L’enfer est un paradis comme un autre.
Mosaïque de poésies prosaïques & de proses poétiques
parfois sous forme d'aphorismes, de chansons et surtout de fables…
jeudi 18 janvier 2018
mercredi 17 janvier 2018
ÇA NE CASSE PAS TROIS PATTES À UN CANARD BOITEUX
Petite fable affable
Sauvés de la Naïade et donc déconfits,
Deux canards voulant davantage d’avantages,
Se pliaient en quatre, quoi qu’on dît ou qu’on fît,
En leur basse-cour des bords fort venteux du Tage,
Pour cancaner leurs exploits les plus farfelus :
La témérité n’est pas propre aux chevelus !
Avec la moindre galline ils brisaient la glace,
Causaient à tout un chacun leur galimatias,
Entre vanteries falaces et, las, salaces
Menteries espérant grains ou, mieux, mias,
Et narraient leurs « aventures » à tous les bipèdes,
Ces lassants et croquignolesques palmipèdes !
Un de leurs parents aimait peu leur baratin
Depuis qu’ils l’avaient estropié, galéjade
Ayant mal tourné. Rêvant que ces plaisantins
Se fassent rissoler un jour dans l’orangeade,
Il proposa une gageure à la hauteur
De l’immense ego de ces mystificateurs.
Le Soupe au Lait, dès potron minet, d’eux exige,
Pour qu’ils cessent enfin de lui courir
Sur le haricot, de faire ici de la voltige,
Là quelques sauts de cabri sans plus discourir.
C’était fort de café : « ici » était la route
Et « là » le fleuve… Et qu’ont donc fait céans ces croûtes ?
Nos deux canards, quitte à devenir les dindons
De quelque farce, armés d’un fier courage,
Pour aller danser la gigue et le rigodon
Imposés par l’éclopé, le firent avec rage…
Et y perdirent la vie à peine palme haut
Posée sur le bitume ou l’aile effleurant l’eau.
De ce couac-là on ne fit pas une affaire.
Les casse-pieds valant pis que jour de pluie
Il se disait jà : « Le désir de bien faire
Est un très puissant moteur, mais dia, celui,
De faire du bien est plus puissant encore.* »
Dès lors, on se le tint pour dit chez les pécores…
Deux canards voulant davantage d’avantages,
Se pliaient en quatre, quoi qu’on dît ou qu’on fît,
En leur basse-cour des bords fort venteux du Tage,
Pour cancaner leurs exploits les plus farfelus :
La témérité n’est pas propre aux chevelus !
Avec la moindre galline ils brisaient la glace,
Causaient à tout un chacun leur galimatias,
Entre vanteries falaces et, las, salaces
Menteries espérant grains ou, mieux, mias,
Et narraient leurs « aventures » à tous les bipèdes,
Ces lassants et croquignolesques palmipèdes !
Un de leurs parents aimait peu leur baratin
Depuis qu’ils l’avaient estropié, galéjade
Ayant mal tourné. Rêvant que ces plaisantins
Se fassent rissoler un jour dans l’orangeade,
Il proposa une gageure à la hauteur
De l’immense ego de ces mystificateurs.
Le Soupe au Lait, dès potron minet, d’eux exige,
Pour qu’ils cessent enfin de lui courir
Sur le haricot, de faire ici de la voltige,
Là quelques sauts de cabri sans plus discourir.
C’était fort de café : « ici » était la route
Et « là » le fleuve… Et qu’ont donc fait céans ces croûtes ?
Nos deux canards, quitte à devenir les dindons
De quelque farce, armés d’un fier courage,
Pour aller danser la gigue et le rigodon
Imposés par l’éclopé, le firent avec rage…
Et y perdirent la vie à peine palme haut
Posée sur le bitume ou l’aile effleurant l’eau.
De ce couac-là on ne fit pas une affaire.
Les casse-pieds valant pis que jour de pluie
Il se disait jà : « Le désir de bien faire
Est un très puissant moteur, mais dia, celui,
De faire du bien est plus puissant encore.* »
Dès lors, on se le tint pour dit chez les pécores…
* D’après Michael Aguilar…
mardi 16 janvier 2018
lundi 15 janvier 2018
MÉDITERRANÉE
Phœbus, humble peintre sans pinceau,
Déverse aux rinceaux, aux arceaux,
Ocres et ors généreux à seaux,
Pour colorer d’été pas atone
Des heures ne craignant pas l’automne,
La Méditerranée…
Éole, poète sans crayon,
Aux haillons de ces harassants rayons,
Fait d’une tonnelle un clayon
Ou chante dans les pins secs et sombres,
S’y fait dansantes dentelles d’ombre,
En Méditerranée…
Amphitrite, sculpteur sans burin,
Se fait râpe et lime, en cet écrin,
Aux joies simples et aux vrais chagrins
Du pâtre olivâtre et de ses filles
Promptes anguilles, fines aiguilles,
En Méditerranée…
Là, Chronos n’a cessé de lisser
Et de policer, tant qu’à glisser,
Mieux qu’Académie ou tout Lycée,
L’humeur fraîche et les mœurs accueillantes,
Aux façades blanches et brillantes,
De Méditerranée…
dimanche 14 janvier 2018
samedi 13 janvier 2018
CONTE D’APOTHICAIRE
Petite fable affable
Une fouine devenue pharmacienne
À force d’études et de cent filouteries,
N’avait, las, pour toute répartie qu’antiennes
Et lieux communs constellés d’afféteries :
Les billets de banque que, chez elle, on liasse
Venant, son épaisse bêtise s’exprimait
En billevesées sophistiquées et fallaces
Et, mieux, sa crasse sottise déprimait.
Sa logorrhée alambiquée passant pour verve,
L’argent lui fait, sans fard, se vanter de beauté,
La fortune se targuer d’esprit sans réserve.
Aussi rappelait-elle, tout en sa bonté,
Qu’elle ne doit rien à personne, effrontée !
Par Dieu, son père voleur de grand chemin,
Saigneur du lieu n’avait été qu’aucune aide :
Normal que, maintenant, ce ridé parchemin
Se meurre de faim. Sa neuve vertu ne plaide
Pas pour la clémence envers ce vieux truand,
Soit-il désormais abandonné aux griffes
Des ans qui filent vite et aux vils chats-huant
Laissé. Fi des heures où il se fit escogriffe
Pour elle et qu’elle jette aux orties du passé.
Sa patientèle et ses relations mondaines
Ne verraient ce larron que d’un air compassé
Qui nuirait à son commerce faisant bedaine,
Ruinerait à sa réputation si soudaine.
Et le père indigne de la pharmacopole
Ne passa pas, hélas, cette morte saison
Qui sépulture tant de corps sous blanche coupole.
Or tout se sait, ici-bas, sous les frondaisons
La belle officine de Dame fouine est vide,
Malgré les coryzas et, pis, les allergies.
Blanche blouse interroge le hibou livide
Qui, comme seul médicastre, en ce bois agit :
« Ma mie, fit-il, la honte offre plus qu’on n’espère :
C’est le vrai fort d’un bon cœur et d’un bel esprit
De ne point rougir de l’extraction d’un père :
Il t’a donné ce que tu as, à quelque prix
Que ce fut, et tu le rembourses de mépris… !? »
À force d’études et de cent filouteries,
N’avait, las, pour toute répartie qu’antiennes
Et lieux communs constellés d’afféteries :
Les billets de banque que, chez elle, on liasse
Venant, son épaisse bêtise s’exprimait
En billevesées sophistiquées et fallaces
Et, mieux, sa crasse sottise déprimait.
Sa logorrhée alambiquée passant pour verve,
L’argent lui fait, sans fard, se vanter de beauté,
La fortune se targuer d’esprit sans réserve.
Aussi rappelait-elle, tout en sa bonté,
Qu’elle ne doit rien à personne, effrontée !
Par Dieu, son père voleur de grand chemin,
Saigneur du lieu n’avait été qu’aucune aide :
Normal que, maintenant, ce ridé parchemin
Se meurre de faim. Sa neuve vertu ne plaide
Pas pour la clémence envers ce vieux truand,
Soit-il désormais abandonné aux griffes
Des ans qui filent vite et aux vils chats-huant
Laissé. Fi des heures où il se fit escogriffe
Pour elle et qu’elle jette aux orties du passé.
Sa patientèle et ses relations mondaines
Ne verraient ce larron que d’un air compassé
Qui nuirait à son commerce faisant bedaine,
Ruinerait à sa réputation si soudaine.
Et le père indigne de la pharmacopole
Ne passa pas, hélas, cette morte saison
Qui sépulture tant de corps sous blanche coupole.
Or tout se sait, ici-bas, sous les frondaisons
La belle officine de Dame fouine est vide,
Malgré les coryzas et, pis, les allergies.
Blanche blouse interroge le hibou livide
Qui, comme seul médicastre, en ce bois agit :
« Ma mie, fit-il, la honte offre plus qu’on n’espère :
C’est le vrai fort d’un bon cœur et d’un bel esprit
De ne point rougir de l’extraction d’un père :
Il t’a donné ce que tu as, à quelque prix
Que ce fut, et tu le rembourses de mépris… !? »
vendredi 12 janvier 2018
jeudi 11 janvier 2018
HAIKU’PE BUDGÉTAIRE
Les pensions de retraites sont si minces que les heureux élus à ce repos bien mérité vont devoir faire, pour survivre, la grève de la fin…
L’ÎLE-D’ELLE
Sous un ciel de soie qui se fait de suie
L’air est tissé de questions sans réponse,
Le vent mauvais hache nos mots et les ponce ;
Notre souffle en souffre et, embué, le suit.
Je finirai ici, sans l’aide d’un missel,
Sans rien laisser de moi parmi les raiponces.
Pas un mot. Pas un doigt. Néant universel.
L’air insupportable, en son linceul de sel,
Avec tes cheveux libérés me bâillonne,
M’entête de ses chevaux ; tonnant barcel,
Le flux brouillonne quand le reflux bouillonne.
Là-bas, les vitres suent. Des mains les essuient.
Ce sont gens lointains que la mer aiguillonne.
Sans collier ni laisse, un chien nous suit.
L’air est tissé de questions sans réponse,
Le vent mauvais hache nos mots et les ponce ;
Notre souffle en souffre et, embué, le suit.
Je finirai ici, sans l’aide d’un missel,
Sans rien laisser de moi parmi les raiponces.
Pas un mot. Pas un doigt. Néant universel.
L’air insupportable, en son linceul de sel,
Avec tes cheveux libérés me bâillonne,
M’entête de ses chevaux ; tonnant barcel,
Le flux brouillonne quand le reflux bouillonne.
Là-bas, les vitres suent. Des mains les essuient.
Ce sont gens lointains que la mer aiguillonne.
Sans collier ni laisse, un chien nous suit.
mercredi 10 janvier 2018
mardi 9 janvier 2018
LE LIERRE, LE LISERON & LE TRÈFLE
Pette fable affable
« Allons fanfaronne, larronne d’ipomée,
Tu ne verras jamais les cimes où je m’élève.
Et tu seras toujours en ton buisson paumée !
S’écrie le lierre, la fierté en sa sève.
Comme un couvre-sol, toi, tu gis à mes pieds
Plante infime, indigne liane estropiée.
- Peut me chaut, vert crampon ! Pour en arriver là,
Tu es obligé de t’agripper à ton chêne,
Tout collé à son tronc, l’enserrant aux jours las,
L’embrassant aux nuits rompues comme on s’enchaîne,
Vautré sans dignité comme un serf aux vouloirs
De cet arbre qui t’est, las, plus qu’un reposoir !
- Et toi, l’Amie, que serais-tu sans ton fourré ?
- Sur ce taillis-là je me pose et me repose,
Légère et fleuris à loisir ses ajourés.
Et toi l’étau, as-tu corolle à offrir, rose
Ou blanche ?… Eh, non mais tu as vu quelle horreur
Te sert d’ornement, dis-moi, noble discoureur ?
- La paix, je vous prie… et un peu d’humilité !
S’exclame, lassé par ces vents, un simple trèfle.
Moi qui n’envie ni ne suis, en vérité,
Envié de personne et vaux, las, moins que nèfles,
Je le dis, qu’importe votre élévation
Ou son poids… vous avez même filiation ;
Celle de ces êtres rampants qui doivent tout
A d’autres, alors que moi en donnant à boire
À qui a soif et à manger à qui, bon pistou,
À faim tout humblement, et cela sans m’en croire,
Restant, en tout cas, à ma place et mon rang,
C’est en étant moi-même, amis, que je me sens grand ! »
Tu ne verras jamais les cimes où je m’élève.
Et tu seras toujours en ton buisson paumée !
S’écrie le lierre, la fierté en sa sève.
Comme un couvre-sol, toi, tu gis à mes pieds
Plante infime, indigne liane estropiée.
- Peut me chaut, vert crampon ! Pour en arriver là,
Tu es obligé de t’agripper à ton chêne,
Tout collé à son tronc, l’enserrant aux jours las,
L’embrassant aux nuits rompues comme on s’enchaîne,
Vautré sans dignité comme un serf aux vouloirs
De cet arbre qui t’est, las, plus qu’un reposoir !
- Et toi, l’Amie, que serais-tu sans ton fourré ?
- Sur ce taillis-là je me pose et me repose,
Légère et fleuris à loisir ses ajourés.
Et toi l’étau, as-tu corolle à offrir, rose
Ou blanche ?… Eh, non mais tu as vu quelle horreur
Te sert d’ornement, dis-moi, noble discoureur ?
- La paix, je vous prie… et un peu d’humilité !
S’exclame, lassé par ces vents, un simple trèfle.
Moi qui n’envie ni ne suis, en vérité,
Envié de personne et vaux, las, moins que nèfles,
Je le dis, qu’importe votre élévation
Ou son poids… vous avez même filiation ;
Celle de ces êtres rampants qui doivent tout
A d’autres, alors que moi en donnant à boire
À qui a soif et à manger à qui, bon pistou,
À faim tout humblement, et cela sans m’en croire,
Restant, en tout cas, à ma place et mon rang,
C’est en étant moi-même, amis, que je me sens grand ! »
lundi 8 janvier 2018
dimanche 7 janvier 2018
VUE LA VOIE DE LA VIE QUI VA
Ma vie est au matin d’une belle journée,
Le cœur neuf, l’esprit ouvert et l’âme innocente ;
Mon regard s’ouvre à des visages ignorés…
La voix qui braille sur une vie qui baille,
Je mets déjà, chers parents, le monde en pagaille.
Ma vie est au midi d’une simple journée
Le cœur keuf, l’esprit sous verre et l’âme indécente ;
Mon regard s’emplit des visages obligés…
La voix qui déraille sur une vie duraille
Je suis, mes amis, entre accordailles et chamailles.
Ma vie vient au soir d’une triste journée,
Le cœur veuf l’esprit couvert et l’âme harassante
Mon regard se vide de visages oubliés…
La voix qui bataille sur une vie qui se taille,
Je laisse enfin, mes enfants, un monde qui me raille.
samedi 6 janvier 2018
vendredi 5 janvier 2018
HAÏKU RIEZ DU SOIR
Toi qui veux rester dans les mémoires,
Aspire à laisser quelques traces plutôt qu’une empreinte !
PSYCHÉ CHIQUÉ
Petite fable affable en souvenir du « Procès d’Outreau »
« Quand on paie les expertises au tarif d'une femme de ménage
on a des expertises de femmes de ménage ! »
(J.-L. Viaux, expert psychologue à la sortie de son audition
lors du procès en appel qui eut lieu à Paris, novembre 2005).
lors du procès en appel qui eut lieu à Paris, novembre 2005).
Avec un regard hautain, noir, presque crépusculaire,
Un être versé dans les choses de notre esprit,
Fonctionnement, connexions et corollaires,…
Reçoit, au milieu de bibelots hors de prix,
Une femme de ce monde que l’on dit prolétaire.
Sans nul complexe, sauf de supériorité,
Ce cuistre , hélas, se sait l’homme le plus capable
De voir dans le conscient sans ambiguïté,
De dénuder l’inconscient, et cartes sur table,
De sonder le subconscient, de l’ébruiter,…
« Madame, sans vergogne, vous êtes fort coupable !
Responsable d’éduquer à la soumission
Votre fille. Pis, d’en faire une adulte ployable
Aux mâles vouloirs et, par dépréciation,
Une future victime des plus pitoyables !
- Pardon ? répondit la jeune dame interloquée
Par ce prompt jugé et péremptoire préambule
Qui avait de quoi, et sans ambages, la choquer.
- Vous l’habituez à se voir insigne globule,
Inférieure par son sexe, voire moquée.
J’en veux preuve ce dessin. C’est là votre couple,
Tel qu’elle le voit : vous petite et fort rabaissée,
Aux côtés d’un mari dominateur, grand, peu souple
Sans doute, violent peut-être, et elle, effacée,
- L’ego tué - dans un coin comme vieille ensouple.
Si vous connaissiez mon métier comme moi,
Vous seriez effrayée de tout ce que me disent
Ces traits et ces couleurs, d’où mon légitime émoi.
Il me faut alerter qui de droit sans couardise.
- Si vous connaissiez ma famille comme moi,
Vous n’auriez jamais exigé cette rencontre,
Ne feriez rien que vous regretteriez.
J’ai peu de savoir certes mais je sais voir, par contre :
Ma fille a un retard de croissance, Vous riez ?,
Quant à moi, ma carte d’identité le démontre,
Je culmine à moins d’un mètre soixante, ma foi.
Mais mon époux, le plus doux des hommes j’en atteste,
Dépasse les deux mètres !… Et voilà si, las, des fois
Ma parole ne suffisait pas, les quelques restes
D’une photo de nous que je conserve sur moi. »
Méfions-nous des a-priori pédants, livresques,
De ceux qui croient nous connaître mieux que nous-mêmes :
Ils sont souvent impayables, ces poseurs, ou presque
Vu leurs tarifs, et plus sots que Bêtise elle-même.
Un être versé dans les choses de notre esprit,
Fonctionnement, connexions et corollaires,…
Reçoit, au milieu de bibelots hors de prix,
Une femme de ce monde que l’on dit prolétaire.
Sans nul complexe, sauf de supériorité,
Ce cuistre , hélas, se sait l’homme le plus capable
De voir dans le conscient sans ambiguïté,
De dénuder l’inconscient, et cartes sur table,
De sonder le subconscient, de l’ébruiter,…
« Madame, sans vergogne, vous êtes fort coupable !
Responsable d’éduquer à la soumission
Votre fille. Pis, d’en faire une adulte ployable
Aux mâles vouloirs et, par dépréciation,
Une future victime des plus pitoyables !
- Pardon ? répondit la jeune dame interloquée
Par ce prompt jugé et péremptoire préambule
Qui avait de quoi, et sans ambages, la choquer.
- Vous l’habituez à se voir insigne globule,
Inférieure par son sexe, voire moquée.
J’en veux preuve ce dessin. C’est là votre couple,
Tel qu’elle le voit : vous petite et fort rabaissée,
Aux côtés d’un mari dominateur, grand, peu souple
Sans doute, violent peut-être, et elle, effacée,
- L’ego tué - dans un coin comme vieille ensouple.
Si vous connaissiez mon métier comme moi,
Vous seriez effrayée de tout ce que me disent
Ces traits et ces couleurs, d’où mon légitime émoi.
Il me faut alerter qui de droit sans couardise.
- Si vous connaissiez ma famille comme moi,
Vous n’auriez jamais exigé cette rencontre,
Ne feriez rien que vous regretteriez.
J’ai peu de savoir certes mais je sais voir, par contre :
Ma fille a un retard de croissance, Vous riez ?,
Quant à moi, ma carte d’identité le démontre,
Je culmine à moins d’un mètre soixante, ma foi.
Mais mon époux, le plus doux des hommes j’en atteste,
Dépasse les deux mètres !… Et voilà si, las, des fois
Ma parole ne suffisait pas, les quelques restes
D’une photo de nous que je conserve sur moi. »
Méfions-nous des a-priori pédants, livresques,
De ceux qui croient nous connaître mieux que nous-mêmes :
Ils sont souvent impayables, ces poseurs, ou presque
Vu leurs tarifs, et plus sots que Bêtise elle-même.
jeudi 4 janvier 2018
BEL HAÏKU’A LIBRE
Quand il fait beau et que je dois rester à mon bureau,
j’avoue que c’est dur pour moi de m’y mettre… à cinquante centimètres !
mercredi 3 janvier 2018
UN HAÏKU À LA ?
Relax, Relique qui reluque :
Si tu ne reluis ou ne veux être relou,
relis ou soit relu par un relais !
ET POURTANT ELLE TOURNE…
On assassine des mômes ;
De pauvres femmes se noient
Non loin d’hommes que l’on broie.
Les fous menacent d’atome
Un monde devenu fou,
Des sages couverts de boue,…
Nos pauvres vies on ristourne
Pendant que la Terre tourne…
Chaque heure tourne à l’extourne,
Et pourtant la Terre tourne…
Les haines sont bien nourries
Sous les murs que l’on érige.
Nos valeurs sont des vestiges.
Nous sommes brutalisés
Et nos vies paupérisées.
Voilà l’Humain dépaysé
Qui à l’animal retourne,
Alors que la Terre tourne…
Et pourtant la Terre tourne…
Et oui,… Pourtant elle tourne !
De pauvres femmes se noient
Non loin d’hommes que l’on broie.
Les fous menacent d’atome
Un monde devenu fou,
Des sages couverts de boue,…
Nos pauvres vies on ristourne
Pendant que la Terre tourne…
Chaque heure tourne à l’extourne,
Et pourtant la Terre tourne…
Les haines sont bien nourries
Sous les murs que l’on érige.
Nos valeurs sont des vestiges.
Nous sommes brutalisés
Et nos vies paupérisées.
Voilà l’Humain dépaysé
Qui à l’animal retourne,
Alors que la Terre tourne…
Et pourtant la Terre tourne…
Et oui,… Pourtant elle tourne !
mardi 2 janvier 2018
HAÏKU PRÉSIDENTIEL
Hier soir, à la Nation, le président a présenté ses vœux
Effectivement, en enfant gâté, il n’a su dire que : « Je veux ! »
lundi 1 janvier 2018
POUR L'AN NOUVEAU…
Chers lecteurs et lectrices,
Pour l'an nouveau, souvent, j'emprunte les mots d'autrui pour vous souhaiter la meilleures des années à venir. En ce jour festif, c'est l'un des plus grands messieurs de la chanson française que je prends la liberté de convier sur ce blog à part…
Et comme, chaque année, je vous souhaite l'an tout neuf PROSPÈRE MAIS RIMÉ !
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