rayez la mention inutile.
dimanche 24 décembre 2017
samedi 23 décembre 2017
HAÏKU DE SERPETTE
Il y a autant de distance entre le naturel et le normal qu’entre le légitime et le légal.
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