Petite fable affable d’après Diogène Laërce
« Sous l’empire d’une ire entêtée
Un geste peut vite être regretté :
Et même si ce n’est guère agréable
Évitons, si se peut, le regrettable ! »
Ainsi disait le penseur clairvoyant,
Diogène, un beau matin, en voyant
Le fils d’une catin jeter des pierres
À gens aux mœurs n’allant jamais faillant,
Notables, bien pensants et bons croyants,
Respectables comme l’est stipendiaire.
Avec des mots effrayants et mal-seyants,
Ces vaillants bourgeois, un brin malveillants,
Huaient la mère malgré ses prières,
Et les galets du gamin.Pétaudière !
Avec sa petite voix de grand-père,
Faisant face à la foule dans un piètre état,
Le sage arrêta l’enfant: « Grand bêta
Attention : tu pourrais tuer ton père.
Il est sans aucun doute dans le tas,
C’est de la bêtise, hélas, le repaire ! »
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