Petite fable affable d’après Henri Cobourg (XIXe siècle)
« Ma pauvre amie, disait une pensée
À la violette, sans vouloir t’offenser
Le destin qui t’attend à la volette
Est bien cruel. Las, tu vis là follette
Jusqu’à ce que la main d’un voraçon
Te mette au mortier, sans plus de façon,
Et puis, malheur, te brise et pis t’écrase. »
On fit silence. Puis vinrent ces phrases.
« C’est moi qui te plains dit la parfumée
.
On va te laisser flétrir, te consumer
Et te faner sur ta si courte tige,
Pour qu’intempéries, sans plus de vertige,
T’achèvent. Seule. Déjà oubliée…
Alors que moi, robe embaumée broyée,
Jeune à jamais, je serai morte, certes ,
Mais deviendrai une essence diserte
Au cou d’une belle : je revivrai
Quand tu n’auras qu’été, toi, en ce pré ! »
Très juste..J’aime le parfum de la violette mais la fleur aussi.La pensée, c’est une course sans fin dans ma tête
RépondreSupprimerMerci beaucoup. Bonne journée.
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