Mosaïque de poésies prosaïques & de proses poétiques

parfois sous forme d'aphorismes, de chansons et surtout de fables…

lundi 21 janvier 2013

LE VIEUX & L'ESCARGOT

Petite affable affable

Entre chien et loup, un paysan
Sans âge, se hâte vers la ville
Qui bientôt, le jour agonisant,
Va clore ses portes aux serviles,
Chemineaux aux mœurs inciviles
Et colporteurs, routiers déplaisants.

Le vieil homme, faillit occire
Pressant trop le pas, tout à son souci,
Un escargot, traînant comme un Sire,
Qu’avait fait saillir l’air adoucit
Du bas-côté que l’été roussit
Dans le parfum sucré des poncires.

N’ayant pas le cœur à la piétine,
Piété ou pitié, il se saisit
De la bête à corne qui en gélatine,
Et la dépose à sa fantaisie
Sur l’autre berge - Allez, allez-y ! -
De la sente où la nuit serpentine.

Faire bien ne met pas en sueur !
Ayant fait, le vilain va reprendre,
Seul, sa route quand une lueur
Jaillit. Cela a de quoi surprendre
À l’heure où la nuit tend à s’étendre
Et où le vent se fait remueur.

Une fée apparaît à ce rustre.
« Ton geste ne fut pas vain, Ami !
Ce mouvement spontané illustre
La bonté d’un cœur sans infamie.
Je t’en paierai, et pas à demi :
Quel voeux veux-tu faire, Don Palustre ?

- Je voudrais finir ma vie, Ma Dame,
Moi qui ne suis que douleurs et coryza,
Dans l’intimité de cette femme
Que notre châtelain épousa
Cet été, venue du Marquisat. 
Sa chaleur doit réconforter l’âme !

- Ainsi soit-il ! » fit-elle en transformant
Notre homme… en un tampon périodique !
Par Dieu, gardons-nous, à tout moment
De nos souhaits secrets, fous, modiques,
Et de qui pense pouvoir, druidique,
Les exaucer… sans dire comment !

samedi 19 janvier 2013

HAÏKU'R D'IDÉES

Celui qui fait comme tout le monde
Ne supporte que très rarement
Qu’on ne fasse pas, apparemment,
Comme lui, ce partout à la ronde !

LANGUE AU CHAT ?… LANGUE DE CHAT !

La cour ne me fait pas mistigri :
C’est le royaume où j’aime à percher,
Un' mamie apprivoisée y nourrit
Ma majesté, les grilles dressées
M’protégeant des mal léchés.

J’y parade, velours sous la patte,
Caressant pour lui, ou celle-là.
J’y suis escogriffe,
Visiteur de poubelle et fatras,
Voleur de ruelle, crocs et griffes,
Mais, en roi de l’épat’ - Poil au pattes ! -
Je m’fais le minet des ouvrières,
Le matou qui, venu des gouttières,
Violera leur chatière.

Tout en crocs et griffes,
Pour moi cette vie est belle
Et, vrai, je la kiffe.
Mêm’ par temps de chien, Ma Belle !
Quand j’escarcelle,
Pas un cri, pas un libelle.
Sous l’arbre harassé,
Moi, je dors sans me miner,
Ni même jamais chouiner.
Il n’peut rien s’passer !

Chaque matin, la vie, me sourit.
Pas chienne, elle me fait pacha
Sans courir les rats ni les souris :
Frottement par-ci, miaul’ment par-là,
Voilà que vient le repas !

Queue en hiéroplyphe
Et la moustache rebelle
Je suis le Calife
Du coin d’ce quartier, Ma Belle !
En catimini, je gabelle,
Charivarie de plus belle,
Pille sans me lasser,…
Personne pour m’débiner,
Me chasser, me champouiner,
Dès les grill’ passées !

Nonchalant, mais tout plein de rouerie,
Je règne sur la rue et m’amuse
À en chasser intrus, vieux pourris,…
Et sais qu’j’abuse, couvrant l’intruse,
Par autorité ou par ruse.

On me croit gentil et bonne pâte,
Abandonné, affamé et las,…
J’suis un escogriffe,
Le grand prince errant des patatras,
Celui qui sa tendresse tarife,
En roi de l’épate - Poil au pattes ! -
En minou insensible aux prières,
J’suis la craint’ des serpillères,
Des mémées-théières,…

Chaque matin, la vie, me sourit.
Pas chienne, elle me fait pacha
Sans courir les rats ni les souris :
Frottement par-ci, miaul’ment par-là,
Voilà que vient le repas !
En majesté, les grilles dressées
M’protégent des mal léchés,…
Je sais qu’j’abuse, couvrant l’intruse,
Par autorité ou par ruse.

jeudi 17 janvier 2013

HAÏKU FOIREUX

L’amour inspiré est une volute qui habille d’un écran de fumée les vapeurs échappées des brumes d’un soupir.

LA SAGESSE DU LION

Petite fable affable

Au ciel chauffant,
Un lion, vieux sage, conte
À ses enfants
Sa vie, sans fard et sans honte,
L’ébouriffant,
Le drôle ou bien les bêtises
Dignes d’un faon,
Et même sa balourdise,…
Oui, d’éléphant !

Jamais en vain,
Il narre chaque aventure
Qui lui advint
Dans la divine nature
Où monts, ravins
Et lacs sont autant de pièges
Pour les bovins
Et même pour un stratège…
Presque divin !

Il raconta
Comment, un matin, un homme,
Pourtant bêta,
Entra dans son royaume
Et ses États :
Quand il mangeait son quatre-heures,
Un bon rata,
Il le  prit avec un leurre,…
Comme un gros tas.

Comme un doudou,
Il se fit, un an, quand même
Captif doux,
Docile et caressant même.
Puis, sans youyou,
Il ourdit un plan de fuite,
Pas casse-cou,
Qu’il exécuta de suite…
Et d’un seul coup.

Sans tralala,
Ses fils le huent, lui reprochent
D’être impala,
De ne pas avoir fait l’ébauche,
Cette année-là,
D’un combat ou d’un désordre.
Il dit cela :
« La main que tu ne peux mordre,
Embrasse-la ! »

mardi 15 janvier 2013

HAÏKU PEAU LIT TIQUE

Ce qui gêne le plus dans la démocratie
C’est que plus con que moi m’impose son avis !

VOLERIE & VACHE… RIT !

Comique troupier du cosmique troupeau, les yeux hors les orbites, les vaisseaux dilatés et le pis en apesanteur, je suis Céleste, la vache de l’espace en combinaison tachetée de points boutonneux et de boutons pointants. La queue en antenne, les sabots spatiaux et les cornes émettrices, je reste solidement plantée dans ma pelouse de plastique toujours fleurie… et je plane sans en faire un fromage pendant que d’autres font la navette jusqu'à la station la plus proche. Tant que je suis sur ma lancée, il faudrait peut-être pas que je la fume cette herbe… à moins que je la laisse in…fuser ! L’humour sidéral c’est sidérant. Non, je ne suis pas folle : je suis native des îles de la Sonde et, surtout, le fruit d’un plan planète cogité par quelques peaux de vaches destiné, non à tuer le veau gras, mais à obtenir des satellites de lait à moindre frais… comme le dit lait qui mousse dans ce cosmos moche ! Quand tout va à vau-l'eau ou de mal en pis et que revient le temps des vaches maigres au cri de « Mort aux vaches ! », on dit ici que l’on a beau vider du vert pré, cher à Prévert, le bovin, il revient par le ciel. Car, tombée dans je ne sais quel panneau… solaire, je suis passée du dehors terreux où il pleuvait comme vache qui pisse au météore extra-terrestre où s’emploieraient des veaux chiants. Ainsi, je reste le pis en apesanteur, moi la pesante, loin de ma ferme hantée, à meuh lait caillé pendant que d’aucuns, en bas, crème des crèmes de l’Humanité, frères de lait et autres pasteurs rusés, en sont à boire du petit lait à ma santé. Ah, la vache, par leur faute me voilà O.V.N.I. (Objectivement Vachement Nue & Idiote) et veau d’or !… Même si j’en fais des tommes, il vaut mieux se traire qu’en dire trop, ma mission est un secret d’éta… ble, gros comme une vache coincée dans le vide ! Alors, le regard bovin refusant de pleurer comme un veau, je flotte et tourne - moi et non mon lait si bel et bon - dans un capharnaüm d’aluminium jamais aluni, un chaos de capsules cassées,… : une vache n’y retrouverait pas son veau ! C’est vraiment spatial comme truc et à franchement parler, sans vous paraître vache, ça ne me fait pas mon beurre ! Je donne, ça et là, des coups de pied en vache car, sans ruminer mon sort, c’est dur de faire son trou (noir) dans ce bousier depuis que m'ont lâchée ces fumiers : à chacun son orbite et les vaches seront bien gardées, comme on dit sur le plancher des vaches, par monts et par vaux. C’est la base. Non, mais on n’a pas gardé les vaches ensemble !

dimanche 13 janvier 2013

HAÏKU NARD

La prétention est une ambition qui a tourné court…


LE PAON INSOLENT

Petit fable affable
d’après Le paon se plaignant à Junon, livre II, 17

Les nantis ne savent pas rester simples.
Prenant tout de haut ici-bas,
Un paon se plaignit à l’Olympe
Que sa pauvre vie n’était qu’un bât :
Bien qu’on l’admire fort, son ramage
N’est pas à l’aune de son plumage.
Ce culot fit du bruit, des débats
Jusque dans les moins célestes parages
Comme chez les êtres les plus bas.

Les Dieux, sans se lasser, lui expliquent
Combien partout, toujours, il avait
De la chance. L’impudent réplique
Que c’était respect qu’on lui devait
Car il avait bon port et fière allure,
Pas noble et, mieux, roue sans éraflure.
Ayant déjà tout, on se devait
De lui offrir voix sans félure.
Il plaida autant qu’il se pouvait.

L’animal tout à son arrogance
Entêtée est vite convaincu
D’ingratitude. Or la balance
De nos Douze a un fléau qui tance
L’irrespect, un travers mal vécu.
Aussi Héra, harassée, proclame
À l’oiseau pas encore vaincu :
« Dès qu’on lève la queue du paon, Dame,
On ne trouve qu’un trou du cul ! »

vendredi 11 janvier 2013

HAÏKU'R REPORTÉ

Depuis que l’on fait des pédagogues des démagogues
Le savoir est à la synagogue et la culture aux gogues !

EN ROUTE POUR… PARIS


Paris pressé, Paris stressé,
Paris gris, ne m’a pas ri.
Paris froissé, Paris lassé,
Paris qui fuit n’m’a pas surpris
Dans ses bris, ses bruits et ses cris.
Costard pincé,
On y a peur d’être un débris,
Vite évincé.

Paris glacé, Paris gazé,
Paris m’a pris, n’m’a rien appris.
Paris la nuit, Paris sorties,
Paris pourri des sans-abri
Qui prient, qui plient, face au mépris.
Regard coincé,
On y voit pas le noir de vies
Dénuancées.

On s’fuit et on s’nuit à Paris !
Gens déplacés,
C’est cuit, il fait pluie sur Paris :
N’faites qu’passer !

mercredi 9 janvier 2013

HAÏKU DANS L'EGOLAND

Méfions-nous de l’humilité quand elle est un artifice de l’orgueil.

ENTRE RÊVE & RÉALITÉ

Autoportrait pour traits…

Pierrot lunaire,
Fendu cœur et corps, sans choir ni avoirs,
Quadragénaire,
Pris entre le vouloir et le pouvoir
En laminaire,
Mon esprit va de falloir en devoir…

Pierrot lunaire,
Rendu entre rêve et réalité
Sans partenaires
Autres que pensers et velléités,
À l’ordinaire,
Je médite tout jour, toute nuitée…

Pierrot lunaire,
Pendu entre hier et demains gouailleurs,
L’âme binaire,
Comme on dit allant du pire au meilleur,
Pierre ordinaire,
Je roule entre l’ici et mes ailleurs…

Pierrot lunaire,
Tendu entre cette terre et cents ciels,
Sans luminaires
Autres que pieds pluriels et vers sériels,
Imaginaires,
Je m’offre aurores et arcs-en-ciel…

 Pierrot lunaire,
Rendu pas loin qu’à mon premier jour,
Pas doctrinaire,
Pris entre vos jamais et mes toujours
En mercenaire
Je suis ma voie, en voix, en ce séjour…

Pierrot lunaire,
Vendu à des peines et à des espoirs,
Sans congénères
Autres qu’écrits du soirs, dits de boudoir,
L’air sanguinaire,
Je stance au mouchoir comme au tranchoir…

lundi 7 janvier 2013

HAÏKU R'D'IDÉES

On trouve du mérite à qui a de la fortune
plus souvent que la fortune ne vient à qui a du mérite !

L'OUTRECUIDANCE PUNIE

Petite fable affable

Au pays des chiens s’affrontent
Deux camps qui, jadis amis,
Sont devenus, chose prompte,
Des clans vraiment ennemis.

Un chiot, égaré sans doute,
Tombe aux griffes des rivaux
Fats de sa meute en déroute
Qui fuyait, par monts et vaux,
Après l’énième bataille
Qui devait, sans délai ni faille,
Entre ces coteries-là,
Sonner des guerres le glas !

De gausseries en menaces,
Le captif joue le rodomont
Provoque tous ceux sur place,
Insulte, houspille en démon,…
Il n’épargne pas Cerbère,
Le chef des geôliers, sévère,
Qui, sans dire un traître mot,
Lui brise le dos, chameau.

Le chiot meurt, glacé d’effroi,
Et l’autre rit à se tordre :
« N’aboie jamais, sur ma foi,
Que la bête qui  peut mordre ! »

samedi 5 janvier 2013

BON HAÏKU

Fesses-Mathieu, offrez des conseils : 
cela ne coûte rien… et n’engage pas plus !

LA CHASSE AU PAPILLON

En écho à Tonton Georges…


Une fillette échappée d’une cage
De la vill’ voisine, sans un frisson,
Partit courir - Mais qui donc l’encourage ?! - 
Après le vol vain d’un beau papillon…

Dans un bois, au-delà des pâturages,
Elle chasse l’azur et le vermillon
D’une aile qui luit, soleil volage, 
Traquant l’errance de son papillon.

Sait-elle que des filles de son âge,
Du temps des bottillons, des cotillons,
Avec les beaux garçons de leur village
Chassaient comme elle les beaux papillons ?!

Mais les gars d’aujourd’hui sont peu volages :
Il n’ont guère d’égards et d’attentions 
Que pour leurs écrans, pas pour les feuillages
Qui accueillent, un temps, des papillons !

L’amour y perd ses jeux, dans le sillage
Des fleurs des prés et du chant du grillon,
Qui font voir aux filles, dessous l’ombrage,
La feuilles à l’envers et des papillons !

C’est pour ça que les filles sont plus sages,
Jusqu’à ce qu’elles perdent dans les sillons
D’un amour de passage ou d’un mirage,
La belle innocence des papillons.

Dieu, que lui durent ces enfantillages,
Avant que ne viennent les “trop mignons”,
Ces marchands d’illusions ou de nuages,
Mais tout autant tueurs de papillons !

Que ne reste-t-il encor’ des bocages,
De tendres bosquets, des bois sans larrons,
Où l’on peut faire à deux, un doux voyage
Après le vol vain d’un beau papillon ?!


Illustration : Élisa Satgé, été 2019

jeudi 3 janvier 2013

HAÏKU DE BLUES

Mieux vaut se laisser voir tels nous sommes,
plutôt que ce que nous voudrions être.

UN HOMME EN SOMME…

Petite fable affable… pas si jeunette

Un jour d’automne où la gelée était blanche,
Un bûcheron sans âge sciait la branche
D’un arbre s'élevant au-dessus d’un lac. 
Soudain, maladresse. La scie tombe à l’eau
Dans un grand fracas qui fait fuir les corbacs.
L'homme, tout en pestant d’être si ballot,
Pleurait sur les malheurs venant au galop
Dans une vie où, sans entrain, les joies marchent
À vous : sans scie, la faim lui f’rait vite une arche !
Une belle ondine, touchée par tant de larmes
Apparut, offrant à sa vue tous ses charmes.
Elle le questionna sur son désespoir ;
Il lui dit la vérité, aussi nue qu’elle.
Elle plongea et remonta, sans surseoir,
Une scie à lame d’or noir pour laquelle
Plus d’un sot se damnerait mais à laquelle
Il n’aspirait pas : « Dame, elle est pas à moi ! »
Le bûcheron refusa, sans plus d’émoi,
La seconde qu’elle lui tendit, à lame 
D’argent gris, mais accepta, la paix à l’âme,
Le troisième outil, tout de fer et de bois,
Car il était sien. Qu’il fut aussi honnête
Toucha l’ondine qui lui offrit les trois
Objets sans prix de sa lacustre cueillette.
Et, aussitôt, disparut la blondinette.
Le bûcheron put rentrer, heureux, chez lui
Sous un ciel qui pleut mais où le soleil luit.

À quelques mois de là, longeant la rivière,
Le bûcheron vit tomber, comme une pierre,
Dans les eaux, sa femme qui l’accompagnait.
  Lui, ne sachant pas nager, pleura la perte
De son aimée, en s’arrachant, par poignées,
Les derniers cheveux dont sa tête est couverte.
L’ondine apparut, sa nudité offerte
Aux nues encore, et le questionne à nouveau.
L’homme lui répond en pleurant comme un veau.

Elle plongea dans les flots froids. Puis l’ondine
Lui ramène une beauté adamantine
Sur la berge. Le bûcheron applaudit
Qu’elle lui ramenât vite, saine et sauve,
Son épouse chérie par l’eau engloutie.
« Comment peux-tu me mentir, sale vieux chauve !
Tu sais ma bonté mais je peux être un fauve !
C’est ma cousine, d’un remous élevée :
Comme la première fois, je t’éprouvais !
- Si je t’avais refusé cette sylphide,
Une autre serait venue… Et puis, Perfide,
Tu m’aurais redonné ma femme, pas vrai ?!
Comme la première fois, à ma garde
Tu aurais laissé les trois. Je ne l’pouvais :
La polygamie rend la loi furibarde…
Et j’n’aurais pu les nourrir. Vois mes hardes !
Voilà pourquoi j’ai préféré te mentir !
- Toi, pauvre ?! Mais, par Dieu, je vais t’engloutir
Qu’as-tu fait de l’or et de l’argent des lames
Données jadis contre tes larmes et blâme !
- N’as-tu remarqué tous les lourds bijoux
Dont ma femme est ornée ? Ses habits de fête ?
Et si tu voyais les meubles d’acajou
Qui ornent notre maison toute refaite ?
Non, je n’aurais pas pu, je te le répète
 En entretenir trois comme celle-là.
Voilà pourquoi moi, si probe, j’en suis là ! »

La morale de l’histoire, Enfer et flammes, 
C’est que les Hommes, eux, ne mentent jamais
Que pour de très honnêtes raisons, Mesdames,
Logiques et compréhensibles. Ah, ça mais !

Illustration : Élisa Satgé, 2016-2017

mardi 1 janvier 2013

HAÏKU CHERIE

Nul ne connaît une femme… hors son lit ;
et encore, si elle lui daigne fidélité !

EN ROUTE POUR… LE CLICHÉ

Telle est prise qui croyait prendre.
Entre nous, une mise au point
Pour éviter de se pourfendre,
Qu’on se révèle aigres au groin,…
Tu nous cadrais, nous deux, avec soin.
Pourtant si j’ose :
C’était trop d’épreuves et de foin
Sur film morose…

Telle est prise qui croyait prendre.
La chambre noire, en ses recoins,
Garde trop d’images peu tendres,
Prtraits exposés, disjoints
D’un bonheur en négatif. Loin.
Aux amours closes
Restent photos et flashs, appoints
De jours peu roses.

Ton objectif : garder de nous, au moins,
Deux ou trois choses ?
Mais ces instantanés, chafouins,
N’étaient que poses !