Le silence pesant des églises,
Qui se croit profond, qui se dit vrai,
Moins reposant, hélas, qu’il n’effraie
Est si oppressant qu’on s’y enlise.
Je le laisse aux statues et aux clercs,
Gens de chaire et de sacerdoce,
Goûtant fort les culs-de-basse-fosse.
Moi j’aime les calmes bien plus clairs
Plus sereins qu’offrent, au dehors, les arbres
Quand murmurent les souffles en feuillée,
Qu’ils soupirent aimant se faufiler
Comme on caresse des doigts du marbre.
Ce silence qui chuchote un peu,
Délicat et sans fin, me ressource
Comme le chant limpide d’une source
Bruissante loin des cloîtres pompeux.
Le frémir de la céleste haleine
Qui fait frissonner les cieux
M’est quiétude. Oui, Messieurs !
Mais l’aimable paix qui fait, sans peine,
Tressaillir aussi les prés placides
De tous se laisse entendre pourtant.
Encore faut-il écouter le temps,
Palpiter l’air hors de vos absides !
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