De nos jours, on ne trouve pas certaines choses sous le sabot d’un cheval car il est de plus en plus difficile de rencontrer un équidé !
Mosaïque de poésies prosaïques & de proses poétiques
parfois sous forme d'aphorismes, de chansons et surtout de fables…
vendredi 4 novembre 2022
jeudi 3 novembre 2022
HAÏKU COMPTÉ
Les seconds couteaux, tierces personnes de quatrième catégorie, se comportent trop souvent comme des premiers de la classe.
SOUS L’ENDUIT DE LA NUIT
Nuit
Qui vous séduit
Geste gratuit
Qu’aube détruit
Voire éconduit
Nuit
Mine d’ennui
Toute en circuits
Profond puits
Que toujours fuit
Tout ce qui luit
Tout ce qui bruit
Où s’introduit
Une fleurs d’encre
Qui là s’ancre
Nuit
Qui me poursuit
Parfois instruit
Ecrits produits
Émois traduits
Donc ne me nuit
Nuit
Sombre réduit
Trop long conduit
Dont les fruits
Remords recuits
Regrets induits
Plus durs que buis
M’ont tant construit
Moi le vain cancre
Moi le vil chancre
mercredi 2 novembre 2022
HAÏKU D’APRÈS
Trop souvent qui a les faveurs de la fortune ne connaît plus celles et ceux qui sont restés dans la condition qui l’a vue naître.
mardi 1 novembre 2022
HAÏKU DU SORT
Sorciers et autres marabouts soyez, vous aussi, économes :
ne jetez un sort que s’il a déjà servi !
DIVINE AFFLICTION
Petite fable affable d’après Phébus, l’avare & l’envieuxde l’Esope de Julien Macho
Voulant faire cesser chez les petits animauxQuelques humaines pratiques qui sont des maux,Le Grand Barbu convoqua un grillon envieuxEt un scarabée avare, à peine plus vieux.Lors, le Très Haut fit à ces deux mauvais apôtres :« Tout ce que vous voudrez, je vous le donneraiEt j’offrirai, dans le même instant, le double à l’autre ! »Le scarabée crie : « Dieu d’un œil je me priverai ! »Espérant que Dieu aveuglât le grillon, riche et ladre.
Notre Créateur dégoûté de voir que les bêtesNe valent pas mieux que ses indignes enfants,Se détourna de notre terre où le malheur des unsFaisant déjà le bonheur des autres, d’aucunsPeuvent accepter de souffrir, et avec joie,Pour nuire à autrui et, pas plus, n’en rougeoient !
Petite fable affable d’après Phébus, l’avare & l’envieux
de l’Esope de Julien Macho
Voulant faire cesser chez les petits animaux
Quelques humaines pratiques qui sont des maux,
Le Grand Barbu convoqua un grillon envieux
Et un scarabée avare, à peine plus vieux.
Lors, le Très Haut fit à ces deux mauvais apôtres :
« Tout ce que vous voudrez, je vous le donnerai
Et j’offrirai, dans le même instant, le double à l’autre ! »
Le scarabée crie : « Dieu d’un œil je me priverai ! »
Espérant que Dieu aveuglât le grillon, riche et ladre.
Notre Créateur dégoûté de voir que les bêtes
Ne valent pas mieux que ses indignes enfants,
Se détourna de notre terre où le malheur des uns
Faisant déjà le bonheur des autres, d’aucuns
Peuvent accepter de souffrir, et avec joie,
Pour nuire à autrui et, pas plus, n’en rougeoient !
lundi 31 octobre 2022
LA GRANGE GRUNGE
D’après une série de photos de Marc-Yvan Custeau
Voilà la grange de nos amoursSimple demeure des beaux jours,La maison où on s'est dit « toujours »Avant que de partir faire un tourPour, hélas, de plus lointains séjours,Vers la ville et ses altières tours,Beaucoup moins vraies, beaucoup moins glamour ;Vers de moins tendres et humbles amours,De celles qui s'offrent à contre-jourEt vous quittent à l’heure des « bonjours »,Pour d'autres attraits, d'autres atours,Mis en valeur par la fin du jour,Plus loin, sans nul espoir de retour Vers les modestes granges d’amour…
Voilà la grange de nos amours
Simple demeure des beaux jours,
La maison où on s'est dit « toujours »
Avant que de partir faire un tour
Pour, hélas, de plus lointains séjours,
Vers la ville et ses altières tours,
Beaucoup moins vraies, beaucoup moins glamour ;
Vers de moins tendres et humbles amours,
De celles qui s'offrent à contre-jour
Et vous quittent à l’heure des « bonjours »,
Pour d'autres attraits, d'autres atours,
Mis en valeur par la fin du jour,
Plus loin, sans nul espoir de retour
Vers les modestes granges d’amour…
dimanche 30 octobre 2022
samedi 29 octobre 2022
LE BOUC & LE RENARD
Petite fable affable après et d’après Le renard & le bouc
de Jean de La Fontaine (Fables, III, 5)
Quoique compère bouc ne fût pas un génie,
Il sortit de son puits. Comment cet encorné
Réussit cet exploit ne peut nous concerner.
Une fois ses forces refaites en sa mesnie,
Il voulut donc se venger de qui avait fui
Le laissant dans son trou sous terre
Et, pour ça, attendit que tombe bas la nuit.
Il invita, ce soir-là, son ancien compère
À renouer et à faire la paix aussi
En un grand poulailler, bien achalandé, sis
En un lieu où on n’avait mie vu sa trombine.
Voilà ripaille assurément
Que n’offre qu’un ami clément…
Ne flairant pas une combine,
Le roublard s’y rendit d’un trait.
Et, pour lui, le barbu distrait
Le chien de la ferme dont le village loue
Les longs crocs toujours aux abois,
Le flair faisant feu de tout bois,
Mais pas dans le sens, je l’avoue,
Où l’espérait, sans doute, son bon compagnon.
S’en suivirent horions et gnons
Et malgré toute sa science,
Le retors n’eut pas le dessus car, dans la balance,
Pesant bien moins lourd qu’une pelure d’oignon.
Il avait pris à la légère
La rancœur de ce bouc, bien moins cornu encor’
Que teigneux dont la patience était le trésor.
Il avait pris à la légère
La rancœur de ce bouc, bien moins cornu encor’
Que teigneux dont la patience était le trésor.
Depuis chez goujats et mégères
Du peuple des bêtes on répète à toute fin :
« Chez nous, la vengeance ne meurt jamais de faim ! »
vendredi 28 octobre 2022
HAÏKU QUINT DEUX SORTS
Si je n’ai pas les deux pieds dans le même sabot c’est que je n’en porte guère !
jeudi 27 octobre 2022
À MA MIE
Quand, ma mie, deux coeurs aimants ont veilli,
Blanchi ensemble sous les mêmes pluies,
Les mêmes soleils,
Quand deux âmes ont tendresse recueilli,
Sans déni, chaque jour et chaque nuit,
Cuivre ou vermeil,
Alors, intimement, ils ne sont qu’un,
Doucement, sans un mot, il ne font qu’un
Dans leurs souvenirs,
Face à l’avenir.
Quand, ma mie, on a vécu une vie,
Côte à côte, sans fléchir, sans faillir,
Jusqu’à ce temps vieil,
Quand deux corps lassés ont encore envie,
De concert, de marcher sans tressaillir
Vers d’autres éveils
Alors, jusqu’au bout, ils ne seront qu’un,
Fors les maux, le mal, ils ne feront qu’un,
Tout en souvenirs,
Face à l’avenir…
mercredi 26 octobre 2022
mardi 25 octobre 2022
LES DEUX CHICANEURS
Petite fable affable
Dans la savane où on se tourmente l’un l’autre,
Un chacal asticotait un vieux chimpanzé
Qui avait eu le front, hélas, ce bon apôtre,
De se dire plus malin qu’un renard blasé
D’aventures. Bref, le singe avait pavoisé !
Le canidé vanta ses tours les plus célèbres :
Avoir chatouillé, une fois, jusqu’au lion,
Souvent avoir brimé et chahutée des zèbres,
Fait bisquer une hyène et un lycaon,
Enrager quelque panthère tel un tourbillon.
« Et toi, quelles ruses connais-tu, sale bête ?
- Aucune, je ne sais que sauter. Ça suffit !
- Et tu prétends pouvoir, hors grimaces et courbettes,
Te tirer d’affaires avec si peu, le bouffi ? »
À peine eut-il dit qu’un rugissement résonne
Et court toute l’herbe haute. On panique alors
Chez nos deux bons compères plus qu’on ne raisonne :
Le vieux simien dans un arbre du décor
Bondit quand le chacal de peur, déjà, grisonne.
Et malgré son expérience et sa rouerie
Il finit en repas du souverain dans un cri.
Le singe, sage, songe qu’un tour, même unique,
Bien maîtrisé, vaut bien mieux dans la panique
Que toute la roublardise et autres mécaniques.
lundi 24 octobre 2022
dimanche 23 octobre 2022
HAÏKU DE CHOUX
Dans notre monde « ikéal » de « Do it YourSelf » bientôt même les pièces montées seront livrées en version puzzle à faire soi-même. Et le pâtissier en sera quitte…
QUATRAIN DE MAISON
Avoir un vrai « chez soi », même pauvre et petit,
C’est là le rêve de qui a maigre appétit,
De l’Obscur, du Sans-Grade, du Gagne-Petit,
Du Sans-Dent pris entre caries et noquetis…
samedi 22 octobre 2022
vendredi 21 octobre 2022
SOUS L’ÉGIDE DE LA GRAND OURSE
Petite fable affable d’après Deux compagnons
que l’ourse sépara d’Avionnet
Deux croquants, compagnons de route, s’étaient
Promis-juré, à la vie à la mort, aide
Et assistance. Partout. L‘été
Comme l’hiver disait le serment qu’en pinède
Ils scellèrent de leur sang. Un bon traité.
À quelques lieux de là, dans cette pénombre
Qu’offre la forêt, au détour d’un bosquet,
Surgie de verts fourrés, se dresse une ombre
Devant eux. C’est une ourse que leur bouquet
Avait tirée de de sa torpeur, dont le sombre
Ventre criait famine entre deux hoquets.
L’un des rouliers qui se piquait de courage,
Piqua surtout des deux, ne laissant à l’ami
Oublié que le sac et les quilles. Rage
Ursine étant ce qu’elle est, à demi
Mort de peur, celui-ci choit dans le cirage.
Voici la bête qui s’approche du pâmé.
Longuement, ce vilain elle hume et remue.
Il n'bouge mie. Le croyant, quoique affamée,
Trépassé et jà pourrissant, pas plus émue
Elle l’abandonne. Est-ce à blâmer
Ses haillons et son fumet sentant la mue ?
Le capon embusqué non loin revint lors
À son frère de cœur, sonné, qui s’éveille
Et s’enquiert là de son état, fort
Inquiet. Mais l’autre, intact, merveille !,
Lui dit que l’ourse avait parlé. « C’est fort !
Que t’a-t-elle murmuré ? Fit-il, tel moine
Apeuré par les vertus de l’aigremoine.
- Va et ne fraie jamais plus avec quelqu’un
Qui fuit, car il s’effraie au premier embrun ! »
jeudi 20 octobre 2022
HAÏKU D’ÉLISA
Covid oblige, dans nombre de lieux publics on a fermé les sanitaires pour des raisons… sanitaires !
mercredi 19 octobre 2022
DÉBUT SEPTEMBRE
Une feuille sèche se noie aux flaques
Que le ciel gris, à grands pleurs, fait buller,
Il va falloir bouffer du bitume, flasque
Dans sa peau, le regard hagard, brûlé
Par trop de veille sur écran portable,
Chaque matin à venir désormais…
Va falloir, sans broncher, rester à table
Des heures durant en espérant mai.
Retrouver, pas réveillé, tous les autres
Encore ensommeillés, entre boueux
Parterres et gazon jauni, saints apôtres
D’une nature qui s’endort un peu.
Va falloir affronter la brise fraîchie,
Ces foutus devoirs, le chahut des foules,
Les heures qui n’en finissent pas, blanchies
À la craie, noircies à l’encre, Ma poule,
C’est jour de rentrée entre « beurk » et « bof »,
Les cours retrouvés qui foutent par terre.
Vivement la récré, laps salutaire…
Car vrai, c’est dur, ce jour-là, d’être prof !
mardi 18 octobre 2022
HAÏKU’RSES, ÇA ME DIT
Société de consommation oblige, les chants communs sont remplacés par les champs de courses !
lundi 17 octobre 2022
PAR ICI, LA MONNAIE !
Petite fable affable
À un vieux voûté la Dame demande :
« L’ancêtre, dis, combien vends-tu tes œufs ?
- Un demi-sous l’œuf. Ils viennent de Mende;
- Que m’importe, s’ils sont frais. J’en prends neuf
Pour trois sous et pas plus, vielle baderne !
- Comme vous souhaitez : je n'ai rien vendu
Et pas plus mangé depuis que les lanternes
Furent éteintes… hier, bien entendu !
Ce peu me sera donc beaucoup, Madame ! »
Elle paie ces biens au prix marchandé
Et s’en court, voitrée, la paix en l’âme
Dans un grand restaurant, fort demandé,
Avec des amies à qui elle offre, rubis
Sur l’ongle, de plantureuses agapes,
Laissant, en pourboire, au larbin ébaubi
Billets en rameaux, pièces en grappes,…
Les largesses viennent souvent moins
Soulager nécessiteux, même digne,
Que se perdre en vaines dépenses point
Nécessaires à qui ignore la guigne !
dimanche 16 octobre 2022
samedi 15 octobre 2022
QUESTIONS ANGOISSÉES D’UN GÉOGRAPHE DÉBOUSSOLÉ
Authon (41) connaît la chanson ?
Que trouve-t-on à la sortie d’Antran (86) ?
Riche idée que de jumeler Billey (21) avec Monnaie (37) ?
Caply (60) c’est fini ?
Peut-on souhaiter que vivre dans l’Eure vous rende ponctuel ?
Foncer droit vers Le Merdier (Belgique), est-ce raisonnable ?
Que peut-on espérer de qui vit à Paillart (60) ?
Pour Passay (44) c’est par Monts (37) et par Vaux (03) ?
Qu’ont-elles de plus que celles de mon chien les puces de Saint-Ouen (41) ?
Peut-on être complètement Saunay (37) ?
Existe-t-il un Claude Nougaro tourangeau pour chanter haut Thilouze (37) ?
Qu’est-ce qu’ils ont tous ces gens à manifester contre le Vexin ?
Peut-on jumeler sans crainte Villechauve (41) et Peigney (52) ?
vendredi 14 octobre 2022
jeudi 13 octobre 2022
LA MEILLEURE FAÇON DE MARCHER !
Petite fable affable
« La vraie folie c’est de toujours faire
la même chose et d’espérer des changements »
Albert Einstein
Un crabe voyant son fils courir droit au but,
Comme flèche, le siffla sans façon en ut :
« Comment pouvez-vous marcher si mal dans la foule,
Voulez-vous qu’opprobre déferle comme houle ?
Cessez donc de vous comporter en dévoyé.
Tout notre beau monde vous regarde. Voyez !
- Je vais simplement rejoindre quelques compères
Est-ce donc ainsi que vont vos pairs et votre père ?
- Mais on va plus vite et c’est surtout moins long !
- Vous jouez les rebelles ?!… Suivez vos modèles
Et conformez-vous à nos us. Restez fidèle
À tout ce qui nous fait. C’est leçon de bon sens,
Vous paraisse-t-elle, ingrate, trop « populaire »
Ou peut-être, bien pire, hélas, par trop « vulgaire » ! »
Pince sans rire, ce bon fils répond : « Comment,
Si joug et carcan d’hier toujours fait dément
Qui innove, évoluer ? Je crois que la force
Des habitudes devrait subir quelque entorse,
Parfois, pour que la Sagesse et, mieux, la Raison
Y trouvent enfin leur compte en notre maison ! »
mercredi 12 octobre 2022
HAÏKU’RCUMA
La plupart des « petites gens » ont grande vertu
Quand beaucoup de « grandes familles » l’ont court-vêtue !
mardi 11 octobre 2022
AH, LES BELLES DOULEURS DE L’AUTOMNE !
« En 2017, (les subventions d’Etat aux chasseurs)
se sont élevées à 27 000 €, avant
d’atteindre 11 460 000 d'euros en 2021. »
France Info, 22/08/2022
Revenus les matins frileux, le temps brumeux…
Résonnent des coup de feu les plus fumeux
Des carabiniers avinés, eux « vrais hommes ».
Pisteurs encabanés ou nouveaux trappeurs
Vont s’embusquer pour mieux débusquer. Sans peur.
Le fusil briqué partent en guerre ces pommes,
Par avance, Thémis les ayant amnistiés :
Tant pis pour l’écolo’ ou les gâte-métiers…
Au creux des matins frileux, du temps brumeux,
Les yeux encor’ collés de sommeil, squameux,
Cartouchière basse en bandoulière lasse,
Les guerriers des terriers, viandards aventuriers,
Boucaniers des mers d’herbe et des pierriers,
Ne vont pas mettre en besace des badasses
Mais bien quelque ramasseur de champignon
Qui n’avait pas, lui, à être là, ce con !
Au fil des matins frileux, par temps brumeux
Raisonnent les boutefeux à l’oeil d’émeu,
Au doigt gourd, à la cervelle en marmelade.
Giboyeurs, piqueurs complètement piqués
Assassins jamais poursuivis ni parqués,
Carnassière vide et gourde en régalade,
Vont « se faire » une joggeuse, un promeneur,
« Tirer un carton » sur un cycliste crâneur,…
Finis les matins frileux, ce temps brumeux
Où le vent tamise mes jours écumeux :
Tout finira en giberne de badernes,
Traqueurs détraqués, chiasseurs à jamais
Torchés, dont le carnier reste sans fumet
Ni panache, tout en gueule et balivernes,
Tous grands nostalgiques de l’appel des cors
Lointains d’automne, monotone et discord.
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