Mosaïque de poésies prosaïques & de proses poétiques

parfois sous forme d'aphorismes, de chansons et surtout de fables…

samedi 16 janvier 2021

HAÏKU DU JARRET

Ceux qui ont le chevilles qui enflent ou avancent sur la pointe des pieds me font tourner les talons.

vendredi 15 janvier 2021

HAÏKU ASSOMMANT

On dort rarement du sommeil du juste dans un lit de justice.

UN JOUR LES MASQUES TOMBERONT…

Un jour les masques tomberont,
Le sourires refleuriront,
Les paroles s’envoleront,…

Un jour les masques tomberont,
Et, là, nous nous reparlerons
Face-à- face ou bien en rond.

Un jour les masques tomberont
Et, ensemble, enfin nous irons,
Sans nous faire plus de mouron
Ni voir en Autrui Charon.

Un jour les masques tomberont
Des museaux des goujats, des tendrons
Qui, enfin, librement, s’aimeront…
Souhaitons que cela soit prompt !

mercredi 13 janvier 2021

HAÏKU PHÉNOMÉNAL

Vivre à la belle étoile en rêvant de décrocher la lune conduit souvent à un désastre.

LES RETS D’UN ARRÊT

Petite fable affable

Dame Thémis, un jour de clairvoyance,
Voulut châtier un ours sans conscience,
Grand croqueur d’agneaux et de brebis,
Gobeurs de chevreaux de tout acabit,
Parce qu’il fallait punir ses massacres,
Rassurer par un des ses simulacres
Les pasteurs et le monde contenter
À moindre frais sans trop se déganter.

Par monts, par vaux reviendrait le calme
Et la paix couronnerait de ses palmes
La concorde alors enfin retrouvée.
Au verdict, une révolte a couvé.
Justice rendue ne satisfait personne.
Comme toujours, qui la voit mollassonne
Crie « Enfin ! » quand tous ceux qui la croient
Trop dure disent « Hélas ! ». C’est là sa croix !

lundi 11 janvier 2021

HAÏ(dé)KU À PANS

À tous ceux qui ne voient en moi qu’une grosse tache. 
Vous vous équivoquez : je suis multitâches, moi !

GÉNÉRATION ÉPERDUE

Une génération s’éteint en silence,
Dans l’indifférence, dans la violence
D’une société sans respect pour l’Ancien.
Vieille inculte ou vieux batracien
Qui a toujours travaillé, est resté digne
Dans l’épreuve ou le malheur, qui dans la guigne
Se contentait de peu, voire de rien,
Traversant la vie vaine en bons terriens,
Ne voyant de bon sens que le sens pratique,
N’aimant que la simplicité empathique.

Elle a vécu avec la peur de déranger
Les Autres mais sans avoir peur de changer,
Craignant toujours de n’être pas à sa place.
Elle fut donc la discrète populace
Qu’on a toujours sacrifiée, qui se meurt
Désormais dans la solitude, sans pleurs,
Sans un mot de compassion pour son triste
Sort… Ainsi va notre monde d’égoïstes,
Celui de ses enfants n’allant la voir
Qu’à la va-vite et partent sans au revoir…

dimanche 10 janvier 2021

POUR HAÏKU’PÉCOUR

Avoir un moral d’acier et le mot tranchant, c’est plus le credo des métalleux que des métallos !

samedi 9 janvier 2021

HAÏKU’VERTURE VÉGÉTALE

Les Corses ne sont pas de vieilles branches ayant donné naissance à des glands !

LE TAPIS QUI VOUS FAIT CARPETTE

Petite fable affable d’après La mousse &
le pommier d’Antoine Vitallis (Fables, III, 2)

Un arbre généreux dispensait son ombre
À qui le souhaitait, son feuillage abritant
Les oiseaux, les amours fuyant la pénombre,…
Il était là, pour tous, quel que soit le temps
Ou le moment. Jamais mécontent ni sombre,
Il accueillait pour un instant ou pour longtemps.

Une mousse, un matin, à son pied se niche.
La fraîcheur qu’il dispense lui convient.
Il n’y voit malice mais cette écume s’entiche
Des aménités, convie ami qui vient,
Puis d’autres : la tâche devient riche
Tapis vert sans, las, aucun va-et-vient.

La prodigalité du ligneux ne coûte
Rien. Alors inviter tous les siens
Oblige à peu… Bientôt son tronc s’encroûte
D’une couverture veloutée, anciens
Hôtes les voilà maîtres, et surtout en route
Pour les branches, ces mauvais paroissiens !

L’envahisseur étouffa notre feuillu
Trop clément et trop donnant qui donc mourut :
Offrir, à tous les vents, par trop ses largesses 
Expose à l’ingratitude et vous abaisse
Alors que Bonté grandit a dit le Barbu…
À croire qu’il n’a pas ses Êtres biens vus !

jeudi 7 janvier 2021

PLUMET L’HAÏKU

À force d’y laisser des plumes, je vais finir à poil.

SUPER FÊTE À THOUARS (79)

Dans un vieux dictionnaire inutile
J’ai trouvé quelques mots « non-essentiels »,
Et en ai fait ce petit texte futile,
Ornement superflu, superficiel,…
D’un bout d’une feuille naguère toute blanche,
Devenue ainsi page sans intérêt.

Nos Gouvernants, la parole toujours franche,
Nous l’ont dit : « la Culture » est marais, guéret,…
Et ceux qui y croupissent, veulent, Jocrisse,
Remplir le vain du vide de notre Temps ;
Jeu absurde de gens bêtes qui hérissent
Ceux qui servent à quelque chose d’important.

Ces têtes en l’air improductives, frivoles,
Qu’on met au ban de notre société
En ces temps de pandémie qui l’étiolent,
Ces inemployables, sans sobrieté,
Sont tous d’inféconds agitateurs de rêves
Et, surtout, d’infructueux producteurs.

Tous les quatre matins, on répète sans trêve
À ces magiciens, danseurs et acteurs,
Aux musiciens, auteurs, humoristes
- Que la lumière et le noir mettent à nu -
Circasssiens, techniciens ou choristes,
Qu’ils sont négligeables, nuls, non avenus,…

Grâce à ce texte stérile et sans objet,
J’ai trouvé ces quelques sons pour rendre hommage 
Aux oiseux du productiviste Progrès,
Parasites d’une Humanité en cage,…
Vous êtes l'âme du Monde, Frères, Sœurs
 Et non, pardon, un simple « supplément d’âme ».

Face au Pouvoir jouant les démolisseurs,
Vous êtes des parias dans un vil drame
Où « la Culture » est bafouée sans déni,
Donc les libertés menacées sans vergogne.
Mais vos censeurs sont déjà bien punis :
Pour que le show go on, restons tous en rogne…

mardi 5 janvier 2021

HAÏKU VIOLENT

L’humour noir est privilège de clairvoyants.

LE MÉNAGE DU PIGEON & DE LA DINDE

Petite fable affable

Dans la geste agreste de cette aire du monde
Comme dans celle moins policée encor’
Des cités, certes urbaines, où s’endorment nos corps,
On trouve souvent les mêmes histoires fécondes :
La peine pour les uns, aux autres le profit
- Quitte à faire entre gloire et trépas pirouettes -
Et pour qui ne veut la première mais souhaite
Le second : un mariage sans rififi !

Un pigeon, du genre chétive créature, 
S’était naguère, en sa prime enfance, lié
D’amitié avec un moineau, pilier
De platane, un vrai débonnaire de nature.
Le premier aimait cette envie suscitée
Par la réussite quand, sans ambiguïté,
 L’autre aimait simplement sa vie  de roture.

À l’âge de l’envol, on quitte tout pour son destin
Vivre. On voyage ensemble mais chacun emporte 
Son paquet, avalant des lieux qui apportent
Fortunes diverses, tourments plus que festins.
On se pose où on trouve couvert et vivre,
Avant que de, côte à côte, route poursuivre
Vivant chacun ses quelques bribes de destin

Un matin, ils trouvent, au même endroit, ce qu’ils cherchent :
Le piaf, ce nain, ce pygmée, tranquillité
Et le ramier une amie riche en liquidités.
C’était une commère de Cour mais ce faux-derche
Berce cette douairière, grasse d’atours 
Et humide de plaisir, de cent flatteurs discours.
On voit donc là jusqu’où l’ambition se perche…

Car  l’aimée, sèche d’esprit, aride de cœur
Était une dinde, une vraie, ce qui fait rire
Friquet : « Me farcir la dinde, pour un empire
Non merci. Sans façon. Je me voudrais vainqueur
Plutôt d’un limaçon ! Il faudrait, tête chaude,
Raison garder ! » Quand en calculs on baguenaude,
La Raison est laissée aux priseurs et aux chiqueurs !

L’oiseau des rues ajoute : « Grand bien te fasse 
Et puisse le Ciel qui nous rassemble, Ami,
Nous voir encor’ réunis longtemps : épigamie
N’a jamais tué personne ! » Et le temps, lent, passe.
Rien de nouveau sous le soleil, Mon Vieux,
Ou tout du moins sous ce qui en tient lieu 
Là, alors, entre joies et poix, angoisse et poisse.

Voulant la paix, le moineau aima ses grands bains
En flaques, ses bons vers dont il faisait des brindes.
Voulant qu’on l’admire, Biset aima sa dinde ;
Cherchant aventure elle choya Colombin
Qui, las, vécut la peur au ventre : si sa Belle
Défuncte avant lui, il perd pois et mirabelles
Ne valant pas mieux que piaf ou larbin :
C’est ainsi, quand les Moires vous font peu de grâces,
La Vie ne vous épargne rien,… sauf la disgrâce !

dimanche 3 janvier 2021

HAÏKU DE MARTEAU

Il est moins de taiseux mauvais que de beaux parleurs.

TRIBUTO AL PIBE DE ORO* (Novembre 2020)

En écoutant, à la radio, les infos,
J’ai enfin compris, hélas, que j’avais tout faux :
Maradona, pour moi, c’était un sale type 
Et colérique, et outrancier, l’archétype
Du footeux qui feint mais qui frappe au ventre l’un
Et assomme l’autre, un tricheur assez vilain
Pour marquer de la main et y voir, las, divine
Intercession. Un grand drogué aux bovines
Manières : cognant sa femme, la trompant,
Semant des petits comme jadis faisait Pan
Au hasard de ses aventures sur les routes
Du monde, un vain entraineur mis à la déroute…

En écoutant, à la radio, les infos
J’ai compris, deux fois hélas, que j’avais tout faux ! 
Cet alcoolique gifla une journaliste
Naguère, fit des doigts d’honneur, ce pugiliste,
Au public, et entretint, en vil loufiat,
Des liens fort étroits avec la Mafia !
 
En écoutant, à la radio, les infos
J’ai compris, trois fois hélas, que j’avais tout faux : 
« On a perdu un monument du patrimoine 
Mondial  de l’Humanité » fit la couenne
D’un bavard** ; l’Équipe titrait, ce grand journal
D’infos faisant toujours dans le fondamental :
« Dieu est mort  ! »… Oui, j’errais dans l’erreur, mes Frères : 
Cette crapule était un héros pas un grégaire ;
Et je ne le savais pas. Alors, honte à moi ! 
Je vais donc me repentir pendant quelques mois,
Célébrer le grand homme pleuré de ce monde
Si vain, bouffant par les racines les ramondes…

À la radio que j’écoutais, les infos
N’ont pas annoncée hélas le vil coup de faux
Qu’a subit Jacques Secrétin. Car notre presse
Sur ce pongiste oublié guère ne s’empresse ;
Or il était génial et humble, Secrétin 
Jacques. Pas comme l’autre andouille aux cheveux teints !

* D’après un texte Robert Lasnier que m’a fait connaître mon amie Geno Namy
** R.M.C.

vendredi 1 janvier 2021

BONNE & HEUREUSE ANNÉE À TOUTES & À TOUS

HAÏKU’PE DE « JE VEUX ! »

L’amour et l’ennui, c’est le jour et la nuit !

L’ÉCUREUIL & LE LIÈVRE

Petite fable affable d’après L’écureuil &
la tortue d’A. Vitallis (Fables, II, 11, 796)

Un écureuil courant, sautant, bondissant
Allait par la ramée, faisant râler un lièvre
Qui ne pouvait, même en s’assouplissant,
Conquérir les hauteurs. Il en conçut la fièvre
Qu’on nomme, chez les Humains, “jalousie”
Et consume parfois jusqu’au meilleur des êtres :
« Qui monte au plus haut, un jour connaîtra
La chute et, lors,  plus dure elle sera ! »

 Le coureur froissé piqua des deux pour faire montre
De talents qui n’étaient pas moindres, au ras du sol,
Que ceux de cet adroit m’as-tu-vu de rencontre
Mussé à fleur de nues. Vélocité vaut vol
D’un empanaché qui dit : « Qui va vite à courre,
Se précipite au devant de sa mort
Souvent ! » Et de se jeter dans la course ; le secourent
Les branches mais le rouquin halète encor’.

L’acrobate, coriace, est à deux cabrioles
De rattraper son retard sur le bouquet,
Quand se lève le vent mauvais qui le caracole
À bas. Le capucin, dans un hoquet, 
Mourut comme jaquet qui fracassa son crâne.
Comme d’ordinaire, nos vains rivaux,
Firent le régal d’un fils de la boucane
Comme on en trouvait alors par monts et par vaux.

jeudi 31 décembre 2020

HAÏKU’ETTE

J’ai un beau matelas de confessions sur l’oreiller qui devraient me permettre de tirer la couverture à moi en mettant d’aucunes dans de beaux draps !

LES BÊTES DU MARIN

Petite fable affable

Un marin ayant couru tous les océans du globe
Posa son sac et ses trésors, prou claustrophobe
Devenu, non loin d’échoppes auxquelles il amenait
Du chaland car sa cassette à lui était faune :
Un perroquet embastillé, un singe enchaîné
Et un vieux matou de rafiot brun-jaune.

Pour soulager sa peine l’oiseau pérorait ;
Entre sauts et bonds, le fagotin, tout grimaces,
Passait ses jours. Quant au chat,…il dormait au frais.
« Je parle comme l’homme et je vous sais fumasses
De me voir à ce point son ami ! » fit l’ara,
Un matin de vaine dispute entre ces bêtes.

« Profites-en pour lui demander, Malfrat,
De t’ouvrir la porte ! fit Minet, sans courbette.
Il le fait bien pour moi à longueur de journée,
Sans se lasser ni se fâcher. Ai-je à flagorner
Comme tu le fais, dis-moi, Buveur de gobette ?

Lors, le quadrumane partit d’un rire mauvais :
« A-t-on besoin de ces gens qui parlent sans cesse
Et ne font jamais rien ?… Il aime mon duvet,
Notre maître, autant que mon incroyable adresse.
Je suis à sa semblance et fais tout comme lui…

- C’est pour sûrement pour cela qu’il t’a mis en laisse !
Glisse le mistigri dont l’œil, dans l’ombre, luit.
Comme moi vous n’êtes utiles qu’aux quotidiennes
Petites joies d’un homme vivant à la bohémienne.
Mais je l’ai domestiqué, régnant derrière l’huis.
Nul besoin de cris ni de singeries pour ça, Frères :
Il est devenu mon esclave volontaire :
La plus solide et belle des cages est son amour ;
Sa tendresse, le meilleur des fers… tout velours. »

mardi 29 décembre 2020

HAÏKU’NTEUR ÉLECTRIQUE

Perdre le fil conducteur des choses n’a rien d’électrisant.

LE ROUÉ PRÉDICATEUR

Petite fable affable d’après Le Renard Prédicateur
d’A. Houdart de La Motte (Fables nouvelles, V, 3, 1719)

Un gros renard, docteur es-douleurs
Et, certaines nuits, en malheurs
Professeur, assiégeait poulaille
Ou piégeait, à la volée, volaille
Et volatile de tout poil, si
L’on peut dire sans rire, ici
Se trouva, matin, perclus par l’Âge
Et la victime de ses outrages.

Ne pouvant plus croquer ni vaquer
Comme le font ses pareils, caquet
Très actif, il demanda asile
En basse-cour, se sachant habile.
Le corps moins alerte, l’esprit vif
Voix fort doucereuse et ton naïf,
Il prêcha pour sa neuve paroisse
Où n’existe point peur ni angoisse.

Il prônait la paix et l’harmonie
Entre les bêtes et cette infinie
Beauté d’un monde sans prédateur
Ni proie si, comme ce bel acteur
Disait, on renonçait aux viandes
Et au sang brûlant lippe friande.

Hélas, aux premiers de ces sermons,
Foule de poules ouït ce démon
Repenti ou vint voir ce prodige,
Vrai miracle en verbale voltige,
Un doute s’immisça mais fort peu :
Le bavard, bien trop adipeux,
Ne pouvait manger que des légumes
Sans flotter au vent de son costume !

Aussi, il vécut lors au pondoir
Et nulle pensionnaire au soir
N’y disparut. Mais notre loquace,
De succès grisé, crut efficace
De rajouter du plus au mieux,
Obséquieux comme un orgueilleux.
On le chassa sans plus de lanlère :
On déplaît vite à vouloir trop plaire…




















Illustration : Elisa Satgé, printemps 2020


dimanche 27 décembre 2020

HAÏKU PELLE

Un nom d’emprunt donne du crédit.

DEUX VIEUX OISEAUX

Petite fable affable

Un compère Loriot plus chargé d’ans
Que de plumes, hélas, dans la ramée, jubile.
Autour de lui,  et jusqu’à l’obsédant,
Des jeunes qui ne se font guère de bile
S’ébrouent et s’ébattent, tout en vains bruits
Et agitation, jusqu’à la nuit.

Un vieux hibou, qui fut jadis la dupe
De jupons et de jupes, le tance fort :
« Dis donc l’Impotent, te guette la dérupe,
Cacochyme comme tu l’es, le renfort
De gens de ton âge t’est lors nécessaire.


- Serai-je aussi décrépit que tes viscères ?
Répliqua l’autre. C’est grand soulagement
Et vrai bonheur pour moi que cette jeunesse
Turbulente et tous ses divertissements.
J’oublie tous mes maux et la faux patronnesse
Qui me guette. Les vieux sont trop saoulants :
Ils geignent et critiquent, brinquebalants.

- Les jeunes avec les jeunes !… Dame Nature
En a fait sa loi pour tous et pour chacun.

- Ne refusant pas ses dons en courbatures
Qu’elle me laisse ce plaisir, Importun !

- Aurais-tu de salaces penchants, Grand-père ?

- Moins que tu n’as de sales idées, Pépère ?

- Tout gamin nous doit servir et travailler
Pour nos retraites et non bâiller et brailler !

- Mais qu’ils chantent donc et qu’ils se divertissent ;
Surtout qu’ils restent gourmands au moins autant
Qu’habiles. Il se trouve si peu de solstices
Des premiers temps au dernier instant !
Leur jeunesse, Ami, m’éloigne de la tombe
Quand ta vieillesse est, las, catacombe ! »

vendredi 25 décembre 2020

POIL HAÏKU

Un chauve qui a un poil dans la main et un cheveu dans la langue est traître à sa calvitie ?

LUEURS DANS LA NUIT

Petite fable affable

Une luciole éclairant son chemin
Parce qu’elle se savait brillante,
Se vantait fort, plus fière qu’un humain,
 De savoir guider la défaillante
Bête comme l’être le plus fort et sain
Alors que la nuit écrasait le monde
D’ombres noires et d’effrois à dessein.
Elle était seule à pouvoir ça à la ronde…

Le ver luisant que moquait l’insecte
Lumineux, allait au lumignon
Sa route. Hésitant. La mine circonspecte.
Certes, il errait, rendant fort grognon
Qui, au-dessus de sa condition, rêve.
Mais lui ne menait que sa vie,
Ne voulant point de fidèle et pas d’élève.
La luciole en fut prou ravie…

Mais l’autre la mouche d’une phrase brève 
Et ancienne gardant toute sa sève :
« Qui n’a que des questions louvoie,
Qui n’a que réponses se fourvoie ! »

jeudi 24 décembre 2020

HAÏKU’MPLICATION

En ces temps de pandémie, « rester positif » est des plus compliqués… c’est même suspect !


QUE NIB DE NOUBA !

21 décembre 2020

Noël et Jour de l’An sont au trépas !
Les Amis, ni baloche ni « bamboche » :
Les fêtes, cette année,… n’se fêteront pas.
L’oukase est tombé : pas de bamboula.
Ni de festivités. Ni de galas.
Cette fois, quand résonneront les cloches,
On saura que c’est vraiment pour la messe
Car Niet pour la bombe ou la kermesse.

‘Faudra attendre, Amis, le mois d’août
Pour les ducasses et l’hivernal raout !
Ribotes et parties c’est pour l’Elysée,
Pas pour le quidam ni pour la pécore
Qui veut faire noce et java encore.
Ce ne sont que sauteries vulgaires !
Sales manies ces coupables féries,
Bacchanales mi fêtes mi  affaires,
Ces vains banquets en famille ou pairie.

Pour que ces « irresponsables » consomment
Mais ne se consument, c’est couvre-feu
Urbi et orbi sur ce que l’on nomme
“Soirées”… Sus aux vilains, aux suiffeux !
Seul le virus fait la foire, pépère,
Dans ce grand marché de dupes, Mes Frères !