À Eric P. pour son 62e anniversaire
Sur Le temps de la rengaine (S. Lama & Y. Gilbert)
C’était le temps des scèn' locales,
Quand on chaussait de fers nos point' et nos talons,
Fous de comédies musicales,
Mêm’ le dimanch’ c’était show ou répétitions.
L’âme cousine, l’esprit clair mais l’humeur badine
Pendant qu’les autres avaient ciné ou bien piscine,
On jouait duo en c’temps-là,
Souvent, j’le regrette quand je pense à tout ça…
C'était le temps, le temps béni de nos fredaines,
C'était le temps où on savait c’qu’était not’voie,
Rires et musique, Toi le sec, Moi la bedaine…
On savait c’que serait not’vie en ce temps-là !
C’était un temps où pour cent balles,
On avait du « style » : cravat’, veste et pantalon !
On était pas des enfants d’la balle
Et pour les autr’ c’était une récréation
Qu’ces deux fous sortis d’une époque’ mise en sourdine,
En noir et blanc, où l’jazz avait son officine.
C'était pas toujours simpl' que c’temps-là,
Mais je le regrette quand je pense à tout ça !
C'était le temps, le temps béni de nos fredaines
C'était le temps où on savait c’qu’était not’voie,
Rires et musique, Toi le sec, Moi la bedaine…
On savait c’que serait not’vie en ce temps-là !
Mais nous un jour, avant qu’les poissons aient des ailes,
Que vienn’ les quatr’ jeudi ou qu’les poules aient des dents,
On voulait hanter, pour sûr, des scènes nouvelles,
Faire les grands soirs des grands music-halls d’antan,
Oui, ceux du temps talalala d’nos rengaines
Talalala… Allez, allez !… Nous, on y croit, ma foi ! pas l’choix ;
Mêm’ si fermaient les sall’ d’antan,
Q’on enterrait les joies et le strass de ce temps-là…
C'était le temps, le temps béni de nos fredaines
C'était le temps où on savait c’qu’était not’voie,
Rires et musique, Toi le sec, Moi la bedaine…
On savait c’que serait not’vie en ce temps-là !
Ce que serait not’vie en ce temps,
C'que serait not’vie en ce temps-là !
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