Semblant bien né de la dernière pluie,
Au détour des terminaisons de la nuit,
Un tout petit nuage en aube blanche,
Porté par l’aile du vent, coudées franches,
S’est accroché par défi, voguant et tremblant,
Au bleu du ciel d’été chauffé blanc.
Cet immaculé messager, peu preste,
Ce mouton esseulé, quoique céleste,
Caressait les nues dans l’air étouffant
Sans porter l’eau qu’on attend, piaffants,
Nous toisant de toute son altitude,
Le coeur trop sec, tout à sa solitude.
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