Mosaïque de poésies prosaïques & de proses poétiques

parfois sous forme d'aphorismes, de chansons et surtout de fables…

dimanche 15 octobre 2017

HAÏKU’NVERTI !

Chez d’aucuns anti-Allah et certains anti-Ali, qui lit « halal » lit « hallali » !

C’EST LA GADOUE !

Cycle toulousain

L’averse frappe comme le ciel cogne
Sur ce coin perdu de ma belle Gascogne,
Mon esprit erre de ses talus herbeux
À ses bois mouillés et ses buissons bourbeux.
Tu m’as laissé le cœur enlisé de glaise,
Dans cette gangue de fangue il fait malaise.

Mes idées sont arbres tors bottés de boue
Et mes pensées pierres crottées, debout.
Mes jours, longs, ne sont que brouillasse et brumasse ;
Mes nuits un cloaque aux heures limaces.
Ton départ donne un goût de vase aux cieux
Et fait bourbe des larmes de mes yeux.

Ma vie, chemin terreux, est dans l’ornière ;
Passé défoncé, avenir fondrière.
Tes mots boueux, tourbeux, y ont fait pleuvoir
De fermes adieux, des mots en rivoir
Dans l'orage de reproches et blessures,
Mille éclaboussures de cent salissures…

vendredi 13 octobre 2017

HAÏKU’R DU TAON

Pourquoi la fin des « bonnes choses » arrive-t-elle plus vite que le terme des « mauvaises » ?

C’EST À SCOLOPENDRE OU À LAISSER

Petite fable affable

Hélas, quand on est un vulgaire petit millepattes
La vie, chaque jour qui passe, vous pose problèmes :
Grand Dieu, dans l’aube blafarde ou l’aurore blême,
On ne sait jamais, et cela parfois vous épate,
De quel pied se lever. C’est là cruel dilemme !
Et si, d’aventure, on opte, un temps malengroin,
Pour le pied gauche, lequel donc choisir, eh, Dame ?
Pire : pour botter l’arrière-train d’un sagouin
Idem… car si lui, il n’a qu’un seul cul et, goddame,
Vous avez mille choix pour le faire taire… au moins ! 

La pauvre iule se voulant à pied d’œuvre,
Au pied levé ne sait jamais lequel mettre en
Avant… et qui suivra car les rétifs, les couleuvres,
Ne lui manquent pas dans la foulée. C’est très frustrant !
Et là je ne vous raconte pas pour les manœuvres…

Bon, certes, j’avoue que vouloir casser les pieds
À un myriapode est un vrai travail d’Hercule.
Mais sur quel pied danser au bal des pompiers
Quand, toujours, se vêtir de pieds en cap accule
À des réflexions dignes d’un grand chapier ?

Aussi, Pat’, est le plus triste de nos mille-pattes
N’ayant jamais pris son pied, en rien, de peur
De faire des jaloux chez les pairs, pas bonnes pâtes, 
De l’heureux élu et s’il se savait, ce bon grimpeur, 
Le pied marin, il ignorait à quelle patte !
Si, pour avancer, il suffit de mettre un pied 
Devant l’autre, Pat’ ne bougeait pas - cherchant qui faire
Passer premier, second,… - au sein des pourpiers.
À le voir s’interroger, les méchants qui s’affairent,
Lui disaient, mesquin, que ça lui faisait les pieds !

Ces moqueries, car le pattu n’a qu’une cervelle,
Le laissaient plus qu’interdit : il en avait déjà trop 
Des pieds, des pattes…  Ah, la mauvaise nouvelle !
Lui qui redoutait de se mettre, à l’unisson, au trot
Ou vite sur pieds parmi cèpes et helvelles,
Craignant de mettre un pied où il n’aurait fallu,
Allant nu-pied car se chausser prendrait des plombes,
Aurait-il trouvé chaussure à son pied ?… Salut,
À tous ses pieds !… Pour un un pied-à-terre en combe
Ou fossé où loger les autres ? Dans quel talus ? ?

Et donc Pat’ était toujours à se morfondre
Quand un cloporte, un jour, lui dit qu’à se tourmenter
Ainsi, ce serait vite avoir, il pouvait en répondre, 
Un pied dans la tombe. Pat’ fut épouvanté :
Celui-là n’allait-il pas entraîner, pourquoi l’abscondre,
Les autres dans la fosse sans tarder ? Le rugueux
Le rassura : « Ne te mets donc plus martel en tête
Et n’oublie pas l’ami que, réfléchi ou fougueux,
Plus s’offriront d’options - même si l’on s’entête - 
Moins on trouvera la solution, foi d’gueux ! »

mercredi 11 octobre 2017

HAÏKU DETRA FALGAR

Il paraît qu’il existe des « maisons » qui n’acceptent pas l’échec… même en blanc ?

LE BARBU CHEZ LES POILUS

Mille balles on troué le ciel
Y faisant mille trous de fiel
Par lesquels passe une divine
Lumière qui, on le devine,
Passera aux yeux des plus sots
Pour des étoiles en arceau.

Puis des fusées ont déchiré
Les nues noires, les ont chavirés
De méduses aux cent tentacules
Au venin de feu,. Et recule
La nuit noire par ces trouées
Par lesquelles, nul dieu n’se penche
Pour nous voir, sac à poux noués
De peur, aux yeux secs, sans dimanche
Dans ce combat contre un croyant
Dont le sang, pas moins rougeoyant,
Devra couler avant le nôtre
Si on veut bien rester des vôtres…

À quoi bon prier l’Éternel
Qui, toute honte bue, criminel,
Reste assis sur son Saint-Siège,
Aux cieux qui nous piègent,
Et laisse des vieux de vingt ans
Crever à ses pieds. Vain temps…

mardi 10 octobre 2017

HAÏKU SUR FLOTS RIANTS

Pour vivre hébreu vivons casher* !

* Ce pastiche de Florian que je croyais aussi original que mien - après énième lecture dudit auteur - a déjà été fait, à mon grand dépit, par Jacques Pater (Le petit Pater illustré, 1983) puis repris par d'autres notamment par le tagueur Combo en 2015 et… fut posté à 2h52 le 23 février 2018 par la blogueuse Evelyne Charasse (@bleuEvelyne, #inventetesproverbes). Comme quoi…

lundi 9 octobre 2017

HAÏKU T’UN BRAS

À première vue, moi qui souhaiterais vous en mettre plein la vue, pure vue de l’esprit, je l’aurais qui baisse… la vue.
Ceci est un point de vue discutable à défaut d’imprenable de gens qui quoiqu’ayant bonne vue, eux, l’ont courte… la vue !

LES CORVIDÉS

Petite fable affable en version alternative
aux « Cordivés auprès d’un corps vidé »


Une carne corneille et un jeune corbeau
Se chicanaient sans fin à propos d’un turbot
Que chacun des deux disait avoir vu, à terre,
Le premier. Il n’y avait rien à faire
Pour départager nos bagarreurs portant beau.

La vieille attaqua, dès l’abord - peur, menace,
Quolibets,… - faisait feu de tout, des plus tenaces
Quand le jeunot, lui, alternait, franc du bec,
Raison, arguments en répartie,… d’un ton sec
En passes adroites. Répétées. Jamais lasses.

En un quart d’heure, des plus calmes, il se fit fort
De retourner l’autre, tout suant sous l’effort,
À qui échappa le morceau dans un maudire.
Ceci fit ricaner l’oiseau et beaucoup dire
Dans les bois où l’on aime à causer haut, fort,
Sur l’inattendu de cet échec, car le déboire
Arrive aux jeunes face aux vieux, c’est notoire :
L’Expérience aide à les ridiculiser !
On n’a pas besoin d’un autre pour s’enliser,
C’est là la leçon de cette petite histoire !

dimanche 8 octobre 2017

HAÏKU FINAL

Manger c’est un art de vivre ;
Vivre c’est se nourrir du monde.
Mourir c’est être dévoré par lui.

samedi 7 octobre 2017

HAÏKU’R DES COLLES

Boire les paroles - soient-elle en vers ciselés - de nombre de vos galants, Mesdemoiselles, ne devrait pas vous tant enivrer : lie des hommes au lit des femmes, ils sont souvent moins grisants que saoulants !… Croyez-en un qui a de la bouteille !

SAGESSE ORIENTALE

Petite fable affable

El khwârimzî, le sage et savant persan,
Jetait, sur le monde, un regard plus perçant
Qu’on ne le croit : on lui doit cet algèbre
Qui nous rend chèvre et le fit, lui, célèbre !

L’Émir  demanda à cet apôtre des chiffres
Sa vision de l’Homme, ce vil sous-fifre
De Dieu. Notre oriental répondit :
« Si votre Humain est droit, juste et vertueux
Il est un “1”. Mais s’il est affectueux
Avec son pair, mieux charmant et affable
En société, il devient, sans fable,
Un “10” ; et s’il est riche et généreux 
Le voilà “100” et serait, ma foi, fort heureux
De concourir au bien commun dans l’heure.
Si la noblesse de ses sang et rang, leurre
Quand on n’a point de dinars, le lui permet,
Il peut régner au saint nom de Mahomet,
Et devenir un “1 000”.… Le meilleur homme
Que notre bonne Terre ait porté en somme.
Par contre, hélas, s’il n’a pas le premier
Point énoncé, il ne vaut pas le fumier
Sur lequel pousseront les zéros tamiles
Et qui, seuls, sont sans valeur… même à whatmille ! »

vendredi 6 octobre 2017

HAÏKU DANS LES URNES

Les Milanais ont, là, mis l’âne et les milles années suivantes, l’Émile et Lanné en furent les maîtres, bien plus que les les milans nés depuis.

jeudi 5 octobre 2017

HAÏK(r)U’LAN

Une rime sophistiquée bien astiquée ne fait pas plus vers luisant que brillant !

« FACTRICE À L’HORIZON, FACTURE À LA MAISON ! »

Edito’ pour RuedesFables, juin 2017

          Le titre, c’est à noter sans l’annoter, n’a rien à voir avec ce qui suit… mais son côté « proverbe » irrégulier me plaît bien (Note sur le réfrigérateur : Passer chez le teinturier). Puisque, sans forcir, j’ai carte blanche pour noircir une feuille restée vierge, elle, pourquoi me gêner ? Bon, je prends ma respiration et me lance parce que le coup du manque d’inspiration, je l’ai déjà fait et, quoique joueur de mots laid, je n’aime guère repasser les plats… Et oui, tout être égaré n’est pas perdu pour autant, déménage-t-il plus souvent que ses meubles. Pour être dans le vent, je donne la note (LA !) sans la forcer ni la changer car il est des prises de notes qui valent des prises de guerre.

« Entre la foire et les hommages qu’on peut lire sur ce site, moi qui parfois médis - médis trente, n’étant point aussi heuré que d’autres - je dois avouer aux Gémonies et à qui veut l’entendre que Ruedesfables est une réserve de gens ne restant pas sur la leur. C’est une foule folle de facteurs d’apologues, de poémiens et de rimeurs fileurs de vers et de métaphores, un peu saltimbranques et beaucoup écriveurs, qui n’ont rien à voir avec la houle molle des artistes-feindre et autres enfileurs de perles qu’on peut lire ailleurs. Mais qu’est ce donc qu’un fabuliste, outre une note scripturale gaie dans la funeste partition des jours ? Un notable fabulateur affabulant ? Non !… C’est, de quelque sexe qu'il soit, sans faire fausse note, un baladin de la ballade et un avaleur de rêves à valeur de grèves, un funambule du verbe haut, un jongleur de leurres exacts, qui avance mot à maux, pas à page, sur le fil d'une histoire tendue entre hier et aujourd’hui, au-dessus du vide du Temps qui est meilleur compteur que conteur. Un peu bonhomme, cet équilibriste à l’air triste en fait, à hauteur d’homme, un chemin de soi, entre ciel et sol, entre miel et fiel, une route enchantée allant de l’anecdote ne manquant pas de sel à l’universel valant antidote. Il est, c’est notoire, un pertinent impertinent, un malin sans malice qui reste, en regard des siens à l’œil torve et à la moue morve, un peu au-dessus de la Mayenne, comme on dit à Laval. Dans mon cas, pourquoi vous le dérober, un peu enrobé, ce croquant qui croque le monde et esquisse sa plèbe exquise n’a rien d’un dégonflé - mon tour de taille en atteste ! - et espère avoir cette clairvoyance qui veut qu’au royaume des aveugles les borgnes soient rois. Pourquoi ? Parce que ceux-ci voient tout d’un bon œil. Grâce à lui, ou elle, la fable, câble fiable pour le râble si friable, se voit pousser des ailes, et devient une joie durable qui éloigne de tout ce qui pollue momentanément le sable de nos vies (Note  du teinturier : 34,50 €) même si elle se fait, à table, commenter par d’aucuns sur le ton qui est bon quand le thon blanc est excellent : « Ris du plaisir qu’une plainte peut interrompre » ! Moi qui aime à aller, hors chaire, dans la chair des maux pour faire chère de mots, j’en prends bonne note, quoiqu’elle me paraissent, de prime abord, aussi mauvaise que la vue d’une cloche digne d’un don. Alors continuons à jouer les acrobates du vers à pieds comptés…

Une fable, sans vergogne ni ambages, plus qu’une notice est un cri d’alarme pour aviser qui n’est plus sur ses gardes à force d’ordinaire ou de manies. Et son auteur est donc un « lanceur d’alerte », certes modeste, pas à la façon d’un Médor médusant car il le fait sur l’air de « je crie mais ne trompe pas ». Avec pour balancier sa plume, chaussé de chansons, en équilibre entre amour souvent cabot et humour parfois chien, l’apologiste est un cador qui va droit au but sachant que, passées les limites, il n’y a plus de bornes. Sans se vouloir donneur de leçons, il professe avant tout l’espoir en son prochain et dans l’humain progrès, bref un amour au sens latin (charitas) pour cet autre, si infernal selon J.-P. Sartre, même si ce sentiment est dans son sens plus restreint - de 19h 45 ? - un fort mauvais jardinier : combien de râteaux pour une pelle ! Le fabuliste est funambule donc, et va, à son rythme, sur la corde de son imaginaire tendue entre lui et autrui, au risque du vertige de virgules furtives ou du choc de points finaux en rien finauds. Même si « l’oraison du plus tors est toujours la meilleure », il en ressort des œuvres parfois inégales au regard du profane qui oublie qu’un texte n'a de valeur que par les yeux qui le lisent, lui donnant vie et voix. Alors face aux fâcheux factieux et autres grincheux grimauds, laissons « pisser le mérinos » comme disait Louis XIV qui ne prenait pas les vessies pour des lanternes même s’il savait, lui, que l’anagramme de lucioles est c… (emplacement publicitaire à louer. S’adresser au modérateur du site) ! Personnellement, n’étant pas du genre toutou à sa mémère, je préfère au soir de Rome, un mâtin de Naples car « un chien vaut mieux que Dieu, tu verras ! » comme l’écrirait en note (salée !) de bas de page tout pasticheur qui connaît ses classiques et mon fauve.

Prêchant pour ma paroisse, merci à RuedesFables de permettre à votre humble fildefériste, à ses pairs et compères, de laisser libre cours à leurs delirium tremens - la seule chose qui le soit (très mince) chez moi - et tant pis pour le carrousel des courroucés qui, le cou roussi, nous courent au nez, couronnés d’ire, et ne nous l’envoient pas… dire. Car je suis plus large d’esprit que de corps - si, si c’est possible ! - j’avoue trouver lourdes et pesantes ces maisons d’édition qui prétendent le genre que nous vous présentons en vitrine à tous les coins de cette artère affable, « gentiment désuet » voire « carrément archaïque ». Il serait donc « impubliable » faute  d’un public apte  à les recevoir, hormis celui des enfants… encore là « il vous faudrait un illustrateur », si possible illustre depuis des lustres. Les arcanes des choix éditoriaux ont, comme le Sacré, plus le goût du secret que du sucré. Pourtant vos nombreuses visites, populeuses à souhait, qui rendent l’industrieuse RuedesFables si populaire attestent qu’il n’en est rien. Et nous vous remercions de nous permettre de, toujours et encore, jeter un modeste petit caillou dans la mare si étale de nos quotidiens bradés à l'habitude et aux paresses qu'elle enfante encore et toujours. Pourtant si l’on veut briser l’écran de verre qui nous sépare d’une postérité qui pourrait faire notre prospérité, nous restent le compte  d'auteur ou l’auto-édition. Là, molosse plus que colosse, moi qui aime l’apologue d’un amour vache, je comprendrais presque ceux qui arguent : « Quel épris ne bat sa compagne ? » Or, si je prends mon humble cas de bourrin bourru jamais bourré, sans vouloir tourner en orbite autour de mon nombril car, comme la constipation, c’est paradoxalement vite  chiant, qui m’édite méditera !

Alors inutile de me gonfler, je suis déjà assez gros comme cela, en prétendant que nul n’est prophète en son pays… ni en son temps. Puisque l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, et que la fable n’est pas « vendable », situation qui reste le propre des vendues, arrivé à un certain âge voire à l’âge certain qui est mien, la grasse matinée s’impose… Mais comme il est vrai que « rien ne sert de mourir, il faut pâtir à point » en attendant les délices du trépas pour sortir de l’ombre où le néant de la vie m’a jeté, il me reste, grâce à vous, le néon de la Rue où vous vous trouvez. J’y sors, de temps à autre  pour vous rappeler, sans jouer les censeurs sans coeur ou les sans sœur en chœur, car rien n’est moins intègre qu’un intégriste, que si le vice et le mauvais sang ne vous rendent pas heureux, vous pouvez toujours essayer, de temps à autre, la vertu ou le bon sens. »

Fabuleusement vôtre !

Note (confidentielle) du modérateur du site : 08/20

mercredi 4 octobre 2017

HAÏKU LENT

Ce n’est pas parce que j’ai eu quelque chose à l’œil que je ne le tiens pas de même !

mardi 3 octobre 2017

TOUT CHEZ HAÏKU LAID !

Dans mon travail, il n’y a que la trouvaille qui vaille.

PAUSE

Il est des choses inexplicables,
Des personnes vraies, incomparables
Vues en des moments inoubliables
Et la vie, reflet d’illusions, 
A la magie d’une allusion,
D’un printemps au souffle inégalable.

C’est pas vraiment une impression
Née de quelques spéculations
Tout au plus une sensation,
Que le grand miroir aux alouettes
Ne nous prend plus pour des girouettes,
Dans le mirage des passions.

Qu’importe où reranger nos regrets,
Où poser nos souvenirs en grès,
Où, enfin, sans pleurs ni simagrées,
Enterrer l’ombre de tous ces rêves
Avortés, des désirs dont on crève
De les avoir refoulés, mal gré.

Il est des choses inexplicables,
Des personnes vraies, incomparables
Vues en des moments inoubliables,
Vous offrant pause qui vaut repos,
Qui fait qu’on remet la main au pot
D’un printemps au souffle inégalable.

C’est pas vraiment une impression
Née de quelques spéculations,
Tout au plus une sensation,
Qui vous évite cette overdose
De dégoût de soi qui rend morose
Dans le mirage des passions. 

lundi 2 octobre 2017

dimanche 1 octobre 2017

HAÏK(il)U EN TROP ?

Paradoxalement, plus je m’aigris plus je grossis !

LES DEUX PRIÈRES

Petite fable affable

Alors que les grenouilles vocalisent,
Deux prières, dans une même église,
Montèrent ensemble au Ciel qui sommeillait.

L’une, il faut bien que je vous le dise,
Avec force larmes, réclamait billets
Et faveurs, quémandait des avantages,
Implorait, réclamait, sollicitait
Du mieux avec un bel abattage,
Revendiquait du meilleur avant l’été,
Juste prix d’une piété sans faille
Et d’altruistes dons de bonne taille…

Or, l’autre disait, sans afféterie,
Merci pour le soleil et les souris
D’une semaine banale et les heures
D’une vie sans trop de cris ni d’accrocs,
Pour des jours sans faim, des rêves sans leurres,…
Dans l’or et le sang pleurant des vitraux,
Ces mots simples, sincères, aux nues s’accrochent
Et réveillent l’Éternel bedonnant :

Il est parfois des requêtes sonnant
Comme autant d’injustifiés reproches
Et d’injustes camouflets. Vaine approche…

samedi 30 septembre 2017

DÉPASSEMENT D’HAÏKU

Pourquoi, pour se défausser certains prennent-ils une voix de fausset ?

SOIT !

Si ça te scie 
Et mieux t’assied,
Cela me sied.

Qu’un sot aussi
Près de la soie
Soit sans le sou
C’est bon pour soi
Et sans sous-
Entendu !… Sue
À sang, à seaux
En soue qui sut
Ce qu’est le sceau.

Tu n’es que suie
Pour moi qui suis
De ce  et ceux
Qui sont bannis
- Et ce qui suit ! -
Comme ocieux,
Toi qui nous nies
Jusqu’aux cieux,
Avec tes « si »…

Cela me sied. 
Que ça te scie 
Et mieux t’assied !

vendredi 29 septembre 2017

F'HAÏKU L'AN

Pourquoi le ciel ne semble jamais au courant des prévisions météorologiques le concernant ?

LES PLEUREUSES

Défilé de femmes aux bien sombres âmes,
Cortège de larmes, douleurs et drames.
La jeune veuve, toute en blanc, bonne âme,
Attend, là, sans alarme qu'on la blâme
De n'être pas morte, comme une dame,
Dans le bûcher qui répand feu et flammes
Avec son époux décédé, un infâme
Joueur de coup de poings et de lame.
Cette mort, les us d'ici la réclament,
Noir sur blanc, au fil encré des calames…

jeudi 28 septembre 2017

ÇA SENT L’HAÏKU’RIE

Mème très entourés, les abrutis ne se sentent que rarement concernés !

TEXTE À TROUS

Sans jamais tourner autour du trou,
J’ai fait, sans fin, le mien
Dans un trou de verdure
Où j’ai creusé le tien,
Toi qu’as pas les yeux en fac’ des trous.

Je l’ai fait, quitte à finir au trou !
J’en avais habité un
Plein de trous d’air, d’froidure,…
Hanté par des matins bruns,
Et n’en suis sorti que pour un trou
De souris, mais sans trou d’eau
Alors qu’la vie est dure ;
Trous dans l’budget pour cadeau.
C’est pour ça que je bois comme un trou !

Toi qui, las, passerais par le trou
D’une aiguille mal lunée,
Tu m’sors, quoique t’endures
L’ami, par tous les trous du nez
Donc reste à te terrer dans ton trou !

mercredi 27 septembre 2017

MERCI B’HAÏKU

L’ordinateur, profanateur de nos vies est désormais l’ordonnateur de nos destins !

CHIENNE DE VIE

Est-ce que je vaudrais moins qu'un chien
Pour qu'on m'oublie, seule, dans ces décombres ?
Ma vie et mon image vous encombrent
Car elles vous rappellent trop bien
Qu'on peut survivre ici-bas sans rien
Dans les ruines d'un pays où, comme ombres
Dans la pénombre, on cherche les moyens
De fuir la misère, nous, plébéiens
Destinés à périr parce qu'au nombre
De tous ceux que l'on prétend en surnombre…

mardi 26 septembre 2017

HAÏKU DE BISTOURI

Depuis que ma femme voit mieux on s’entend moins bien !

LETTRE DU CHARNIER

Ma lyre n’était qu’allégresse et rêverie,
Traquant la Muse amie dans chaque souffle ou brise.
Aujourd’hui, je cherche le silence dans tous les cris
Nés des chairs fouillées ou dans les os qui se brisent.
Sur ce front-ci, la mort s’habitue aux vivants
Quand ma mitraille meurt dans la bouche du Boche
Ou dans la boue éclaboussée de feu, dans le vent
Du déluge de balles qui, dans ma caboche,
Réveille de folles espérance enfouies,
Quand la ville joue, quand la ville jouit.

Boyau de boue où dès demain on s’éviscère,
Boyau toujours gluant, boyau de rats grouillant,
Ma Tranchée a vue prenable sur l’adversaire.
La vie y reprend parfois ses droits au mouillant
Et bourbeux bivouac pendant que cette guerre
Laboure un sol saoulé de sang de longs sillons
Où on se terre, y semant cent milles trous, guère
Plus grands que nous jusqu’au-delà les dardillons,
Dont on fera nos tombes sous cette pluie,
Quand la ville luit, quand la ville bruit.

Froid et peur. Pelotonnés, moi comme les autres,
Nous subissons un hiver sans aucun redoux.
Sol tonnant, ciel grondant, on plonge et se vautre,
Obus tonitruant, aplatis dans la gadoue.
 Que nous importent médailles, gloire et courage 
Quand la crasse carapace nos pauvres corps
Et les poux pourrissent nos vies jusqu’à la rage.
La grenade, fruit de fer, sculpte nos décors
Quand la ville joue, quand la ville jouit,
Quand la ville luit, quand la ville bruit,…

lundi 25 septembre 2017

HAÏKU’VERTURE CHAUFFANTE

Mieux vaut faire la sieste que d’arriver fatigué à l’heure du coucher !

L'INCONGRU

Je suis pour vous un spectacle vivant
Un hurluberlu qui vit dans la rue
Au vu et au su des yeux, du vent,
Tombant des nues qui me sont un auvent.
J'y vis, lis, dors et mange cru,
Animal parmi les Hommes, crevant
De solitude comme un malotru
Qu'on a trop vu et que, dès lors, souvent
On ne voit plus. Je suis un survivant
Dans ce temps où tout, d'avance, est couru…

dimanche 24 septembre 2017

HAÏKU’R TOUS JOURS

Courir ? Voilà une drôle de démarche !

CHAMANE

Partout, je danse avec les esprits
Pour conjurer le sort et la misère
Dont je connais par trop, ici, le prix.
Je chante pour vous les mots de Césaire
Et je scande un sacrilège rosaire,
Malgré votre regard plein de mépris
Quand la transe me prends, là, dans ses serres
Sans charivari et sans tromperie.
Le Vaudou est ma croyance sincère, 
Et ce n'est pas une foi de faussaire.

samedi 23 septembre 2017

HAÏKU’RTIER EN ASSURANCES

Quoique, dans la vie, je ne manque guère d’assurance, mon courtier en a toujours une nouvelle à me proposer !

SANCTUAIRE

Il est, dans ces bois touffus, je me rappelle
Sous une pluie de roses sang, une chapelle
Oubliée à la Vierge, hélas, mutilée…

Vandales d’hier ou bien contemporaine 

Racaille l’ont brisée et l’ont maculée,
Dans sa solitude sylvestre de reine.

Murs effacés, toit effondré, son autel

Livré au lierre reçoit, matin, l’offrande
Des oiseaux et sert aux écureuils d’hôtel
Dans ses couleurs et ses saveurs odorantes.

L’allée ombrée, esquissée, n’est empruntée

Que par les chevreuils égarés qui cheminent,
Loin des chasseurs que l’automne dissémine,
Pour prier dans ce lieu empreint de piété…

vendredi 22 septembre 2017

COUP D’HAÏKU

Ce qui me sonne ?… Les gens frappés qui parlent comme on cogne !

L'AFFAISSÉ DU TROTTOIR

Affalé là, je me tape la cloche ;
Je clabaude avec mon vieux clébard
Comme un cave qu'aurait un' quinte floche,
Heureux à trainer, faire des crobars
Des gens courant après leurs propres bobards.
Je n'ai même pas aux pieds de galoches.
Qu'importe : je ne suis pas un snobard.
La preuve ?… J'ai un gros sac pour valoche !
Je vous fais peur mais on a rien de loubards,
De galabards, de jobards ou de tubards…