Sur une photo de Marc-Yvan Custeau, 28 juillet 2025
Moi, je laisse le bruit des villes d’ici,
Leurs tours, leur tumulte et surtout leurs troubles
À qui bon choierait les vils plaisirs rancis
Et les rêves qui ne valent pas un rouble.
Sans être un ermite, pas plus qu’un béat,
Je prends la clé de nos champs dès que possible,
Apaisé par le ballant des épicéas,
Défiant la course du temps, impassibles.
Contemplatif dans un temps compétitif,
San fin, je goûte au quiet bercement des souffles
Lascifs, aux sérénités du ciel rétif
À des vies qui toujours ,et en vain, s’essoufflent.
Ce ne sont que sentiers placides, esseulés,
Où en paix on se détache, libre
Des soucis - Même la pluie est embellie ! -
Et mes jours enfin retrouvent un équilibre…
Je laisse là l’indifférence des cités,
Leur froideur et puis leur fureur insensible
Sur lesquelles humeur, et pis anxiété,
Se modèlent hélas d’une façon indicible.

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